Ryzom
Fuite

De EncyclopAtys




Fuite par Liandra d’Alanowë, Publié dans La Nouvelle Feuille d'Atys, le Quinteth, Folially 5, 3e CA 2524 [1].






A quelques milles du Cercle, une jeune Matis profite des premiers rayons de l’astre du jour. Allongée entre les racines d’un vieil arbre, son esprit s’évade. Elle repense aux évenements qui l’ont menée en Sokkarie.

Chapitre I


Arrivée plus morte que vive à la lisière de la majestueuse forêt de notre peuple, elle avait crevé son mektoub en lui imposant un rythme infernal et cheminait péniblement. Anko l’avait quittée hier au matin pour mener ses poursuivants sur une fausse piste. Il avait chargé leur dernière bête de tout leur attirail pour faire croire qu’elle était montée par deux homins. Ou bien était-ce avant hier ? Elle ne savait plus...

Tout n’était que douleur, chaque pas lui arrachait un gémissement. Au premier abord, un quelconque passant aurait pu la prendre pour un ivrogne tant sa démarche était chancelante. L’idée lui arracha un rire, ou plutôt un croassement... le seul passant qu’elle pourrait rencontrer serait un fyros, qui se hâterait sûrement d’achever le travail de ses congénères. A moins qu’il ne s’asseye tranquillement pour se délecter de son agonie. Hum, oui ce serait plus dans le goût de ces gingos dégénérés. Elle espérait juste qu’Anko avait pu s’en tirer. Ou au moins qu’il ne soit pas pris vivant. Le feu d’artifice qui avait résulté de l’embrasement de la tente où étaient entreposées leurs munitions n’avait pas dû leur plaire. Ils comptaient sûrement lui faire payer chère le spectacle. Décidemment ils n’avaient aucun goût pour l’art... nouveau croassement. Voilà qu’elle commençait à faire de l’humour. Noir l’humour, qui marquait sans doute le début de sa fin...

Elle ne savait même plus si ses jambes la menaient encore dans la bonne direction, mettre un pied devant l’autre requérait déjà toute son attention et sa volonté, alors quand à savoir où elle allait... Autant demander à un capryni ce qu’il pense de l’art rupestre Zoraï. Cette fois ci sa gorge desséchée n’est plus capable de créer le moindre son.

C’est peu de temps après que survint sa première chute. Elle s’était forcée à ne pas tomber, ne pas s’arrêter, sachant très bien qu’elle serait incapable de reprendre sa route si elle permettait à ses membres exténués de cesser leurs efforts. Tombant en avant, elle s’écorcha la paume des mains. A genoux, elle porta sa main à la bouche pour épancher la fuite de sa sève, et y découvrit un goût étrange. Celui de la terre. Forçant ses yeux, brûlés pas la réverbération de l’astre sur le sable, à lui fournir une image un tant soit peu claire, elle découvrit du vert. Tournant la tête, elle pu voir que cela devait faire plusieurs heures qu’elle avait quitté le désert, et qu’elle cheminait à présent sur une lande de terre parsemée de plantes. Son cerveau abruti de fatigue n’avait pas su retranscrire ce que tout son corps lui hurlait depuis un moment sans doute. Au loin, elle pouvait distingué une ligne sombre indiquant le début d’une forêt dense. Elle pouvait peut être y arriver encore, ou moins devait elle essayer. C’est moitié en trébuchant, moitié en rampant qu’elle arriva aux premiers arbres. Elle s’adossa péniblement contre l’un d’eux, tandis que l’astre du jour laissait sa place à celui de la nuit. N’ayant plus la force de poursuivre son chemin, elle se laissa emporter par le sommeil. Si elle ne devait pas se réveiller, au moins ce serait au pied d’un de ces arbres qu’elle chérissait tant.

Chapitre II


Elle se réveilla, mais pas au pied de l’arbre ou elle s’était endormie. Son corps n’était plus que douleur. Elle tenta d’ouvrir les yeux, mais ne pu distingué que des tâches de couleurs et des formes, comme si un peintre fou avait refait Atys à l’image de sa dégénérescence mentale. Mais avant qu’elle n’ait pu en savoir plus, son esprit sombra à nouveau...

