Ryzom
Le Voyage d'Imrael, histoire des Lumières d'Atys, 3e partie

De EncyclopAtys


  • 3ème partie :

Le voyage d’Imrael.

  • CHAPITRE I : DEPART

Parfois, l’on vit dans la félicité. Bonheur de chaque instant, bonheur de tout les jours. Pourtant, bien souvent, c’est le destin qui nous rappelle ce bonheur en nous opposant à l’adversité. Suivre le chemin de l’adversité c’est déjà faire un pas vers le bonheur. Imrael, écrit.

Au petit matin, Imrael se réveilla. Le soleil venait de se lever. Repensant à sa discussion la veille avec son père, il ne se rendit pas encore bien compte de ce que tout cela impliquait.
« Père ! Père ! »
Silence. « Imrael, que t’arrive-t-il à hurler ainsi de si bon matin, grogna Cinwen.
« Mère devait partir, père la suivie.
-Mais que racontes tu ? »
Au bruit des cris, toute la maisonnée s’éveilla. Enfin toute. Les quatre enfants devaient bien vite se rendre compte que Imrael avait belle et bien raison. Leurs parents n’étaient plus là.

Le guerrier referme le livre. Au loin des bruits de combat se font entendre. Les kitins se rapprochent de nouveaux. Il va bientôt être temps de partir. La porte de la pièce s’ouvre soudain. Une jeune femme entre. Les cheveux châtains, attachés en queue de cheval, elle s’avance vers l’homin attablé.
« Messire ! Encore à lire ce livre pendant ces heures sombres.
-Dame Lineyl, c’est tout ce qu’il me reste. Regardez autour de vous tout n’est que ruine et désolation. Je veux oublier ne serai-ce que pour quelques instants cette horreur. Et cela j’y arrive avec cette histoire.
-Et bien fait vite ! Nous ne pourront plus reste longtemps, les monstres reviennent. A quoi pensez le peuple Fyros quand il est allez chercher CA ? »
Pestant, dame Lineyl prend alors quelque chose dans le sac du guerrier et ressort. De nouveau seul, le guerrier s’approche de la cheminée, y met quelques bûches. Une fois le feu allumé, il reprend sa lecture.

Plusieurs années passèrent après le départ de Prakka et de Leïla. Les enfant grandirent, éduqué par leur plus grande sœur. Imrael prit conscience que le don de son père ne consister pas à juste garder un simple arbre. Sa conscience en fut affecté, l’Arbre lui envoyant sans cesse d’étrange pensée sans queue ni tête. Deux ans après le départ de Prakka, Cinwen, chasseur et aventurier par nature, parti lui aussi de la forêt. Son cœur appelant à aller voir ce qui se passait derrière la colline suivante. Irmael avait alors quatorze ans.

Une nuit, au début de l’été, alors qu’Imrael avait quinze ans, des étrangers pénétrèrent dans la forêt. Ils allèrent vers la maison arbre de Prakka. Imrael, surpris par les bruits, sorti de sa chambre. Des voix et des sons de pas venaient de la chambre de l’Arbre. Priant Jena, il prit son courage à deux mains pour aller trouver sa sœur. Traversant un premier couloir à pas de loup, il s’arrêta à l’angle formé avec le couloir de sa sœur. Se collant au mur, il passa la tête. Ce qu’il vit le fit sursauter. Un petit être étrange aux yeux vitreux, presque luminescent était là, devant la porte dela chambre de Galima. Le petit être avait le poil blanc et son aspect avait presque l’air comique. Il tourna sa tête vers Imrael. Imrael vit ses yeux. Ces yeux étaient graves et durs comme des agates. Ils démentaient l’impression générale de l’être, le rendant puissant et imposant. Imrael vit qu’il tenait quelque chose dans sa main, quelque chose de brillant. Il vit aussi se mouvoir une autre chose dans l’objet. Un chose rendant vivant le cristal qui brillé maintenant plus fort. Un choc le prit soudain. C’était Galima, sa sœur ! Une lumière vive passa sur Imrael ainsi que trois ombres. Cette lumière appartenait à l’Arbre, il le savait. Il se retourna alors et vit trois homins. Deux étaient très grand et mince. Ils portaient un masque ressemblant étrangement à l’être de poil. L’un d’eux tenait l’Arbre dans un vulgaire pot de terre. Le troisième, un gaillard costaud, avait la peau sombre et les cheveux rêches, couleur de feu. Le costaud sourit, sortit un gourdin de sa poche et l’abattit sur Imrael. Imrael resta conscient juste pour voir la lumière de l’Arbre s’évaporé. Puis la nuit fut sur lui.

