Ryzom
Horion

De EncyclopAtys

Ambre personnelle
Horion
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Guilde Confrérie du Grand Dragon (?)
Rang
Race Fyros
Nationalité ?
Culte ?

Un rêve

"Une enfant avance à quatre pattes sur le plancher. Elle sent sa douceur dans ses mains, ses genoux. Elle redresse la tête, ce qu'elle voit lui plait, elle sourit. Une jeune Fyros est assise à une table, un saladier posé devant elle. Des cheveux longs et frisés encadrent un visage beau et doux, un visage qui lui sourit. Il lui sourit tout entier, plein de bonheur, plein d'amour. Elle porte une robe bleue avec des motifs complexes sur le bord des manches. Son ventre arrondi, montre va mettre au monde un petit être… L’homine lui parle, mais même si ses lèvres bougent, il n'y a que trois mots qui se font entendre, presque inaudible comme un murmure venu du fond des âges, "papa", "maman" et "toujours". Sa mère se lève, en lui souriant, se dirige vers le plan de travail et y prend deux beaux légumes bien rouges et luisants. Puis, elle se penche sur sa fille, la petite peut sentir le parfum de sa mère, un mélange de fleur et de la pluie en été, sa mère dépose un baiser sur la petite tête. L'enfant est heureux, il rit, regarde sa mère tout droit dans les yeux. Elle tourne la tête, elle se trouve dans une cuisine vert clair, au mobilier très simple, dans le pur style Matis. Il a une fenêtre par laquelle rentre un rayon de lumière, où dansent quelques particules de poussier. Une porte qui donne sur dehors et une autre grande ouverte qui mène sur une autre pièce. La mère dit quelque chose, puis se lève, prend la porte qui donne sur la chambre et disparaît. L'enfant se retrouve toute seule, mais elle n'a pas peur, elle sait que dans un instant, sa maman sera de retour. Elle regarde tout autour d'elle et se met à gazouiller. Puis quelques minutes plus tard, les pas de sa mère se font entendre. Elle revient avec un jouet ou plutôt une sorte de poupon, elle le tend à son enfant, puis se rassoit. La petite fille joue avec sa poupée, tout en continuant de gazouiller, sa mère sourit de voir son enfant si heureux.

La porte de dehors s'ouvre, un homin en passe le seuil, suivit d’un petit garçon et d’une autre enfant un peu plus âgée que lui. L’homin se dirige vers sa femme et l'embrasse sur le front. Les deux enfants déposèrent un baiser sur la joue de leur mère et reprennent la porte du dehors. L’homin s'adresse à sa femme, sans qu'aucun son ne parvienne jusqu'aux oreilles de cette enfant maintenant assis sur le pavé, sa poupée sur les genoux, les yeux grands ouverts, rivés sur ses parents. Ce que dit le père à l'air de rendre la maman soucieuse.

L'homme, un Fyros plutôt grand, beau. Son visage fort, ses yeux couleur du desert brûlant d'une assurance et d'un courage à toute épreuve, montrent qu'il sait ce qu'il veut et l'a toujours su. Il regarde l'enfant, se dirige vers lui et le saisit sous les bras. Il le soulève du sol avec délicatesse, et le sert contre lui. Le contact avec son père la remplit d'une vague de bien être, elle sent sa poitrine se soulever au rythme de sa respiration, elle entend son cœur battre. Son père tend les bras devant lui et regarde son enfant. Il lui parle et même si elle entend ses mots, ils ne sont qu'un murmure presque inaudible : "Ma fille, écoute papa! Je t’aime ! Saches que l’on sera toujours là pour toi ma fille… tu m’entends ? Tu m'entends !?" Son père la regarde avec un sourire triste puis il desserre tout doucement ses mains et lâche son enfant… Elle tombe, tombe, avec l'impression que cela durera toujours. Elle voit le visage de son père rapetisser, rapetisser, pour ne devenir bientôt qu'un point. Elle a le sentiment que la chute va être douloureuse, très douloureuse."

[…]

Une fois de plus je me réveillais en pleure sans trop savoir pourquoi... Pourquoi ce rêve ? Qui étaient ces gens que je n'avais jamais rencontrés ? Pourquoi ? Pourquoi ? Tant de questions se bousculaient dans ma tête sans jamais trouver de réponses...
float

[…]

La chute ne dura en réalité qu'une demi-seconde, mais comme elle le laissait présager, fut très douloureuse…

