Ryzom
Traité personnel de l'histoire du grand peuple Zoraï

De EncyclopAtys

Extrait du Traité personnel de l'histoire du grand peuple Zorai par Nuo Tun[1]. En raison du caractère particulier de son auteur, sujet à controverses, certains mettent en doute les affirmations qui s'y trouvent, en particulier à propos de l'usage de la Goo.

Texte du manuscrit

La sagesse du peuple zoraï découle d'une longue histoire et de sa volonté d'atteindre la voix de l'illumination. Pour comprendre les raisons de l'édification de Jen Laï et certains fondements de la société zoraï, il faut chercher loin dans notre passé... Comprendre la nature profonde des zoraïs et ne point omettre le rôle qu'ont joué les kamis mais plus intriguant... La karavan...

Dès l'aube des temps, les Zoraïs vivent dans la jungle et en groupe organisé. Au sein de leur société, l'intérêt personnel est supplanté par leur foi en la nature qu’ils respectent et vénèrent. Ils vivent humblement et modestement, ne consommant qu’avec parcimonie les ressources disponibles pour leur alimentation et leurs besoins quotidiens. Toutes leurs activités sont motivées par l’échange et l’entraide collective et même la spiritualité fait l’objet de rites et méditations de groupes. Ce respect de l’harmonie et de la nature leur confère une grande sagesse et une cohésion sociale élevée. Pour ces raisons les kamis se rapprochent d’eux et leur fournissent une nouvelle source d’élévation spirituelle au cours de leurs échanges privilégiés. Leur union est telle que les kamis finissent par faire don aux Zoraïs de leur masque de parenté. Une puissance présente sur l'écorce ne tarde pas a prendre conscience des qualités de la société zoraï... La Karavan...

En 2207, elle décide de se rapprocher a son tour des zoraïs. Il est aisé pour notre peuple d’assimiler des sciences nouvelles. L’écriture sera la première science qu’obtiennent les zoraïs de leur relation avec cette puissance.

De là, pendant plus d'un siècle, la Karavan offre ses services au peuple zoraï et d’autres sciences viennent enrichir notre société. A la quintessence de cette enseignement la maîtrise du magnétisme. En effet, les zorais vivent dans une zone a forte charge électromagnétique. La karavan fournit de nombreuses explications. Ce phénomène serait causé par la présence du grand Dragon dans les entrailles d’Atys. Celui-ci aurait altéré la magnétosphère d’Atys générant une anomalie magnétique localisée sur la jungle.

Les zoraïs n’en sont pas totalement convaincus, alors la Karavan tente de gagner en crédibilité. Pour se faire, elle demande aux zoraïs de se prêter a une expérience sans commun. Grâce a la karavan, les zorais débutent l’extraction de l’ambre et commencent à exploiter ses vertus. Ils apprennent que l’ambre provient d’une cristallisation de la sève a forte propriété électrostatique. Ce faisant a l’aide de la collaboration de la Karavan, ils érigent de nouvelles cités. Une méthode savante d’édification des bâtiments composés de matériaux inertes alliés a l’ambre et une faible quantité de Goo développe une force de lévitation.

Le champ électromagnétique naturel dégagé par le bâtiment a la capacité d’entrer en résonance avec l’anomalie magnétique de la région ce qui a pour effet de générer un champ magnétique opposé a la force d'attraction d'Atys... Suffisamment fort pour soulever l'édifice.

Malgré les efforts continus de la karavan, une écrasante majorité de zoraïs restent fidèles au culte kami reniant tout lien avec la karavan. Les sages conviennent de rester méfiant devant tant de générosité. Les relations avec la karavan cessent a mesure que le temps passe...

Toutefois l’intégration du magnétisme dans la société zoraï est telle que les Zoraïs finissent par totalement se l’approprier et ce jusque dans leur culte.

En 2329 les zoraïs conçoivent une grande sphère au coeur mène du temple de Zoran ou le haut conseil peut communier avec les kamis. A la demande du grand sage, Les kamis usant de magie garantissent l'inviolabilité de la Sphère. Seuls les membres du haut conseil portant le symbole kamique peuvent pénétrer la sphère. Ainsi les kamis s’inscrivent définitivement dans la société zoraï et Ma duk le grand kami, devient le centre de leur vie.

Mais la Karavan renouera des liens avec les zorais durant le grand essaim. Les survivants réfugiés dans les primes sont en contact avec les autres peuples et les émissaires karavan. Certains zorais finissent par suivre a nouveau les préceptes de la karavan, tout du moins la considèrent comme un allié précieux. Le sage Fung-Tun, qu'il convient de nommer ainsi bien qu'il soit mon père, est de loin celui qui prend le plus aux sérieux les échanges avec la karavan.

En 2483, la karavan l’informe de la possible remontée a la surface. Les Zoraïs quittent donc le sanctuaire des primes racines avec l'assurance que les kitins ne représentent plus une menace. Les relations privilégiées de Fung-Tun avec la karavan seront bénéfiques lors de l’exploration du Pays malade.