... Finalement, les cauchemars étaient préférables à ce pseudo état d’éveil. C’était la même chose, la douleur en prime. Les souvenirs affluèrent vite, trop vi...

... Cette fois-ci, il y a deux voix.

... l’amenér à la capitale, j’y trouverai les plus grands guérisseurs.

Anko... au moins elle devait être en sécurité.

Ta Dame mourrait en chemin. C’est déjà miracle qu’elle soit vive.

Voie basse, chevrotante. Inconnue.

Encore faut-il appeler cela être en...

Kaléidoscope...

...Réveil. C’était à ce demandé pourquoi elle s’accrochait encore à ce morceau de chair carbonisée. Mais cette fois son esprit semblait daigné rester accrocher à la réalité plus que quelques instants. Elle ne voyait toujours pas mieux. Tâtonnant, elle découvrit qu’elle était couchée, sur le côté, sur un lit d’herbes certainement. En tentant de se mettre sur le dos, elle découvrit pourquoi on l’avait couchée sur le flanc ; le simple contact des brins de choloë provoqua immédiatement une vive douleur. Finalement, sa position première était encore la moins inconfortable. Ce n’est qu’après un long moment qu’elle trouva le courage d’explorer son visage de sa seule main valide. Elle découvrit un amas de cicatrices. Comme si sa peau avait bouillie. En y repensant c’était un peu le cas. Elle eut envie de pleurer, mais ne réussit qu’à émettre un gémissement pitoyable. Le bruit sembla attirer quelqu’un. Des bruits de pas, accompagnés de coups sourd, sûrement une canne, lui indiquèrent que l’on s’approchait.

De retour parmi les vivants pettiote ?

La voix basse et chevrotante, sans aucun doute une vieille homine.

Oui, une très vieille homine pettiote

Elle tourna la tête pour tenter d’apercevoir son interlocutrice, mais ne réussi qu’à provoqué une nouvelle décharge de douleur.

Ne bouge pas. De toute façon, tu n’y verras plus. Tes yeux sont morts.

Elle avala péniblement de la salive, et réprima une nouvelle montée de larmes.

La voix reviendra sans doute, mais si tu aimais pousser la chansonnette, ce sera à oublier. Où alors pour faire fuir les prédateurs.

Cette fois-ci les larmes coulèrent, provoquant des sillons de feu sur ses joues.

Ton bras cassé n’a pas été remit à temps, tu ne le récupéreras donc qu’en partie. Quand à ta peau, une fois qu’elle aura cicatrisée, il y a de fortes chances pour qu’un Zoraï ait plus de charme que toi.
Suffit vieille sorcière, inutile de la torturer ainsi !

Anko...

Tsss.. Autant qu’elle sache de suite à quoi s’attendre. Je ne veux pas essayer de la remettre sur pieds pour qu’elle décide de mourir une fois qu’elle verra ce qu’elle est devenue.
Monstre perfide, vous êtes pire que la dernière d...

Elle re-sombra, et cette fois en espérant ne plus se réveiller.

Espoir déçu.

Tiens, tu daignes revenir parmi nous.
...boire...

Cette fois, elle réussit à articuler quelque chose de compréhensible. La vieille homine approcha une louche à ses lèvres, lui permettant de se désaltérer.

Je pensais que tu avais finalement décidé de rejoindre l’Ecorce. Mais je me suis trompée. Ma foi, j’aurais dû m’en douter, étant donné que tu as survécu à une épreuve qui aurait tuer plus d’un solide fyros.

A ce nom, elle se mit à trembler, de rage contre ceux qui étaient fautifs de son état.

Tu te trompes pettiote. Ce n’était pas des fyros à proprement parler qui vous ont causé vos soucis. Vous n’avez pas eu de chance, vous êtes tombés sur une tribu de dissidents de la pire espèce. Apparentés aux habitants du désert, ça oui, mais pas des "vrais" fyros. Ils ne sont pas si barbares. Au pire, les plus extrémistes t’auraient exécuté, mais leur code de l’honneur ne leur permet pas d’infliger ça à leurs prisonniers. Eux même traquent ces tribus, car elles sont une engeance pour leur propre civilisation.

Maigre réconfort.