Je tombai lourdement sur le sol, le visage dans la sciure. Sonné, je me relevai tant bien que mal, sous le regard de trois homins et une homine. Le membre de l’escorte, content de m’avoir fait tomber, souriait d’un air satisfait, tenant son épée devant lui. Un Fyros, plutôt jeune, avec ses cheveux en bataille sa barbe de plusieurs jours, lui donnant un teint grisâtre, avait un air un peu fou, il ne poussa qu'un petit hoquet de surprise quand je touchai le sol. Apparemment, il se serait méfié même de sa propre mère, alors aider une inconnue était bien au-dessus de ses forces. La passagère, était assise sur un mektoub, une capuche noire dissimulant son visage à merveille, elle n'avait à première vue pas bronchée, et n'avait pas l'intention de le faire. L'un des passagers était un Zorai, au masque traversé d’une légère fissure, il tenait les rênes du mektoub dont je venais juste de tomber. Il tourna juste la tête en ma direction, mais ne fit pas un geste pour m’aider à me relever. - C’est bon t’es réveillé ? Dit le guerrier avec un petit sourire en coin. - Oui, je crois qu’elle l’est, dit le Zorai. M’étant relevé, tant bien que mal, j’époussetais la poussière de mes vêtements. - Oui, je crois que je le suis… dis-je en étirant mon dos douloureux - On m’a dit de te réveiller, on n’a besoin de tout le monde. - Pourquoi ? Que se passe-t-il ? Demandais-je avec inquiétude. - Ne t’affole pas comme ça, dit-il avec un air moqueur. Il faut que tu ailles chercher de la nourriture, avec les autres. Je vis un peu plus loin un petit groupe cinq personnes… - Vas les rejoindre, ils t’attendent pour partir. Je courus vers la tête de la caravane, où le petit groupe entourait le chef. - Ah ! Voilà notre retardataire… dit-il le chef en me regardant avec un air légèrement furieux. - Désolé… Je dormais. Dis-je gênée. - Bon, écoutez-moi tous ! Dit-il et aussitôt toutes les rumeurs se turent. Nous allons établir notre campement ici pour la nuit. Vous, dit-il en désignant le petit groupe, vous irez chercher de la nourriture pour le repas de ce soir. Allez-y maintenant. Nous ne posâmes aucune question, de peur d’avoir à subir des représailles de la part du chef enfin de mon père… Notre groupe était composé, de ma mère et de ma petite sœur âgée d’à peine sept printemps, d’une autre jeune homine avec qui le frère du chef, qui nous accompagné pour assurer notre protection, avait bien l’intention de s’unir une fois notre voyage terminé. Un jeune homme qui avait à peu près mon age et un garçon qui était en passe de devenir un homme. Et il y avait moi… Horion, fille du grand Thalon Secot, caravanier, convoyeur de matières premières et grand chasseur à ses heures perdues.

Nous gravîmes difficilement deux dunes, glissant dans la sciure, mais avec le sourire. En arrivant en haut de la seconde, nous découvrîmes un des plus beau spectacle qui me fut donné l’occasion de contempler. Il se cachait ici une petite oasis pas bien grande, non… mais bien assez pour que nous y trouvions de quoi manger à notre faim. Ce qu’il y avait de plus beau ce n’était pas cette oasis, mais le groupe d'une vingtaine de grands volatiles, leurs ailes larges battaient en soulevant de léger nuage de poussier qui tourbillonné tout autour d'eux, leurs peau épaisse brillait sous les rayons déclinant de l'astre du jour. Je m'avança doucement vers eux, car j'avais remarqué au milieu de cette troupe des buissons qui je le savais, portaient de délicieuses baies. Je me faufila entre les grands Kizoars, évitant soigneusement de les toucher. J'avais l'impression de me retrouver au milieu d'une nuée de papillons géants. Arrivé aux buissons je commença à cueillir chaque petites baies que je voyais. La petite fille me rejoignit pour m'aider dans ma cueillette pendant que les homines récoltaient des cactus et que les trois homins étaient parti un peu plus loin pour chasser.


Tout en récoltant, je regardais avec émerveillement tout ce qui m'entouré. L'oasis était plongé dans une lumière presque violette, il se dessinait à l'horizon les silhouettes d'une famille de Arma en quête de nourriture. Un Gingo jappa dans le lointain, puis poussa un hurlant comme un appelle à l'aide. Le ciel avait une couleur violette presque rose. J’inspirai une grande bouffé d'air et je contemplai presque avec tristesse et mélancolie cette scène de paix relative. Je repensai à ce rêve que je venais de faire et que j’avais déjà fait par le passé. Pourquoi est ce que je fais ce rêve ? Pourquoi cette maison Matis alors que je ne suis jamais allé la bas ? Et qui sont ces gens ? Pourquoi ? Pourquoi ? Tant de questions sans réponses… Je doutais que ce soit un rêve comme les autres, parce que … parce que je ressentais encore ce baiser que cette homine dépose sur ma tête son parfum, le contact avec mon… mon "père" ? Le reste du groupe s’éloignait peu a peu, alors que nous continuions à ramasser des baies. Nous nous retrouvâmes bientôt seules, les autres étant hors de vu. Je souris à ma petite sœur et nous commençâmes à nous diriger vers ce qui semblait être le bord du canyon. Arrivé au bord, nous marchâmes le long de cet immense abysse. Elle commença comme à chaque fois que nous ne sommes que toutes les deux, à parler de tout et de rien… Cette fois, elle se mit à me parler de ce qu’elle voudrait faire plus tard, quand elle serait grande. - Moi plus tard je serais Foreuse du Désert. Me dit-elle en sautillant un peu partout. Non, non ! Je serais même Foreuse Avancée du Désert ! Je lui souris, et nous continuâmes à marcher le long du canyon. Je me demandai comment elle pouvait avoir envie de devenir foreuse… Elle était si jeune et avait déjà tant de patience. Moi creuser m'ennuyé à mourir. Je me sentais plus l'âme d'une guérisseuse. Je sentais que c'était dans mon sang, un peu comme un héritage. Encore un chose étrange… aucun des membres de ma famille n'avait spécialement un don de guérisseur…

J'avais même demandé à ma mère si à sa connaissance l'un de mes ancêtres avait ce don, elle me répondit qu'elle ne pensait pas, ou du moins n'en n'avait jamais entendu parler. Je l'avais alors regardé d'un air perplexe. C'est alors qu'elle réagit bizarrement comme si quelque chose l'avait gênée. Elle commença à me dire que je n'avais pas vraiment de don pour soigner et qu'il ne fallait pas que je me monte la tête. J'étais alors sortit triste de la maison, et m'étais promené dans les rues de Pyr pour me changer les idée comme je le faisais a chaque fois que ça n'allait pas.

