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Girlyshop : Différence entre versions

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==Chapitre Un : Route commerciale des terres matys – Horizon 2527 – –==
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==Chapitre Un : Route commerciale des terres [[matis]] – Horizon [[2527]] – –==
  
Le convoi d esclaves traverse lentement la masure. La route est penible du fait d un hiver rigoureux et nombre d esclaves tryker peu habitués au froid et affames sont deja tombes en chemin. Ca n a pas l air de tourmenter davantage l escorte du convoi, il est imperatif pour eux de rejoindre Yrkanis au plus vite car la neige ne cesse de tomber et bientot la route meme sera impraticable.  
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Le convoi d'esclaves traverse lentement la [[Masure de l'Hérétique|masure]]. La route est pénible du fait d'un hiver rigoureux et nombre d'esclaves [[trykers]] peu habitués au froid et affamés sont déja tombés en chemin. Ca n'a pas l'air de tourmenter davantage l'escorte du convoi, il est imperatif pour eux de rejoindre [[Yrkanis]] au plus vite car la neige ne cesse de tomber et bientot la route même sera impraticable.  
Encore toute petite, je suis entasse avec d autres enfants et des homines dans la roulotte que deux mektoubs tirent peniblement, les homins, eux, sont enchaines a l arriere… Tout pres de moi, une petite fille me sourit, ces cheveux sont roses vifs et la situation n a pas l air d afflaiblir sa joie de vivre… Pour ma part, je suis paralyse par la peur et la confusion :  
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Encore toute petite, je suis entassée avec d autres enfants et des homines dans la roulotte que deux [[mektoub|mektoubs]] tirent péniblement, les homins, eux, sont enchainés à l arrière… Tout près de moi, une petite fille me sourit, ses cheveux sont roses vifs et la situation n'a pas l'air d affaiblir sa joie de vivre… Pour ma part, je suis paralysée par la peur et la confusion :  
Quelques jours auparavant notre camp fut decime par les esclavagistes et laisse en flamme et la derniere fois que ma mere posa les yeux sur moi ce fut en rendant son dernier souffle. Notre famille qui avait deja souffert la perte de mon pere seulement quelques mois après ma naissance est detruite et j en suis maintenant la seule membre en vie….  
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Quelques jours auparavant notre camp fut décimé par les esclavagistes et laissé en flamme et la derniere fois que ma mère posa les yeux sur moi ce fut en rendant son dernier souffle. Notre famille qui avait déja souffert la perte de mon père seulement quelques mois après ma naissance est détruite et j'en suis maintenant la seule membre en vie….  
Je scrute le sceau tatoue sur ma peau, la marque des esclaves vient d etre tout recement pose sur moi et me fait encore tres mal. Et sa signification est tout aussi penible, je ne serais jamais plus libre… Maintenue dans les bras d une ancienne, je suis en proie au desespoir et incapable de dire un mot depuis des jours…  
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Je scrute le sceau tatoué sur ma peau, la marque des esclaves vient d'être tout récement posée sur moi et me fait encore très mal. Et sa signification est tout aussi pénible, je ne serai jamais plus libre… Maintenue dans les bras d'une ancienne, je suis en proie au désespoir et incapable de dire un mot depuis des jours…  
Soudain un enorme fracas resonne a l exterieur. Le convoie est attaque par une horde de brigands. C est un monde hostile et les routes ne sont sures pour personne, les mektoubs effrayes finissent par galloper et la roulotte glisse au detour d un virage, verse et finalement va s ecraser en contrebas. Durant le choc ma tete est violement heurtee par une nasse d outils et je perd connaissance…  