Durant la fin de la nuit et tout le lendemain matin, Imrael resta inconscient. A son réveil, il ne fit rien et ne bougea pas du couloir où il avait rencontré l’être étrange. Le soir, trop tenaillé par la faim, il se leva et parti dans la forêt pour trouver de quoi se nourrir. Il resta ainsi, une lune dans la maison champignon à subvenir à ses besoins grâce à la nature riche en fruit divers. L’Arbre absent, les animaux commencèrent à quitter la maison et de nombreux recoins sombres apparurent. La maison, sans son cœur vivant, perdait sa vie. Imrael prit conscience lui aussi, peu à peu, que plus l’Arbre s’éloigné, plus son lien qui l’unissait à lui dépérissait. La maison en était la preuve visuelle. La forêt elle-même devint moins abondante. Et cela n’étaient pas du à la saison chaude. Remit de ses émotions, il partit à la recherche de l’Arbre. Il s’équipa de son épée vivante, qu’il nommait Glamdys, ainsi que d’un haubert confectionné par son frère disparu, Namrod. Il cacha tout cela sous des défroques de mauvaises factures afin de ne pas attirer l’attention sur lui. Qui peux bien faire attention à un gamin de quinze ans trottant sur les chemins d’Atys ? Il espérait ainsi que son déguisement le laissera invisible au commun des homins. Ne sachant où commencer sa recherche de l’Arbre, il se dirigea vers une ville qu’il savait proche. Arrivé à l’orée de la forêt, lui vinrent des sentiments d’appréhension mêlée à l’envie et l’extase. Sentiments liés à la découverte d’un monde nouveau. Il pouvait voir le début de son voyage, les raisons. Mais il ne savait rien de la fin, si ce n’est qu’il savait qu’il retrouverait sa sœur. Ou qu’il mourrait en essayant.


  • CHAPITRE II : PEUPLE D’ATYS

Je fais partie de ceux dont le seul destin est de courir. De mon départ jusque dans les combats sauvages, je ne fais que courir. Courir après quoi, je ne le sais. Le temps ? Non, il ne m’affecte pas. La vie ? Cela fait trop longtemps que je suis là pour me demander si je cours encore après la vie. La mort ? Pour moi ce n’est qu’un mythe, la mort n’existe pas. Il n’y a que des gens qui continuent de courir mais sur d’autres chemins que les miens. Imrael, écrits.

Imrael marcha jusque tard dans la matinée quand il aperçut de la fumée au loin. Un camp de tente était dressé. Il s’approcha et pénétra dans le camp. Les homins s’affairaient de toute part. Et Imrael en fut impressionnée, lui qui ne connaissais que sa petite famille. De nombreux homins s’activaient ça et là, dans ce camp fait de toiles et de feu de bois éparts. Certains homins essayaient de vendre de la camelote, pendant que d’autres menés leurs mektoubs dans des enclos. Certains encore, se préparaient déjà un repas. Personne ne fit attention à lui. Il n’avait pas d’argent, aussi se trouva t il un endroit un peu à l’écart du camp où il pu manger un morceau. -Je ne sais pas où aller. Et je n’ai pas de dappers, pensa-t-il. Il me faut un moyen de pouvoir retrouver la Lumière, tout en subvenant à mes besoins. Après son frugal repas, il retourna sur le campement. En discutant avec quelques marchands, il apprit que, parfois, des homins transportant des denrées avaient besoin d’une escorte. Certains d’entre eux lui firent remarqués qu’avec ces faibles bras, il ne ferait pas peur à un frippo. D’autres ne prirent même pas la peine de regarder le gamin. En regardant le camp, il s’aperçut qu’effectivement, de nombreux conducteurs de mektoubs étaient présents. Il passa la fin de sa journée à en chercher un qui voudrait bien de lui comme aide. Pourtant à la fin de la journée, il resta bredouille. Il sorti du camp et alla s’installer dans les bois proches. Il mangea un morceau avant de s’endormir, épuisé, une couverture sur le dodo.