Mais il semble que tu sois d’une bien meilleure constitution que ne le laisse paraître ton frêle aspect, ne t’en plaint pas. Quoiqu’il en soit, Elle a décidé qu’il en serait autrement. Et ce malgré le fait qu’Elle m’avait promis de me laisser finir mes jours en toute quiétude. Tsss, de toute façon, j’aurais dû me douter qu’Elle ne me laisserait pas tranquille. Rien qu’en te voyant, j’ai de suite compris qu’Elle était derrière ton arrivée chez moi. Tu ne peux pas imaginé à quel point mon dos me fait souffrir depuis ce soir où je t’ai transportée jusqu’à ma cahute.

Cette vieille devait être folle, elle ne comprenait pas la moitié de son discours.

Tsss, même pas le respect pour l’âge, sans compter le fait que sans moi tu aurais servi de repas au premier carnassier venu. Je te parle de celle qui se fait appelée Jena bien évidemment, petite idiote
En d’autres temps, on lui aurait tranché la tête pour lui avoir parlé aussi familièrement.
Je..na...abéra..tion...grand...mentor seulement
Si tu veux, si tu veux. Et pourquoi toujours cette idée fixe de vouloir raccourcir les gens chez vous les nobles. A croire que vous n’avez que ça en tête.

Partit un rire qui ressemblait plus à un croassement.

Tu sembles hermétique à mon humour petite. Bah, ça ne fait rien, le principal est que cela me fasse rire moi. Bon, revenons à nos bodocs. Bien qu’Elle n’ait pas daigné m’expliquer pourquoi, comme à son habitude d’ailleurs, Elle semble décidée à te donner, disons, une seconde chance.
..je ne... comprends...pas
Ca ne fait rien, personne ne t’as demandé de comprendre quoi que ce soit. De toute manière, cela fait des lustres que je la pratique, et je n’ai que rarement entendu grand chose à ses décisions. Et nous n’avons pas à le faire. Nous allons partir ce soir. J’espère que ton ronchon de serviteur reviendra vite, je n’ai pas la moindre envie de te porter à nouveau. Maintenant, repose toi. Tu auras besoin de toutes tes ressources pour ce qui t’attends. Dors.

Ce qu’elle fit, sans savoir si c’était la fatigue où l’injonction de la vieille homine qui l’avait poussée dans le sommeil. Lorsqu’elle s’éveilla, elle était allongée dans un brancard tiré par une bête de trait.

Nous sommes bientôt arrivées petite. Anko est revenu à temps pour m’aider à confectionner de quoi te trimballer. Evidemment, il a râler tant et plus, et m’a encore traitée de tous les noms. J’ai été obligée de l’envoyer chercher des plantes pour te faire une soi-disant décoction. Il m’aurait cassé les pieds pour nous accompagner si il avait su que nous partions immédiatement. Remarque, il risque d’avoir du mal à les trouver. Elles n’existent que sur les berges des Lacs. Résultat, j’ai encore dû te porter.

Mais sa voix était basse, presque solennel, sans la moindre trace de son ironie habituelle.

Voilà, nous y sommes.

Cette fois, sa voix était à peine plus qu’un souffle. La vieille homine la tira de son brancard, puis, après l’avoir portée sur quelques pas, la plongea dans un liquide épais et tiède. Seule sa tête était encore hors de cette étrange substance.

A présent petite, tout dépend de toi. Tu vas être bien, merveilleusement bien. Mais si tu te laisses allez pleinement à cette béatitude, tu te perdras et ta personnalité fera partie de l’Ecorce. A jamais. Sois courageuse et forte, et n’oublie pas qui tu es.

Elle lui avait parlé doucement, avec affection presque. Puis elle prononça quelques mots dans une langue inconnue, avant de l’immergée entièrement dans la Sève.