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Soudain un énorme fracas résonne à l'extérieur. Le convoi est attaqué par une horde de brigands. C'est un monde hostile et les routes ne sont sures pour personne, les mektoubs effrayés finissent par galloper et la roulotte glisse au detour d'un virage, verse et finalement va s'écraser en contrebas. Durant le choc ma tête est violement heurtée par une nasse d'outils et je perds connaissance…  
Des sons insoutenables me tirent bientot de l inconscience…Il reigne le chaos le plus total, j entends des cris et gemissements de douleur de toute part. L ancienne qui m avait protégé lors de la chute a relache son etreinte… Je la regarde : qui est elle ? et ou suis je ? Tous mes souvenirs anterieurs a l accident ont disparus et je reste paralyse de torpeur…  
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Des sons insoutenables me tirent bientôt de l'inconscience… Il règne le chaos le plus total, j 'entends des cris et gémissements de douleur de toute part. L'ancienne qui m'avait protégé lors de la chute a relaché son étreinte… Je la regarde : qui est elle ? et suis je ? Tous mes souvenirs antérieurs à l'accident ont disparu et je reste paralysée de torpeur…  
Une petite main me saisit le bras, c est une fille aux cheveux roses qui est ecrasee par le corps inerte d une homine, elle pleure et me supplit de lui venir en aide. Je la tire a grand peine vers moi puis me tourne vers l ancienne… Celle-ci m ordonne de fuir avant le retour des brigands et rend l ame… Je ne saisis rien a la situation mais l ordre de l ancienne reveille mon instint de survie…  
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Une petite main me saisit le bras, c'est une fille aux cheveux roses qui est ecrasée par le corps inerte d'une homine, elle pleure et me supplie de lui venir en aide. Je la tire à grand peine vers moi puis me tourne vers l'ancienne… Celle-ci m ordonne de fuir avant le retour des brigands et rend l'âme… Je ne saisis rien à la situation mais l'ordre de l'ancienne réveille mon instinct de survie…  
Je m extripe avec la petite de la carcasse de la roulotte. Un vent froid et sec coupe ma peau et au dessus de nous une bataille sans merci se livre… je decide de fuir en direction opposee… Nous avancons a grand peine dans la neige, la foret est proche, nous devons la rejoindre au plus vite pour nous dissimuler. A l oree du bois, je me tourne en direction de la roulotte. Des survivants fuient a grand peine et sont deja rattrappe par les brigands, s en suit un massacre…  
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Je m'extripe avec la petite de la carcasse de la roulotte. Un vent froid et sec coupe ma peau et au dessus de nous une bataille sans merci se livre… je décide de fuir en direction opposée… Nous avancons à grand peine dans la neige, la forêt est proche, nous devons la rejoindre au plus vite pour nous dissimuler. A l'orée du bois, je me tourne en direction de la roulotte. Des survivants fuient à grand peine et sont déja rattrappé par les brigands, s'en suit un massacre…  
Nous ne cessons de marcher et la nuit tombe deja. Je n ai plus de force. La petite et moi avons traverser la foret sans mot dire et je n ose lui dire ce que personne n ignore : La nuit et le froid aura raison de nous dans peu de temps. Je decide d abandoner la marche en croisant une cavite rocheuse. Le bois est trop humide pour faire un feu. J enlasse la petite en quete de chaleur mais deja j entends son coeur battre faiblement. Nous restons toutes deux serrees l une contre l autre attendant de dormir d un sommeil eternel. Mes yeux se ferment…  
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Nous ne cessons de marcher et la nuit tombe déja. Je n'ai plus de force. La petite et moi avons traversé la forêt sans mot dire et je n'ose lui dire ce que personne n'ignore : La nuit et le froid auront raison de nous dans peu de temps. Je decide d'abandonner la marche en croisant une cavité rocheuse. Le bois est trop humide pour faire un feu. J'enlasse la petite en quête de chaleur mais déja j'entends son coeur battre faiblement. Nous restons toutes deux serrées l'une contre l'autre attendant de dormir d'un sommeil éternel. Mes yeux se ferment…  
  