Il fut réveillé dans la nuit par des grondements prés de lui. Il se leva rapidement et pris son épée Glamdys. Un animal à quatre pattes avançait vers lui, toutes dents sorties. Imrael savait fabriquer des épées vivantes. Mais il ne savait pas s’en servir ! Aussi, il tentât temps bien que mal d’esquiver l’attaque de l’animal. Au premier assaut, il reçu un coup de griffe sur le bras. Contre-attaquant, il assenant un coup d’épée sur le jarret de l’animal. Celui bondit à la gorge d’Irmael qui, par chance, se redressa. L’animal frappa de son museau le haubert et eu comme seul trophée un bout de tissu. Imrael s’essoufflait déjà quand l’animal revient à la charge. Quand soudain, un éclair jailli. L’animal grogna et chu au sol.
-Il n’es plus l'heure de jouer avec les ragus, petit.
-Mer.. Merci.
-Pourquoi es-tu venu t’isolé dans ce sous bois ? Tout le monde sais qu’il est infesté de ragus et de gingos. Même les bodocs l’évitent.
-Je ne connais pas la région, Messire.
-Viens t’installer avec moi, ce sera plus prudent pour toi. »
Imrael, réuni ses affaires mais resta méfiant vis à vis de cette étranger. Il portait un masque ! Le même masque que les voleurs !!! En regardant de plus prés, il s’aperçut que seul la forme du masque était identique. Pour le reste rien ne correspondait aux deux voleurs. L’étranger au masque était très grand, du genre que l’on voit de loin dans la foule. Sa musculature impressionnante dépassé littéralement de l’armure qu’il portait. Imrael n’avait jamais vu d’armure comme cela. Il déduisit que cela venait sans doute du même pays que l’étranger. Un autre détail d’importance frappa Imrael. Il avait la peau bleu gris.
-Excusez-moi. Mais pourquoi portez vous ce masque ? demanda le jeune matis.
-C’est un don des Kamis à mon peuple. Mais c’est une question bien étrange pour un enfant de ton âge. Tu n’as jamais croisé d’autre zorai ? Nous en reparlerons au campement. Viens maintenant.
Sur quoi, le guerrier repartit. Ils arrivèrent au campement dix minutes plus tard. Un feu était allumé. Un homin y était assis en train de préparer un repas. Son visage était jovial.
-Bonsoir jeune homin, dis le personnage. Je m’apelle Bride.
-Bonsoir.
-Assied toi, je vais te servir de la bonne potée.
Imrael s’assit prés du feu agréablement surpris par cet accueil chaleureux. Il regardait pourtant ces deux voisins de campement d’un œil étrange. Le guerrier, qui avait ôté son armure pour passer une robe plus légère, le regarda et perçu sa réaction. Il s’adressa alors à Imrael.
-Tu es donc ignorant de ce que nous sommes Bride et moi. Ton regard me le dis. Je fais parti du peuple des zorai. Nous sommes un peuple sage aux services des kamis. Comme tu ne doit sans doute pas connaître les kamis, je vais t’expliquer ceux qu’ils sont. Les kamis sont issus de Ma-Duk. Ils sont ses serviteurs et ils sont là pour défendre Atys. Ils nous aident, peuple zorai, à lutter contre la Goo, un mal étrange et étranger qui ronge notre jungle natale et qui finira par ronger toute l’écorce si nous n’y prenons pas garde. Ceux sont les kamis qui nous ont offert ces masques. Chaque zorai en reçoit un à sa naissance.
-A quoi ressemblent les kamis ? demanda Imrael.
-Ceux sont des êtres aux formes changeantes. Mais tu les croiseras le plus souvent sous leur forme poilue. Ils paraissent enfantins. Mais fait bien attention ! Ils sont très puissants.
Imrael repensa à l’être de poil qui avait enlevé et cristallisé sa sœur et son frère. Il se dit que ses deux voisins de camp feraient de bons compagnons.
-Je suis seul et sans famille. Puis-je vous servir d’aides?
-Nous verrons cela demain, petit.
Sur quoi le guerrier s’allongea prés du feu et commença à dormir. Prends cette couverture, lui dit Bride. La nuit va être froide. Imrael sourit à Bride. Il était étonné par la taille de celui-ci.