Le grand sage Fung-Tun indique à Hoï-Cho, le chef zoraï, le chemin menant à une terre à fort magnétisme où la capitale Zora est érigée en mémoire de tous ceux qui sont morts à Zoran, la capitale dévastée des terres d'antan. Cette forte présence électromagnétique permettra de reconstruire des cités en lévitation selon la tradition zoraï héritée de Zoran alors…

Mais Hoi choi et le peuple zorai refusent catégoriquement d'adhérer aux enseignements de la karavan malgré les pressions de Fung-Tun. A cette même époque les Kamis organisent une rencontre entre le chef Hoï-Cho et Ma-Duk, qu'ils présentent comme le véritable Seigneur Kami. Ce refus aura tôt fait de créer des tensions. La Karavan veut punir les Zoraïs qui luttent contre la goo au lieu de réunir des matières premières pour elle et logiquement les kamis interviennent.

Cependant, Fung-Tun parvient à trouver une issue diplomatique pour éviter le schisme au sein de la société zorai et conserver un lien avec la karavan. Il convainc Hoi-Choi de fonder un ordre a l'écart des citoyens de Zora au motif que la maîtrise du magnétisme et la recherche appliquée doivent être préservées. Hoï-Cho accepte alors cette requête. Les membres de cet ordre devront donc s'exiler de la capitale et le projet de bâtir une autre cité pour accueillir l'ordre Mé-smèr débute.

2487 sera l'année de fondation du village de Jen-Laï à la gloire de Jena. Témoignage de la gratitude des zorais mais surtout lieu où la technologie magnétique sera gardée par le conservateur de Jen Laï.

L'année suivante, les zorais érigeront encore deux cités, celles-ci en l’honneur de leur grands chefs spirituels d'avant et d'après le Grand Essaim : Hoï-Cho et Min-Cho. Ainsi donc le peuple n'omit pas de respecter les services rendus de ces illustres personnalités mais aussi la Karavan.

Jen Lai bien que rattachée aux cités de l'intuition devient donc une cité a part, protégée par les dignitaires zorais malgré sa mission sensiblement différente et animée par la volonté de progrès de l'Ordre Mé-smèr.

Beaucoup critiqueront cette décision mais le soutien de Jen Lai et de l'Ordre pérennisent l'établissement de la cité. Jen Lai fournit des études de qualité et des travaux inestimables a la dynastie Cho. Dès lors l'influence de Jen Lai et son protecteur Fung Tun ne cesse de croître.

Une drame frappe la société zorai en 2504. Le désordre s'instaure suite à la mort d'Hoï-Cho qui n'a pas d'héritier. La goo a énormément progressé sur la jungle malgré les efforts déployés par les Zorais et l'aide des Kamis. Les zorais y voient le signe d'une affliction sur la dynastie et le peuple lui même. Fung-Tun met en garde le peuple de refuser l'aide de la Karavan et appelle au calme, alors que la dynastie Cho vit ses heures les plus sombres.

La société zorai vacille au point que les regards se tournent vers Jen Lai. Le vieux sage Fung-Tun devient le chef des Zorais malgré la popularité croissante du jeune Mabreka Cheng-Ho qui rejette la suprématie des Kamis en tant qu'instrument de Jena.

Fung-Tun réinstaure Jena comme Kami Suprême et bannit Mabreka qui trouve refuge à Pyr. Pour tenter d'endiguer la progression de la goo, l'esclavage est autorisé dans le Pays Malade. Le reste de l'écorce n'est pas en reste, des conflits éclatent entre les 4 peuples et l'exil de Mabreka chez les fyros crée des tensions couvées entre L'empire et Jen Lai.

Malgre tout en 2505, les Fyros obtiennent du conseil des sages le droit de passage sur les terres zoraïs pour poursuivre les échanges avec les Trykers. Ce qui n'est pas du goût de Fung-Tun. L'incendie du territoire zoraï qui sévit la même année, est mis sur le compte des voyageurs fyros. Les Zoraïs ferment les routes commerciales de leur territoire sur ordre de Fung-Tun.

Parmi les nombreuses expériences auxquelles se livre L'Ordre Mé-smèr, la manipulation de goo en fait partie. Cette même année, Fung-Tun est contaminé par la goo sans qu'il soit possible d'affirmer les circonstances de l'accident et la quelconque responsabilité de Jen Lai.

L'année qui suit sera très douloureuse au peuple zorai et plus personnellement moi même...

Fung-Tun devient fou. La violence éclate. On ne compte plus les escarmouches entre les Fyros et les Zoraïs à la frontière. Ce qui a pour conséquence d'affaiblir l'Empire qui doit faire face a des invasions sur ses terres par un bataillon matis. L'Empereur Dexton, aidé de Mabreka, met en défaite les Matis dans les Mines de Sciure... Le peuple zorai est épuisé par le règne de Fung-Tun, le retour a la paix impose un renversement...

Mabreka revient de Pyr avec une proposition de traité de paix. Il est acclamé. Fung-Tun détrôné, Mabreka est élu chef spirituel par le conseil des Sages. Il prend le nom de Mabreka-Cho pour renouer avec l'esprit de la dynastie Cho.

Le Grand Sage Mabreka permet à nouveau aux Fyros de passer par les routes commerciales de la jungle. Suite à la campagne matis dans le Désert Ardent, les Fyros et les Zoraïs signent un pacte d'alliance en cas d'attaque matis.

Jen Lai entame son déclin et L'Ordre Mé-smèr est dissout. Toutefois Mabreka, convient de préserver les archives de Jen lai et en confie la garde au conservateur de la cité et descendant de Fung-Tun, moi même.