Je regarda à nouveau ma petite sœur, elle ressemblait tellement à maman… et moi, moi je ne lui ressemblais pas. Je ne ressemblais pas non plus à notre père… alors je ressemblais à qui? Dur à dire, je ne ressemblais à personne que je connaissais ça c'était sur… C'est alors qu'un cri me sortit de ma rêverie. Un cri terrible, sûrement celui que tout le monde redoute le plus… Je me demande encore pourquoi ce Kincher se trouvé là à ce moment. Oui parce que c'était bien le cri d'un de ces horrible Kitin aux carapaces d'un noir luisant. Comment était-il arrivé ici… Il était juste devant nous à même pas deux cents mètres. Tout se passa alors très vite, il nous regarda poussa un autre cri, et nous chargea sans autre sommation. Sans trop réfléchir à ce que je faisais, j'attirai ma petite sœur par la main et me mit à courir, même si je le savais cela ne servait pas vraiment à quelque chose. Le Kincher aurait vite fait de nous rattraper et de nous lacérer avec ses énormes pinces. Je ne voulais pas que ma petite sœur finisse comme ça… JAMAIS ! C'est alors que j'aperçus un peu plus loin contre la paroi du canyon une petite corniche à trois ou quatre mètres en contre bas. Je me mis à courir encore plus vite. Arrivé à la hauteur de la corniche qui devait être notre salut, je poussa presque ma sœur dans le vide mais la tenant toujours par la main. Je m'allongeai sur le sol pour qu'elle atteigne la corniche le plus doucement possible. Je lâcha sa main, elle atterrie sur celle ci pas trop brutalement. Je ne pris pas la peine de regarder où était le Kincher, je descendis à toute vitesse en me retenant au bord de la falaise. Me faisant mal aux mains et m'éraflant les avants bras. Je tombai lourdement à coté de ma petit sœur, me tordant la cheville. Je poussa un petit cri de douleur, et regarda avec inquiétude en haut pour voir où était cet affreux Kitin. Ma petite sœur affolée, commença à s'agiter, elle se mit debout, je lui pris la main pour la faire s'asseoir. Mais elle refusa et continua de paniquer de plus belle. C'est alors que le coin de la corniche sur lequel elle était s'écroula. Je réussis in extrémiste à attraper sa petite main, mais son poids me força à m'allonger sur la corniche pour pouvoir la ramener en lieu sur. Alors que je l'avais presque sauvé, je sentis une violente douleur dans le flanc gauche. Je me retournai en une fraction de seconde et je vis le Kitin penché juste au-dessus de moi, une de ses pinces prête à me lacérer encore une fois. Je tenais le plus fermement possible cette petite main malgré la douleur et la peur… Il se passa la chose pour laquelle, je m'en suis voulu, je m'en veux et pour laquelle je m'en voudrais toujours… Je lâchai cette toute petite main, la main de ma sœur. Je ne compris pas tout de suite pourquoi j'avais lâché cette sœur que j'aimais tant, mais je la regardai tomber, tomber, en me souriant… Elle souriait… je ne sais pourquoi mais elle était souriante, comme si … comme si c'était mieux comme ça, comme si c'était elle qui avait pris cette décision de me lâcher la main. Mais en réalité il n'en était rien, c'était le Kincher qui m'avait de nouveau atteint, mais cette fois le bas du dos. Je sentais ma sève s'échapper peu a peu de cette blessure, et avec ma vie mon âme tout ce qui me composé. Je regarda en bas pour voir si par le plus grand des miracles ma sœur avait survécu… certain penserons que j'étais bête d'espérer qu'elle puisse survivre à une telle chute, mais dans ces moments là on ne pense pas à la hauteur d'un canyon… On espère, en quelques secondes on fait toutes les prières que l'on connaît… On implore intérieurement les Kami, Jena… et même la Karavan…C'est alors que je vis son petit corps sans vie en bas de ce canyon… Comment ai-je pu la lâcher !? Comment ?! Je ressentis de nouveau une douleur mais cette fois à l'épaule droite. Par réflexe je posai mes mains sur ma blessure tout en me collant à la paroi. J'espérais être hors de sa portée. Je regardai mes mains, elles étaient recouvertes de sève. Je vis passer l'une des énormes pinces du Kitin juste devant mon visage, apparemment il ne pouvait m'atteindre. Je me collais le plus possible contre l'écorce de cette falaise. Mes blessures me faisaient atrocement mal, au point de presque perdre connaissance. Mais il me fallait rester éveillé, et appeler à l'aide. Même si le Kincher abandonner la partie ce qui n'était pas possible… On dit bien qu'"Un Kincher n'abandonne jamais"… Il m'aurait été impossible même en temps normale de remonter la haut, alors maintenant que j'étais blessée… Je me mis donc à appeler à l'aide, ce qui eu pour effet de rendre mes blessures encore plus douloureuses et de rendre le Kitin en plus enragé. Il poussa un cri de fureur et essaya de m'atteindre avec encore plus de voracité. Cela dura un certain temps pendant lequel je