Chapitre III


Lorsque la vieille homine lâcha sa tête, elle fût prise de panique, et retînt sa respiration de peur de se noyer. Même lorsque, après un temps qui lui parut infiniment court, ses poumons craquèrent et l’obligèrent à tenter d’happer une goulée d’air, sa terreur subsista encore, et ce malgré le fait qu’elle "respirait". Sensation étrange, son corps lui disait que tout allait bien, mais son esprit refusait de croire à l’impossible. Concentrée sur le refus de ce qui était en train de se passé, elle ne se rendit pas compte que sa douleur s’apaisait. Jusqu’à ce qu’elle ne ressente plus rien. Puis ce fut au tour de son esprit, petit à petit, elle n’avait plus ni peur, ni colère, ni questions. Juste la béatitude la plus totale.

Et elle commença à "voyager". Elle se déplaçait à une vitesse impressionnante, puis s’arrêtait d’un coup pour assister à une scène. Ici, elle vit un groupe de Trykers pêcher. Mais dans le même temps elle avait l’impression d’être le sagass qui était l’objet de la convoitise des pêcheurs. Là, ce fût des matis bataillant contre des kitins. Ici un troupeau de bodocs paissant. Et ainsi de suite. Pendant un temps qui parut infini, elle voyagea, et à chaque fois, elle "voyait" les sentiments, les pensées de tous les protagonistes, un peu comme si elle assistait à une pièce de théâtre tout en étant le spectacle lui-même. Sensation tout à la fois terrifiante et...attirante. Car plus elle voyageait, plus elle se "fondait" dans l’ensemble, plus les visions se faisaient plus "générales". Sans y prêter attention, elle se vit. Elle vit des épisodes de sa vie, mais sans les "revivre". Comme si c’était une autre. Et toujours cette impression de pouvoir être tout et rien en même temps. Jusqu’à ce qu’elle assiste à sa propre torture. Elle eut, à ce moment précis, le choix d’ignorer sa souffrance, de la considérée comme faisant partit du grand ensemble. Elle eut le choix d’être à la fois ceux qui lui faisaient mal, le sable sur lequel elle était traînée, le mektoub qui broutait sa pitance, le vent du soir. Mais elle ne le fit pas. Car c’était elle. Et partagé sa souffrance, l’ignorée, c’était s’oublié elle-même. Les dernières paroles de la vieille homine lui revinrent alors à l’esprit. N’oublie pas qui tu es. Et elle accepta la douleur. Dès lors, elle courut après sa vie, n’étant plus spectatrice mais elle-même, ignorant tout le reste. Pourtant, à de nombreux moments elle voulût ressentir. Savoir pourquoi son père l’avait tant haï. Un seul instant et elle aurait pu comprendre, et ainsi connaître le repos. Mais elle savait maintenant que chacun des ces instants d’omniscience lui coûtait un instant d’elle même. Elle préféra l’ignorance. Au fur et à mesure qu’un temps qu’elle ne pouvait quantifié passait, elle fut à nouveau une simple homine.

Et elle commença à étouffer. Ses poumons se remplirent de liquide alors qu’elle tentait de prendre une bouffée d’air. Se relevant d’un coup, elle se retrouva assise entre les branches d’un arbre tel qu’elle n’en avait jamais vu. Immense, roi parmi les rois, son tronc était si large qu’il aurait fallu une dizaine de matis se tenant par la main pour en faire le tour. Son branchage s’étalait sur toute la clairière, et nulle autre plante ne poussait sous lui. Une partie de ses racines, dont certaines aussi larges que le torse, s’étaient rejointes, comme lorsque l’on forme un récipient avec ses mains. Elle y était assise, baignant dans un liquide tiède dont la consistance faisait penser à de la sève. D’un vert clair, brillant, le liquide coulait depuis l’arbre lui-même, comme de la sève s’écoulant d’une blessure.

Une fois de plus, tu nous reviens !

C’était la vieille homine, qui venait vers elle. Petite, presque rabougrie dirait-on, elle s’appuyait sur une branche pour marcher. Elle était vêtue de cuir et de plantes tissée, comme si la nature elle-même l’avait habillée. Des cheveux blancs et raides entouraient un visage si ridé que l’on pouvait se demander si un jour elle avait été jeune. Mais ses yeux trahissaient son aspect, gris clair, ils étaient vif et lui donnait l’impression qu’elle était sans âge.

Il n’est pas encore temps, dors.

Elle plongea dans le sommeil, et pour la première fois depuis longtemps ne fit pas de cauchemars.