 
==Chapitre Deux : L'enseignement de [[Sightseer]]==
 
==Chapitre Deux : L'enseignement de [[Sightseer]]==
  
J entends le bruit de braises crepiter d ou sort une chaleur bienveillante, j ouvre lentement les yeux, devant moi se tient assis un homin de la meme race que nos assailants, un etre grand et fin qui me scrute impassiblement. La petite et moi sommes enveloppees dans une couverture et malgre la peur cause par sa presence, je suis epuisee et m endors de nouveau.  
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J'entends le bruit de braises crépiter d'où sort une chaleur bienveillante, j'ouvre lentement les yeux, devant moi se tient assis un homin de la même race que nos assailants, un être grand et fin qui me scrute impassiblement. La petite et moi sommes enveloppées dans une couverture et malgré la peur causée par sa presence, je suis épuisee et m'endors de nouveau.  
Tard le lendemain, je trouve la petite et le grand homin en train de dejeuner. Celui-ci remarque mon reveil et me tend a manger. La faim supprime toutes formes de politesse et j avale avidement ma gamelle sans un mot. L homin degage une certaine bonte, il n a pas l air comme les autres de la veille. Je l ecoute parler avec la petite qui relate le drame passé. Cela a l air d affecter le grand homin…  
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Tard le lendemain, je trouve la petite et le grand homin en train de déjeuner. Celui-ci remarque mon reveil et me tend à manger. La faim supprime toute forme de politesse et j'avale avidement ma gamelle sans un mot. L'homin dégage une certaine bonté, il n'a pas l'air comme les autres de la veille. Je l'écoute parler avec la petite qui relate le drame passé. Cela à l'air d affecter le grand homin…  
Puis viennent les presentations : son nom est Sightseer, la petite se nomme Echo. Il me demande alors mon nom…. Quel est mon nom ? Mais qui suis je donc ? J ai tres peur lorsque je realise a nouveau que tous souvenirs de mon passé a disparu. Sightseer comprend ma detresse et dit : Laisses moi soigner cette blessure a la tete, pourquoi ne parles tu pas ?  
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Puis viennent les présentations : son nom est Sightseer, la petite se nomme Echo. Il me demande alors mon nom…. Quel est mon nom ? Mais qui suis je donc ? J'ai très peur lorsque je réalise à nouveau que tout souvenir de mon passé a disparu. Sightseer comprend ma détresse et dit : Laisses moi soigner cette blessure à la tête, pourquoi ne parles tu pas ?  
J explique d abord difficilement que je ne sais plus mon nom et peu a peu en parlant, pose toutes sortes de question sur le monde qui m entoure en quete de comprehension. Les jours passent, mes nuits sont hantees de cauchemars mais leurs sens m echappent. Je vois des visages, des morts, le chaos. Nous avons reprit la marche des que nos forces furent suffisantes.  
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J'explique d'abord difficilement que je ne sais plus mon nom et peu a peu en parlant, pose toutes sortes de questions sur le monde qui m'entoure en quête de compréhension. Les jours passent, mes nuits sont hantées de cauchemars mais leurs sens m'échappent. Je vois des visages, des morts, le chaos. Nous avons reprit la marche dès que nos forces furent suffisantes.  
Sightseer nous a fait la promesse de prendre soin de nous le temps pour nous de savoir nous battre et rejoindre notre continent. Ainsi il y aurait un monde d ou Echo et moi serions natives. Nous sommes donc sous tutelle de Sightseer… Il nous equipe et nous demande de cacher le sceau des esclaves a quiquoncque etranger. Commence alors un long apprentissage du forage. Tres souvent nous faisons escale dans les villages afin de vendre nos confections…  
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Sightseer nous a fait la promesse de prendre soin de nous le temps pour nous de savoir nous battre et rejoindre notre continent. Ainsi il y aurait un monde d'ou Echo et moi serions natives. Nous sommes donc sous tutelle de Sightseer… Il nous équipe et nous demande de cacher le sceau des esclaves a quiquonque étranger. Commence alors un long apprentissage du forage. Très souvent nous faisons escale dans les villages afin de vendre nos confections…  
Le temps passé aux fils des etapes sur les places marchandes. Peu a peu, les commercants s accoutument a voir une toute jeune adolescente au timbre encore suraigue essaye de vendre ses articles grossiers. L’un d’eux par maintes fois demande mon nom sans trouver reponse quoi que premierement offusque, il decide un jour que ce choix lui incombe…