regardais ma sève colorer petit à petit la corniche… Je ferma les yeux pour essayer de me soigner tant bien que mal, je sentis un sorte de chaleur, si petite fut elle m'envahir. J'avais réussit à me soulager un peu mes douleurs. Alors j'entendis le Kincher pousser un hurlement, pas le cri qu'il pousse lorsqu'il est en chasse mais un cri de douleur. Je reconnus alors le bruit que fait le sort de froid, puis celui de soin, et le cri de guerre d'un guerrier, puis enfin la plainte d'agonie du Kincher. Puis tout redevint silencieux. Je vis alors atterrir à coté de moi le Zorai qui faisait le voyage de Zora à Pyr avec nous. Il me regarda dans les yeux, et me demanda : - Où est ta petite sœur? Avec une pointe d'inquiétude dans la voix. Je sentis les larmes me montaient aux yeux, je lui répondis avec un mouvement de la tête en direction du canyon. Il me regarda puis regarda en bas… Il me souleva alors doucement du sol, des mains m'étaient tendues, je les attrapa, elles me ramenèrent avec facilité en lieu sur. Ils étaient tous là… Tous les membres du convoi. Mais surtout ma mère, mon père… Mon oncle me fit asseoir mais je n'arrivais même plus à me tenir assise, c'était bien trop dur… Je tomba sur le coté sans avoir la force de bouger plus. Mon oncle avec l'aide d'un autre homin aida le Zorai à remonter. C'est alors que ma mère comprit… Elle poussa une plainte de douleur, tomba a genou et se mis à pleurer. Mon père ne comprit pas tout de suite. Il demanda en hurlant au Zorai : - Où est ma fille ? Où est elle ? Il avait sorti son épée de rage, et s'approchait de lui comme s'il y était pour quelque chose. - Calmes toi Thalon Secot. Je t'en prie, sois fort comme tu l'as toujours été. Lui dit-il. - Où est ma fille ? cette fois la question n'était plus posée au Zorai… mais à moi. Réponds moi ! Il s'était penché sur moi et m'avait relevé. Il me tenait maintenant par les épaules, son visage tout près du mien, me priant dessus… - As-tu fait de ma fille ?! Me demanda-t-il les yeux pleins de rage. Je rassemblais toute les forces qu'il me restait pour prononcer ces quelques mots : - Elle… elle est tombait… je n'ai pas pu… le Kincher… il m'avait… je suis désolé. Il me regarda, puis poussa un hurlement et commença tout simplement a me battre. Il me tapa plusieurs fois au visage dans le ventre avant que les autres aient le temps de réaliser ce qui se passait. Son frère, le Zorai et le jeune garçon durent y mettre du courage pour l'en empêcher. Il se mit alors crier ces paroles, ces paroles qui changèrent pour toujours ma vie : - Comment as-tu pu faire une telle chose ?! Comment as-tu pu laisser tomber mon enfant ? Ma seule véritable fille ! Jamais ! Jamais je ne pourrais te pardonner ! Je t'ai toujours considérée comme ma fille alors qu'en réalité tu ne l'étais pas et voilà comment tu m'es reconnaissante ! Jamais ! M'entend-tu ? Jamais tu ne saurais de nouveau ma fille ! Ces paroles me furent bien plus mal que n'importe quelles coups ou lacérations de ce Kincher… Je me suis alors levé, ai marché en titubant jusqu'au bord du canyon. Je n'avais qu'une envie… mourir. C'était tout ce que je méritais… la mort. J'étais prête a me jeter lorsque je sentis une main se poser sur mon épaule. C'était l'homine encapuchonnée, elle n'avait plus sa capuche, et on pouvait envie découvrir un visage doux et beau, elle était tout simplement belle ou alors tout simplement Matis… - Ne fais pas ça. Me dit-elle en souriant. - Pourquoi ? c'est tout ce que je mérite. Je fis encore un pas vers le gouffre. - Je n'en suis pas sur moi. Elle continuait à me sourire. Tu n'y es pour rien, je te l'assure. Je n'arrivais pas à la croire, pourquoi aurais-je du d'ailleurs… Je me suis alors rappelé ce rêve… Il prenait maintenant tout son importance, et devenait plus clair qu'il ne l'avait jamais été. Je fis un pas en arrière, la Matis me sourit persuadée qu'elle y était pour quelque chose. Mon oncle me souleva sans trop de précaution et me fit monter sur une monture où il m'attacha pour pas je ne tombe. La Matis aillant soigné mes blessures, avec un sort de soin d'une grande puissance, nous reprîmes la route vers Pyr. Je m'endormis sur le mektoub en un rien de temps, avec en bruit de fond des pleures de cette mère qui ne l'était plus, des ordres que crier de ce père qui ne m'aimait plus… Je me réveillai en pleine nuit, je venais de refaire ce même rêve, mais cette fois mon père ne m'avait pas lâché, il m'avait tout simplement posé délicatement dans un petit lit dans lequel je n'étais tout simplement endormit. Je souris d'un sourire triste… Maintenant que ceux que je considérais comme mes parents ne voulaient l'être, j'avais la ferme intention d'en savoir plus sur ce qu'était devenu mes parents, et mes frères et sœurs, dont j'avais rêvé toutes ces années sans savoir qui ils étaient réellement.