-Que regardes-tu comme ça ? Oui je suis petit. Mais comme le dis l’adage « Petit être, tout la dans tête. » Enfin bon ce n’est pas vrai pour moi, mais ca me permet d’y croire. Tout les miens sont comme ca, joyeux et gai luron. Par contre ne te fie pas trop à notre petite taille.
Imrael rit de bon cœur puis alla s’allonger avec sa couverture. Il s’endormit rapidement sous les étoiles d’Atys. Lorsque Imrael se leva, Bride s’activait autour du feu pour préparer le déjeuner. Ha-Zaïn, quand à lui, nettoyait son épée. Bride fit signe au jeune matis de s’approcher. Imrael se frotta les yeux et vint s’asseoir prés du feu.
-Que comptes tu faire, petit ? Tu m’as l’air bien seul, bien désœuvré et un peu perdu.
-Je vous ai demandé hier si je pouvais vous accompagner. Je n’ai plus de point d’attache et je ne sais par où commencer…Imrael hésita quand Bride le repris.
-Commencer quoi ? » Son œil sagace fit reculer le jeune garçon.
Imrael rougit et finit par dire, -Où et comment commencer ma vie, dis-t-il d’un ton peu sur de lui. Le visage de Bride laissait transparaître qu’il acceptait la réponse sans être convaincu.
Ha-Zaïn se rapprocha du feu. Son masque ne pouvait laisser présagé qu’il prendrait un ton grave et intimidant.
-Nous t’avons laissé dormir avec nous. Pourtant, les voleurs ne sont pas bienvenue. Et rare sont les matis de ton âge à qui on donne une épée vivante et un haubert de cette qualité. Explique nous comment tu les as eu. Cela m’intéresse pour décider si oui ou non tu peux nous accompagner.
-C’est peut être la plus belle pièce que j’ai fabriqué mais jamais je ne m’abaisserai à voler quoi que se soit. Je n’ai pas volé cette épée, elle m’appartient comme je lui appartiens. » Il s’accrocha au pommeau de Glamdys, comme pour affirmer ces propos.
-Te rends tu comptes de ce que tu dis ! Repris Ha-Zaïn, tu prétends avoir fabriquais cette épée. Une épée vivante ! Rare sont les guerriers à en posséder, alors la fabriquer. Un enfant en plus. Il va m’en falloir plus pour que nous te laissions t’accompagner.
Le ton d’Ha-Zaïn était glacial. C’est la deuxième fois de sa vie qu’Imrael rencontrait la froideur chez un autre être. Aussi, par crainte ou par volonté de convaincre, il décida de raconter son histoire. Il expliqua qu’il venait d’une forêt et que sa famille vivait la depuis des générations. Ce qui était vrai puisque son père avait passé de nombreuses années dans la forêt. Il parla de ses frères et sœur, de leurs talents. Il parla aussi du départ de ses parents, puis de l’enlèvement de ses frère et sœur. Il expliqua son départ par la volonté de retrouver sa famille. Il expliqua aussi que le seul indice laisser par les ravisseurs est leur apparence. Il n’oublia pas de mentionner la présence du petit animal poilu, bien qu’il savait très bien que ce n’était pas un simple animal. Il fut heureux et soulagé de pouvoir raconter tout cela à des personnes. Jamais il ne fit mention de l’Arbre. Ha-Zaïn et Bride l’écoutèrent sans l’interrompre.
-Son histoire semble vrai, bien que je ne comprenne pas comment votre famille pouvait avoir de tels dons de créations d’objets vivants. C’est une chance rare que vous aviez. Ton haubert est de la même trempe alors ?
-Oui, dis il simplement. Et il vit dans leur regard, que cette fois ci, il le croyait. Ha-Zaïn reprit.
-L’être que tu as vu était un kami. Ta famille devait faire d’étranges choses dans la forêt où viviez pour qu’ils enlèvent ainsi les membres de ta famille. Généralement, ils interviennent lorsque les homins tentent de modifier la nature. Les matis sont réputés pour cela. Tes frère et sœur ont du commettre de trop nombreuses manipulations.
-Notre seul tord est d’avoir créer une maison vivante et d’avoir rendu la nature plus belle autour de nous.
-Il doit y avoir autre chose. En tout les cas, nous nous rendons dans mon pays. Tu peux nous accompagner si tu le souhaites. Peut –être en apprendras tu plus comme cela. »
-Merci, répondit simplement Imrael.