Lorsqu’elle s’éveilla à nouveau, elle était à même le sol. Il faisait nuit, elle avait froid. Un mouvement à l’orée de sa vision attira son attention, et c’est alors qu’elle se rendit compte qu’elle avait vu. Ses yeux lui permettaient à nouveau de voir aussi clairement qu’auparavant. Elle abaissa son regard sur ces mains et n’y vit ni blessures ni brûlures. Portant ses mains à son visage, elle le trouva lisse, sans la moindre trace de cicatrices. Ce n’est que lorsqu’elle finit l’inspection de son corps qu’elle se rendit compte que la veille homine était debout, face à elle.

Vieille homine..."
Oui pettiote ?
Je ne comprends pas.
Ne cherche pas à le faire. Profite juste de cette chance qui t’as été offerte.

L’homine sans âge prit son visage entre ses mains, plongeant ses yeux gris dans les siens.

Tu as perdu des choses, et tu en as gagné d’autres. Quoiqu’il en soit, tu n’es plus la même, en bien ou en mal, je ne sais pas, mais tu as changée, c’est incontestable.
Je ne sais pas comment te remercier. Tu ... tu m’as donné tant !
Je n’ai rien donné, je n’ai pas ce pouvoir, je n’ai que guidé. Mais si tu veux me faire plaisir, pense à moi de temps à autres.
Jamais je ne pourrais t’oublier, combien même le voudrais-je, je sais que cela me serait impossible.
A présent, vas. Suis le sentier et ne te retourne pas. Ton serviteur t’attend chez moi.
Et toi ?
J’ai compris une chose, tu étais la dernière choses que j’avais à faire.

Comprenant le sens de ses mots, elle se mit à pleurer.

Tsss, sèche moi ça. Il n’y a aucune raison. Cela fait trop longtemps que j’arpente l’Ecorce d’Atys. Je suis fatiguée. Et il est plus que temps que je me repose. Et prends ça.

Elle lui tendit son manteau. En effet, elle était nue, et la fraîcheur de la nuit le lui rappelait vivement. Elle grelottait.

Si tu attrapes un mal, le grincheux sera encore fichu de dire que c’est ma faute. Et ne fais pas trop d’effort, tu vas être faiblarde pendant encore pas mal de temps. Tu pourras te servir chez moi, je t’y ai laissé deux ou trois bricoles, dont une qui a fait de moi une homine irrésistible fût un temps.

Elle se mit à rire, doucement, comme si elle venait de se remémorer un souvenir agréable.

Merci. Pour tout.
Allez, pars maintenant.
Adieu.

Elle s’en alla, suivant le sentier sans se retourner comme elle le lui avait ordonné.

Dans une certaine clairière, dont d’aucuns diront quelle n’existe pas, un vieil arbre entoura ses racines autour d’une vieille homine qui s’était endormie à ses pieds. Lorsqu’elle sentit qu’elle pouvait se retourner, elle vit que le sentier n’était plus. Nulle part on ne voyait la cime d’un arbre si grand que sa taille indiquait qu’il devait être né avec Atys elle-même. Elle laissa à nouveau ses larmes coulér, mélange de joie et de tristesse, avant de reprendre son chemin, qui la menait à nouveau sur la route des homins...

Peu de temps après, elle aperçu la cabane. De la fumée indiquait qu’on y avait fait un feu. Poussant la porte, elle y découvrit un Anko qui faisait les cent pas. Lorsqu’il la vit, il s’arrêta un moment, l’air stupéfait, avant de se précipiter pour la faire entrer tout en la couvrant d’un plaid.

Ma Dame, enfin, j’étais mort d’inquiétude, cela fait des jours et des jours que vous et la vieille avez disparues, le Grand Mentor l’emporte ! Et que vous est-il arrivé, vous, enfin vous étiez gravement blessée, et voilà totalement remise ! Et vos yeux ! Ils ont changés ! Que vous a t’elle fait ?! Et...
Elle s’appelait Anej’Loka.



Conte pour certains, invention farfelue pour d’autres, nombreux sont ceux qui ont tenté d’en apprendre plus de la part de l’auteur. La seule réponse à toutes les questions fut un mystérieux sourire...


  1. Mardi 17 août 2004