L'espoir qu'il puisse y avoir quelque part un membre de ma vraie famille qui puisse avec de la chance m'aimer comme j'étais me redonner un peu de courage… même si au plus profond de moi-même j'étais toujours persuadée de ne mériter que la mort. Je l'avais lâchais, j'avais lâché cette petite main.

Un Rêve, deuxième partie

Le temps avait passé, il n'avait pas emporté avec lui ni la douleur ni la haine ni la culpabilité… L'automne était arrivé déposant sur la frêle végétation du désert un voile brun doré. Depuis que nous étions rentrés, j'avais été chargé de classer les matières premières dans la remise, bien hors de la vue de tous. Mon "père" avait consenti à me garder à la condition que je ne fasse voir le moins possible. Il pouvait se passe une semaine entière sans que je ne voie ni lui ni ma "mère". Je dormais chez mon oncle ou parfois dans la remise quand j'avais besoin d'être seule. Bien entendu, je n'avais pas le droit de partager les repas avec eux ni de participer aux convois de marchandises qu'ils effectuaient plus que très rarement entre Thesos et Pyr… Le chemin de Pyr à Zora, leur rappelant trop le drame qui les avait frappé.

"Les affaires, ne marchent pas bien du tout par ta faute !" avait dit mon "père". En réalité c'est parce qu'il ne proposait plus en magasin des matières premières d’aussi bonne qualité qu'en d'autre temps… Mon "père" était connu par tous les artisans Zorais de passage a Pyr… il avait toujours tout ce qu'il fallait pour l'artisanat Zorai. Mais maintenant … même les matières premières Fyros qu'il proposait n'étaient plus d'aussi bonne qualité d'auparavant. Je le savais… c'était moi qui m'occupé de les trier, de les classer par qualité et par type. Et plus le temps passé plus leur qualité était mauvaise…

Un soir alors que je venais de finir de ranger les matières premières que nous avions reçu le matin même, mon "père" entra dans la remise, il ne le faisait jamais lorsque j'y étais. Le plus étrange c'est qu'il m'adressa la parole : - Prépare ton sac, nos partons. Je le regardai d'un air perplexe, je n'étais pas sur l'avoir bien compris. - Pardon ? Lui demandais-je pour être sur d'avoir bien entendu. - Tu as très bien compris. Fais ton sac, et aides à préparer les bêtes. On part dans trois jours. - Nous partons ? Comment ça "nous" ? - J'ai décidé de ne plus me morfondre sur moi-même. Je sentit mon cœur faire un bon, cela pouvait-il dire qu'il me pardonne ? Je lui souris, mais quelle fut ma déception lorsque ne me rendit pas mon sourire. - Ne va surtout pas pensé que je pourrais te pardonner ! Jamais tu m'entends ? Jamais ! Les larmes commenceraient à me piquer les yeux. Une vague de tristesse m'envahit une fois de plus sans que je puisse y faire quoique ce soit, les larmes couleraient sur mes joues… - Je vous demande pardon, pardonnez-moi, je vous en supplie. Je m'étais approché de lui, espérant qu'il me prendrait dans ses bras comme il le faisait si souvent auparavant. - Ne m'approche pas ! Te voir en vie, est déjà assez dur pour moi ! Ne pense pas que je puisse supporter de te toucher si ce n'est pour te frapper comme j'en meurs d'envie à chaque fois que je te vois. De peur, je fis deux pas en arrière, en continuant de pleurer. Il reprit un peu ces esprits et continua : - J'ai décidé d'engager des foreurs et d'assurer leur protection jusqu'aux racines primaires. Me dit-il en retrouvant un peu son calme. Ainsi nous ramènerons des matières premières de très bonnes qualités. Je le regardais avec interrogation, emmener des foreurs dans les racines primaires ? Les protéger la bas ? C'est tout simplement du suicide… En tout cas avec les moyens dont nous disposions… - Dans les racines primaires? Est-ce bien prudent ? Nous ne sommes pas nombreux… - Penserais-tu que je suis idiot ? Dit-il en haussant la voix. - Non, non ! M’empressais-je de dire. C'est que … - Bien sûr, j'ai engagé aussi quelques guerriers et mages pour nous aider dans notre voyage. Je me sentais un peu rassurée même si, je savais que la route serait semée d'embûches. Il fallait passer par le canyon… déjà cette pensée me troublait bien plus qu'elle ne l'aurait dû. Le canyon… le tombeau de ma petite sœur… je la considérais toujours comme telle même si je ne le méritai pas. J'avais souvent rêvé que je descendais dans le canyon, et une fois la bas j'y trouvais une sœur furieuse, me criant des injures, me disant que je ne méritais que la mort… - Nous prendrons la route dans trois jours. Me dit-il en me sortant de mes pensées. Fais en sortes que tout soit prêt. - Je ne vous décevrais pas. Il me regarda avec méprit et colère. - Il est trop tard. Tu m'as déjà déçue… Il est trop tard, bien trop tard. Il prit la porte, me laissant là, les larmes coulant doucement. Je ne m'aperçut pas tout de suite… mais j'étais tombée à genou. Comme pour le supplier un peu plus. Mais il n'en avait que faire. Je n'existais plus pour lui… non encore pire j'existais c'est là qu'était le problème.