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Le temps passé aux fils des étapes sur les places marchandes. Peu a peu, les commercants s'accoutument à voir une toute jeune adolescente au timbre encore suraigu essayer de vendre ses articles grossiers. L’un d’eux par maintes fois demande mon nom sans trouver réponse quoi que premièrement offusqué, il décide un jour que ce choix lui incombe…
“Toi, dont on ne connait ni l’origine, ni le nom si ce nest ton mutisme a ce sujet et que tu es de seve tryker… Et bien je vais t affubler d’un nom qui signifie dans un patoi desuet “fillette”, tu te prenommeras Girlysh.” Cela fait rire, les clients affaires devant son etabli et il rencherit :
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“Toi, dont on ne connait ni l’origine, ni le nom si ce n'est ton mutisme à ce sujet et que tu es de sève tryker… Et bien je vais t'affubler d’un nom qui signifie dans un patoi désuet “fillette”, tu te prénommeras Girlysh.” Cela fait rire, les clients affairés devant son établi et il renchérit :
“Et comme je ne trouve plus la paix depuis que tes eclats de voix sevissent ici, pour patronyme je propose O’Peaky qui decrit le mieux les inflexions de ta voix.” Les rires communicatifs de sa clientele attire d autres badaux, cette assemblee debat vivement autour de ce sujet puis ils conviennent que Girlyshop sera l appellation familliere addressee a ma personne…
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“Et comme je ne trouve plus la paix depuis que tes éclats de voix sévissent ici, pour patronyme je propose O’Peaky qui décrit le mieux les inflexions de ta voix.” Les rires communicatifs de sa clientèle attirent d'autres badaux, cette assemblée débat vivement autour de ce sujet puis ils conviennent que Girlyshop sera l appellation familière addressée à ma personne…
Bien sur, Echo et Sightseer sont eux aussi amuse par mon sobriquet et me donne comme petit nom : Girly.  
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Bien sur, Echo et Sightseer sont eux aussi amusés par mon sobriquet et me donnent comme petit nom : Girly.  
Echo, plus jeune, passe davantage de temps a jouer mais ne reste jamais bien loin de moi. Nous sommes notre seule famille maintenant et je redouble d effort pour que rien ne vienne a nous manquer.  
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Echo, plus jeune, passe davantage de temps à jouer mais ne reste jamais bien loin de moi. Nous sommes notre seule famille maintenant et je redouble d'efforts pour que rien ne vienne à nous manquer.  
Apres quelques annees, Sightseer me suggere de commencer l entrainement au combat et je choisis la lame. Un an plus tard, echo se decouvre un talent pour le soin et nous chassons alors ensemble. Chaque nuit, je cauchemarde et la colere ne desemplit pas au matin et c est avec hargne que je m entraine. Un jour, je recouvrerai totalement la memoire et vengerai ma famille, aucun doute la dessus. Pour l heure, Sightseer entreprend le long voyage jusqu aux lacs. Nous sommes assez forte pour le periple et Sightseer nous avait dit qu un jour il serait temps de rejoindre les notres.  
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Après quelques années, Sightseer me suggère de commencer l'entrainement au combat et je choisis la lame. Un an plus tard, Echo se découvre un talent pour le soin et nous chassons alors ensemble. Chaque nuit, je cauchemarde et la colère ne désemplit pas au matin et c'est avec hargne que je m'entraine. Un jour, je recouvrerai totalement la mémoire et vengerai ma famille, aucun doute la dessus. Pour l heure, Sightseer entreprend le long voyage jusqu'aux lacs. Nous sommes assez fortes pour le périple et Sightseer nous avait dit qu'un jour il serait temps de rejoindre les notres.  
Le voyage durera une saison puis un matin nous arrivons a Fairhaven… Bien que toujours jeunes, notre arrivee a Fairhaven marque le jour de notre separation avec notre mentor… C est un triste jour mais cela devait arriver… Je n’oublierai jamais notre sauveur et sa patience, aujourd hui une nouvelle ere commence. Nous sommes chez nous aux lacs après plus d’une annee d absence.  
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Le voyage durera une saison puis un matin nous arrivons à [[FairHaven]]… Bien que toujours jeunes, notre arrivée à Fairhaven marque le jour de notre séparation avec notre mentor… C'est un triste jour mais cela devait arriver… Je n’oublierai jamais notre sauveur et sa patience, aujourd'hui une nouvelle ère commence. Nous sommes chez nous aux lacs après plus d’une annee d'absence.  
  