  • CHAPITRE III : DES DONS ETRANGE

L’apprentissage se fait parfois dans la douleur. Il faut découvrir ce que l’on est au bon moment. Sous peine de ne jamais le découvrir. Ma vie est remplie de ça, découvrir ce que je suis dans la douleur. Mais quelque part si je suis encore la c’est sûrement à cause de cela. Imrael, écrits

C’est ainsi que commença son voyage vers le pays Zoraï. Ils partirent peu de temps après en direction du sud accompagné d’un mektoub de bât. Imrael découvrit ainsi le pays des matis, son peuple. En parcourant les forêts, il découvrit la faune et la flore. Il put même voir les grandes maisons des matis et leur architecture. Les maisons, pourtant construites dans des arbres aux troncs gigantesques, ne ressemblaient en rien à la maison de son père. Elles étaient hautes élancées et avaient des formes géométriques régulières. L’architecture étaient à l’image de ce peuple fier des forêts. Ils quittèrent Matia, nom du pays Matis à cette époque, par un après midi pluvieux. Au loin, ils pouvaient déjà apercevoir une jungle, qui ne ressemblait en rien aux forêts verdoyante et giboyeuse de Matia. L’aspect général de cette jungle en faisait une zone hostile. La présence de cratchas, grande plante dépassant la plupart des homins en taille et présentant une ‘gueule’ féroce, laissaient présageaient des problèmes futurs. Ils quittèrent la route alors qu’ils ne se trouvaient plus qu’à quelques toises de la jungle. Des hurlements d’animaux n’avaient plus rien à voir avec les beuglements des bodocs ou les cris des gingos. Crissement des cratchas, hurlement sauvages de torbaks, feulement de cutters, Imrael pris conscience que de chasseur, ils pourraient très vite devenir chassés. Les arbres défilaient autour d’eux et la journée aussi. Le soleil se couchait quand Ha-Zaïn décida de s’arrêter pour prendre un repas.
-Nous ne resterons pas là pour la nuit. L’endroit est peu sur, dis-t-il.
Imrael, bien qu’harassé, acquiesça.
-Viens avec moi, dis Bride, nous allons chercher du bois. Laissons Ha-Zaîn s’occuper du mektoub.
Ils s’éloignèrent tout deux du campement. Imrael se mit aussitôt à l’œuvre, de son coté. Remplissant ses bras de bois, il progressa dans la jungle. Deux points rouges apparurent dans le noir. Il se baissa pour ramasser des nouvelles branches. Les points rouges s’étaient rapprochés. Ils étaient maintenant si proches qu’Imrael pouvait voir se dessinait une créature autour des points, points qui étaient en fait ses yeux. La créature poussa un petit crie et bondit en avant vers Imrael. Reculant face au danger, il trébucha. La créature était à moins d’un mètre de lui. Il pouvait sentir son odeur de ragus mouillé. Dans sa chute, les bouts de bois volèrent en tout sens. Imrael cria et s’attendit à sentir le contact de l’agresseur sur son corps. Un éclair jaillit. Un peu sonné, le jeune matis se releva. La créature semblait étourdie. Quelques secondes plus tard, Bride arriva.
-Un gibbaï ! Vite il faut partir.
Le guerrier zorai arriva.
-Que se passe-t-il ? demanda-t-il.
Les deux homins regardait le jeune garçon d’un air étrange.
-Nous ne devons pas restez ici, reprit-t-il. Ce gibbaï ci ne restera pas longtemps comme cela. Il doit y en avoir d’autre dans le secteur. Et ils pourraient décidaient que nous faisons un très bon repas pour ce soir.
Saisissant un gros morceau de bois, le tryker, l’abattit sur la tête de la créature qui s’effondra. Ils repartirent ensuite vers leur campement de fortune à toute allure. Déjà, d’autres gibbaïs poussaient des cris. Tout en rangeant ces quelques affaires, Imrael demanda.
-Qu’elle était cette créature ? Elle avait presque l’ai homin. Et pourquoi ne m’as-t-il pas attaqué ?
-Les gibbaïs, répondit Ha-Zaïn, sont des créatures vivant en communauté. Certains disent qu’ils sont des ancêtres des homins. Elle ne t’a pas attaqué parce que tu l’as étourdis. Ne me dis pas que tu ignores comment tu as fait cela.