Je savais très bien ce que j'avais à faire pour préparer le départ, on m'avait toujours fait confiance pour ça. Je ne les avais jamais déçu, on était toujours parti dans les temps.

Le lendemain matin, je me rendis à l'étable pour préparer les bêtes, que ne fut pas ma surprise d'y découvrir mon oncle, déjà à l'œuvre. Il préparait les mektoubs… à ma place. Il s'aperçut que je le regardais d'un air perplexe. - Je sais… c'est toi qui t'en chargé avant. Mais mon frère m'a demandé de t'assister. - Oh… je vois… Je me retenais pour ne pas pleurer, et il le vit. - Je t'en prie ne pleure pas, tu as assez pleuré comme ça. Me dit-il en me prenant dans les bras. Il avait été le seul à ne pas me rejeter pour ce que j'avais fait. Il était le seul réconfort que j'avais. Je me serrai contre lui, tête dans son cou pour ne pas montrer à tout les homins présentent autour de l'étable que je pleurais... - Aller, on va le faire tous les deux. Me dit-il en souriant. Sèches tes larmes petite Horion. - Oui, tu as raison… Allons-y. Dis-je en séchant mes larmes d'un revers de main.

Tout fut prêt comme il se le devait à l’aube du troisième jour. Nous prîmes alors le chemin de Thesos, où nous y attendaient quelques guerriers que mon "père" avait engagé pour assurer notre protection.

Troisième Partie

Reprendre la route me fit du bien… Je me sentis plus libre que tous les mois précédents réunit. Et puis j'étais avec lui… même s'il me haïssait pour moi il était toujours mon père… et je ne pouvais faire autrement que de l'aimer. Nous arrivâmes à Thesos le soir même. Je n'étais jamais vu dans cette ville. Elle m'émerveilla par sa petite cascade… par son pont… et puis sa forteresse… Beaucoup d'homins étaient affairé à forer aux abords de la ville. En passant près d'eux je ne pouvais m'empêcher d'observer leurs talents, espérant qu'un jour je serais au moins aussi doué qu'eux.

Mon "père" et mon oncle partirent à la rencontre des guerriers et les mages qui les attendaient au bar. Pendant ce temps je fis boire les mektoubs et les déchargea de quelques sacs pour qu'ils se reposent. Au bout d'un moment je vis un petit groupe d'homins sortir du bar parmi eux se trouvaient mon "père" et son frère. Les homins qu'ils avaient engagé pour le voyage donnaient l'impression d'être tous plus fort les uns que les autres. L'un d'entre eux attira plus particulièrement mon regard. C'était un imposant guerrier Fyros portant une magnifique armure lourde rouge de très bonne facture. On aurait presque dit un des garde de Pyr tant sa carrure était impressionnante. Il tourna alors la tête dans ma direction, et se détachant du groupe il se dirigea vers moi. J'étais entrain de me battre avec un sac de nourriture qui n'avait apparemment pas l'intention de se laisser faire. Il prit le sac comme s'il n'était rempli que de plumes… et le descendant avec facilité du mektoub qui s'empressa d'aller se désaltérer dans la marre de Thesos.

Il posa alors son regard sur moi. Il le fit comme aucun homin ne l'avait jamais fait. Il sourit me regardant de la tête aux pieds. Je senti son regard passé à travers mes vêtements se posant parfois à certains niveaux… mes joues devinrent rouges comme l'armure du guerrier, et il se mit à rire. Alors que mon père s'avançait vers nous il lui lança : - Vous avez une bien jolie fille Secot. Il continuait de me regarder avec insistance, alors que je sentais mes joues devenir comme de la braise. - Ce n'est pas ma fille, dit sèchement l'homin devenant à son tour rouge mais pour sa part de colère. Le guerrier sourit. - Pardonnez moi je ne voulais pas vous paraître insultant… même si je ne vois pas ce qu'il peut bien vous déranger d'avoir une belle homine comme ça pour fille. - Vous ne le connaissez pas, marmonna-il. - Oh… mais je ne demande que ça. Murmura-il de façon qu'il n'y ait que moi qui puisse l'entendre. J'eus l'impression que mes joues avaient prises feu. Jamais aucun homin ne m'avait parlé comme ça… Je n'étais encore qu'une enfant, même si je savais que je faisais quelque années de plus que mon âge. Du haut de mes 14 années je regardais cet homin qui éprouvait du désir pour moi, et je ne le comprenais tout simplement pas.

Il était tard nous dînâmes donc rapidement avant d'aller tous nous coucher pour être prêts à partir tôt dès le lendemain.

Le jour n'était pas encore tout à fait là lorsque nous prîmes la route du canyon en passant par la marre de Thesos. J'étais heureuse de découvrir cette partie des terres Fyros. Même si tout autour de moi n'était que danger je trouvais que tout était magnifique... Et j'avais même envie de m'accrocher de certains animaux que je n'avais jamais encore vus... Mon oncle m'avait rattrapé par l'épaule pour m'empêcher de m'approcher trop près des ocyx que je n'avais jamais encore rencontrer. Il avait sourit devant ma curiosité en avait tué un exprès pour me montrer à quoi cela ressemblait de près.

Nous arrivâmes au vortex menant aux racines primaires en ne subissant l'attaque que de quelques Cuttlers donc nous n'eûmes aucun mal à nous en débarrasser, parfaitement guider par les ordres du guerrier à l'armure rouge. On aurait presque dit que les animaux avaient peur de lui… en tout cas moi j'en avais peur… Il me regardait toujours avec ces mêmes yeux… ces yeux remplis de désir. A l'époque je ne comprenais pas ce qu'il me voulait. Je voyais petit à petit le regard des homins sur elle changer, mon corps devenir celui d'une homine, un peu trop vite à mon goût d'ailleurs. Mais ces regards je ne savais pas ce qu'ils pouvaient bien vouloir dire.

Mon "père" nous donna l'ordre d'établir le campement juste près du vortex pour qu'en cas d'attaque nous puissions fuir plus aisément. J'aidais le plus possible pour lui montrer que je voulais faire de mon mieux me racheter. Espérant qu'il me pardonne…

Le guerrier à l'armure écarlate me regardait en souriant pendant que je me débattais tant bien que mal avec les tentes. Il s'approcha alors de moi et l'aida à les monter. J'étais nerveuse lorsqu'il était près de moi… Je regardais sans cesse autour de moi pour voir si je n'étais pas seule avec lui. Il faisait toujours en sorte d'effleuré ma main l'air de rien. Je ne pouvais m'empêcher de sursauter à chaque fois ce qui avait pour effet de le faire rire.

Quatrième Partie

Les jours passent étrangement lentement sous l'écorce c'est toujours ainsi, l'on ne sait jamais si c'est le jour ou la nuit au-dessus de nos têtes. Pour ma part c'était surtout parce que j'avais hâte de rentrer à Pyr pour ne plus à avoir à subir ces regards qui me rendaient nerveuse. Et puis la lumière du jour me manquait énormément… j'avais constamment froid avec ce temps humide. L'astre du jour me manquait tant, que tous les jours je passais discrètement le vortex pour aller le contempler briller dans le ciel.

Je pense aujourd'hui que c'était une bêtise de m'aventurer ainsi seule. Il y avait les kitins, les bandits qui rodait non loin de là et surtout il y avait lui… Lui qui avait depuis quelques jours, quitté son armure rouge pour revêtir d'une magnifique robe de mage blanche. Il se révélait aussi bon mage qu'il l'était guerrier. Comme il surveillait mes moindres faites et gestes, il avait peu à peu remarqué que je disparaissais tous les jours à peu près au même moment. Ce qu'il n'avait pas manqué de me le faire remarquer en ricanant.

Nous devions bientôt rentrer à Pyr et j'en étais réellement heureuse. Ma ville me manquait, presque autant que mon désert.

- Bientôt je rentrerais chez moi… dis-je à haute voix en regardant le ciel qui était d'un magnifique bleu. Je me trouvais à l'entré de la grotte qui menait au vortex comme chaque jour, à l'heure où l'astre solaire était au plus haut. Je n'avais aucune envie de redescendre dans cet endroit froid et humide qu'était les racines primaires…

- Bientôt, dis-je une nouvelle fois pour me donner le courage de retourner auprès des autres. - Tiens, tiens, tiens… Tu sais que ce n'est pas prudent de venir ici seule jeune homine ? Dit le guerrier d'une voix qui se voulait douce. Je sursautais. - Pardonne moi je ne voulais pas te faire peur… Je m'inquiétais c'est tout. Dit-il en souriant ses yeux se posant sur mon cou puis descendant vers ma poitrine. - Vous ne m'avez pas fait peur… Mentais-je me sentant plus nerveuse que jamais.

Rester là seule avec cet homin était bien la dernières choses que je souhaitais. Je respirais un grand coup, et ressemblant tout le courage que contenait mon corps et me dirigeais vers le vortex. Je l'avais presque atteint... j'allais enfin être soulagée de sa présence. Je senti alors sa main se resserrer sur mon poignet. Fermant les yeux, j'espérais que ce n'était qu'une illusion. Mais il n'en était rien… il m'attirait à lui avec force. Je ne savais que faire, je n'osais me débattre de peur qu'il me fasse du mal. Il se trouvait maintenant tout contre moi, la nausée me gagnait alors que je sentais à travers sa robe le désir qu'il éprouvait pour moi. Je déglutis difficilement et parviens à murmurer quelques mots.

- Lâchez-moi s'il vous plait… Vous me faites mal… dis-je d'un ton implorant.

Il me fît signe de me taire... Serrant toujours fortement mon poignet de sa main puissante, pendant que l'autre s'était posé sur le bas de mes reins pour me maintenir contre lui. Je réalisais soudain ce qu'il allait se passer si je ne faisais rien. Je me débattais avec rage ne voulant surtout pas qu'une chose pareille arrive. Surpris il lâchait ma main, j'en profitais pour courir le plus vite possible vers le vortex. Je n'étais pas assez rapide… Il se jeta sur moi, tombant lourdement sous son poids, je poussa un cri de douleur en touchant le sol. Je me débattais, le frappant le plus fort possible… le griffant. Il était évidemment bien plus fort que moi… et il n'avait aucun mal à contenir mes attaques répétées. Il me giflait alors avec force, ma tête heurtait le sol avec violence, ce qui eu pour effet de m'étourdir. Je cessais alors de bouger… complètement sonnée. Il en profitait pour me bloquer de telle sorte qu'il m'était impossible de bouger ne serait-ce qu'une main. Toujours sonnée, je ne comprenais qu'à moitié ce qui se passait. Je sentais ses lèvres se poser sur les miennes, dans mon cou, sa main descendant le long de ma jupe, puis la remonter avec ferveur. Tout mon corps tremblait de peur, le sien d'excitation. Il posa sa main sur ma cuisse… Cela en était trop… Je lui hurlais de me lâcher me débattant de nouveau. Plaquant sa main sur ma bouche il me murmurait doucement à l'oreille.