Imrael resta penaud. Bride ajouta,
-Tu es vraiment un garçon étrange.
Il attrapa ensuite les rênes du mektoub et commença à partir, suivit de ces deux compagnons. Il courait déjà depuis quelques minutes. Imrael était essoufflé. Sur sa droite il vit un gibbai qui les avaient pris en chasse. Il sentait qu’il y en avait d’autre. Qu’il y en aurait forcemetn d’autre. Un autre gibbai surgit sur la gauche et se jeta sur le groupe. Mais Ha-Zaïn fut le plus rapide. Il frappa d’un coup sec de son épée pour repousser la créature.
- Nous ne pourrons pas continuer comme ça indéfiniment. Ils vont finir par nous rattraper, dis Bride.
Ha-Zaïn prit alors la tête du groupe et dis :
-Suivez moi. Il y a un défilé un peu plus loin, nous pourrons les éliminés un par un.
Les deux compagnons le suivirent accélérant légèrement le pas. Au loin se profilait une passe étroite. Les trois voyageurs s’y dirigèrent toujours accompagné de leur mektoub qui semblait souffrir du rythme des homins. Imrael pouvait maintenant voir une dizaine de gibbais autour de lui. Ils pénétrèrent dans le défilé à toute allure. Ha-Zaïn se mit à l’entrée. Imrael voulut sortit Glamdys quand bride le poussa vers le fond.
-Reste en arrière, Ha-Zaîn et moi nous occupons d’eux.
Le guerrier poussa alors un cri comme pour défiait les bêtes qui s’étaient arrêtés non loin de l’entrée. Ils restèrent quelques instants à observés. Un premier gibbaï finit par avancer jusqu’à à l’entrée de la passe. Ha-Zaïn arma son bras et assena un coup puissant sur le torse de la créature. Celle-ci répondit en lançant ses poings sur le visage du zoraï. Une lumière venue de nul part surgit et entoura Bride. Puis elle s’envola vers Ha-Zaïn quand Bride écarta les bras comme pour la lancer. Le premier gibbaï s’écroulait à peine que deux autres avançaient déjà. Une autre lumière partie de Bride vers Ha-Zaïn. Trois corps de gibbaï jonchèrent rapidement le sol. Le combat pris fin lorsque le cinquième gibbaï gisait, mort. Un sixième, blessé par un coup violent de la masse de Bride, recula et pris la fuite. Il se fit accompagné par ses quelques congénères restants. Les deux combattants se regardèrent gravement puis explosèrent de rire.
-Cela fait longtemps que nous ne nous étions pas battu comme cela, dis Ha-Zaïn.
-Oui oui !, pouffa Bride.
Imrael regarda les deux homins avec un regard perplexes. Il se reposèrent quelques instants, puis Ha-Zaïn décréta qu’il n’était pas souhaitable de rester dans les parages. Ils reprirent leur chemin en direction du pays zorai. En repartant, Bride expliqua qu’il était guérisseur et que les éclairs qui jaillissaient de lui étaient en fait de la magie curative. Imrael expliqua que sa sœur était elle même guérisseuse, mais qu’elle n’avait jamais utilisé de tel sort. Ils cheminèrent encore quelques lieux avant de s’arrêter pour se reposer quelques heures.

Quatre ou cinq heures plus tard, ils repartirent en direction de la contrée des lacs, prochaine étape avant d’atteindre les terres zorai. La région des lacs est la terre des tryckers. Depuis cette rencontre avec les gibbaïs, leur chemin se déroula sans trop de difficulté. Ils virent quelques cutters, mais ceux ci les laissèrent en paix, préférant s’attaquer à de malheureux armas. Ils eurent maillent à partir avec quelques bandits des zones reculées de la jungle. Mais après un premier combat, ces derniers comprirent bien vite que le guerrier n’avait pas que cela à faire. Ils laissèrent donc passer notre petit groupe sans plus de difficulté. Ils étaient d’ailleurs trop occupés à chercher leurs membres qui traînaient ça et là. Ils sortirent de la jungle, un matin. Un crachas léger tombé du ciel pour les accueillir.
-Mes amis, nous voici sur ma terre natal, annonça Bride avec un large sourire.