- Chut…Tu ne voudrais pas que je te fasse du mal n'est ce pas ? Glissant sa main le long de ma cuisse montant toujours.

Quelque chose le heurta de plein fouet, le projettent à cinq mètres de moi. Cette chose était en réalité mon oncle, qui s'inquiétant de ne pas me voir revenir était parti à ma recherche. Ils se mirent alors à se battre, se frappant avec force. Je me traînais tant bien que mal contre la paroi de la grotte tremblant toujours. Mon oncle agrippa le guerrier par le col et lui frappait la tête contre la grotte avec violence. L'homin le visage couvert de sève fît alors un mouvement brusque. Mon oncle ne bougea plus comme stupéfait… J'essayai de comprendre ce qui venait de se produire… Il tomba alors à genou… se tenant le ventre de la sève lui coulant entre les doigts. Il me regarda horrifié puis regarda ses mains recouvertes de sang. Le guerrier se retournait vers moi, la dague qui venait de frapper mon oncle toujours à la main. M'attrapant par le bras il me relevait et approchait sa dague maculée de la sève en direction de ma gorge, prêt à me la trancher d'un instant à l'autre.

- Tu aurais du me laisser faire… Il attrapa mes cheveux d'une main me renversant la tête en arrière. Regarde ce que j'ai été obligé de faire par ta faute.

Je vis alors mon oncle se relever, se tenant à la paroi de la grotte. Il se jeta de nouveau sur l'homin et usant de ses dernières forces, réussit par miracle à retourner la dague contre son possesseur qui ne s'y attendait pas, lui plantant en plein dans la gorge. Le guerrier tombait directement au sol et il ne bougeait plus.

Je continuais à trembler horrifiée par le spectacle et l'épreuve que je venais d'endurer… mon oncle me criait d'aller chercher le plus vite possible son frère. Il dut s'y prendre à deux fois avant que je ne réagisse et que j'aille le chercher.

Ils étaient tous assis autour du feu pour le repas du midi, quand je leur hurlais de venir, ne prenant même pas la peine de vérifier s'ils se trouvaient derrière moi je repassais le vortex pour retourner auprès de mon oncle. Arrivant de l'autre coté du vortex je le vis là… ne bougeant plus. Je restais figée ne pouvant plus faire le moindre geste. Les autres arriveraient rapidement accourant auprès des deux homins au sol. Ils ne purent que constater leur mort. Mon "père" était tombé à genou regardant dans le vide. Une des foreuses s'approcha de moi.

- Hey… que s'était-il passé puce ? Dit-elle d'une voix douce et réconfortante. Elle me regarda des pieds à la tête, elle vit ma robe déchirée mes cheveux habituellement parfaitement lisses, en bataille, elle comprit. Ce n'est rien… C'est fini maintenant tout ira bien. - Oui ! Tu as raison Aelion. Cria mon "père" à l'homine. C'est fini maintenant. J'ai perdu ma fille par la faute de cette garce… et maintenant mon frère ! Terminé… Va-t-en… Cela m'est bien égal que tu puisses te faire tuer par les kitins ou bien violer par des bandits. Je ne veux plus jamais te voir ! - Je vous en prie Secot. Vous ne comprenez donc pas ? Cet homin a essayé d'abuser de votre fille. Dit-elle en pointant le guerrier. Votre frère l'a sauvé… - Je n'ai que faire de vos dires. Je ne veux plus la voir ! Prenant le corps de son frère sur son épaule et il passa le vortex. Ce fût la dernière fois que je le vis…

Je savais ce que j'avais à faire… Je me levais et sous le regard effaré des autres et je pris la direction de la sortie. Je ne regardais pas en arrière… j'avais assez fait de mal comme ça. Il valait mieux pour tout le monde que je parte… et que je ne revienne jamais. Aucune des personnes présente n'essaya de me retenir. Ils avaient tous bien trop peur de mon "père" pour faire quoi que ce soit.

La nuit était tombée sur le canyon et il y régnait un froid glacial. J'avais réussi à ne pas me faire voir par les bandits… et je me dirigeais maintenant vers Thesos. C'était loin d'être gagné même si c'était l'une des meilleures saisons pour voyager dans le couloir brûlé, les kinchers, les cuttlers y rôdaient toujours à la recherche de proies, et je ne doutais pas d'être un repas parfait.

Je mis plus de deux semaines pour atteindre Thesos en à peu près un seul morceau. Je décidais de m'y installer ne voulant plus retourner à Pyr de peur d'y croiser mon "père" ou ma "mère".

Je me mis avec assiduité au forage plus pour survivre que par envie… le forage me rappelait bien trop ma petite sœur … Mais c'était la seule chose que je savais à peu près faire, et il fallait bien manger…


Histoire