  
 
==Chapitre trois : La quête de puissance==
 
==Chapitre trois : La quête de puissance==
  
Echo est ravie de decouvrir la communaute et finis meme par entrer dans la garde des dragons noirs, son entrainement bien que sporadique s effectue a bon rythme mais il m arrive parfois de la rejoindre afin de la reprimander et de la pousser a plus d efforts…  
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Echo est ravie de découvrir la communauté et finit même par entrer dans la garde des dragons noirs, son entrainement bien que sporadique s'effectue à bon rythme mais il m'arrive parfois de la rejoindre afin de la réprimander et de la pousser à plus d efforts…  
Nous multiplions les contacts avec des trykers et bon nombre sont prêt a nous venir en aide. Mais bien moins sociable qu Echo, je prefere ne pas me detourner de ma quete de puissance : Je dois etre sans cesse plus forte pour nous deux et regulierement payer les ardoises d Echo au bar et chez les artisans…  
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Nous multiplions les contacts avec des trykers et bon nombre sont prêts à nous venir en aide. Mais bien moins sociable qu'Echo, je préfère ne pas me détourner de ma quête de puissance : Je dois être sans cesse plus forte pour nous deux et régulièrement payer les ardoises d'Echo au bar et chez les artisans…  
Sightseer avait evoque la religion plusieurs soirs mais je fus surprise d apprendre l existence des Kamis de la bouche de Iuwenn. Sans souvenirs ni fondement religieux, je decide de me pas prendre partie a aucune faction que ce soit, ma religion d alors s appellant toujours : Colere.  
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Sightseer avait évoqué la religion plusieurs soirs mais je fus surprise d'apprendre l'existence des [[Kamis]] de la bouche de Iuwenn. Sans souvenirs ni fondement religieux, je décide de ne prendre le parti d'aucune faction que ce soit, ma religion d'alors s appellant toujours : Colère.  
Je decide donc de prendre la route seule, rodant, chassant, sans cesse en quete d experience, pas une seconde de ma vie n est pas dediee au combat et je traque sans relache toutes les creatures hostiles avoisinant les lacs.  
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Je décide donc de prendre la route seule, rodant, chassant, sans cesse en quête d expérience, pas une seconde de ma vie n'est pas dédiée au combat et je traque sans relache toutes les créatures hostiles avoisinant les lacs.  
Je trouve alors de precieux allies dans ma course pour l experience : Molator, voyageur et crafteur d armure lourde me fait don d une armure a mon gout, elle sera noire comme mes idees, ses conseils sont d une grande utilite aussi.  
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Je trouve alors de précieux alliés dans ma course pour l expérience : Molator, voyageur et crafteur d'armure lourde me fait don d'une armure à mon gout, elle sera noire comme mes idées, ses conseils sont d'une grande utilité aussi.  
Plus tard, j’entreprend alors le tour du monde d Atys, un voyage d un an et demi afin d accroitre encore mon experience. Kainsei , Dag et Ayanami sont donc mes compagnons dans ce long periple pour l obtention des teleporteurs. J apprends aussi a sourire un peu et decouvre un monde vaste et varie, d une beaute epoustouflante.  
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Plus tard, j’entreprend alors le tour du monde d'[[Atys]], un voyage d'un an et demi afin d'accroître encore mon expérience. Kainsei, Dag et Ayanami sont donc mes compagnons dans ce long périple pour l'obtention des téléporteurs. J'apprends aussi à sourire un peu et découvre un monde vaste et varié, d'une beauté époustouflante.  
Kainsei disparait alors pendant des annees et je ne garde que Molator et Iuwenn pour proches. Iuwenn m aidera enormement a comprendre notre monde et ses conseils ainsi que ses nombreux dons et entrainements me permettent vite de m assumer totalement. J arpente maintenant seule l ecorce et m associe avec quiconque pouvant chasser avec moi.  
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Kainsei disparait alors pendant des années et je ne garde que Molator et Iuwenn pour proches. Iuwenn m'aidera énormement à comprendre notre monde et ses conseils ainsi que ses nombreux dons et entrainements me permettent vite de m'assumer totalement. J'arpente maintenant seule l'écorce et m'associe avec quiconque pouvant chasser avec moi.  
La rencontre d un fyros Issachan, me releve mes talents pour la magie offensive et je delaisse la lame au profit d une nouvelle science bien plus puissante puis avec l aide de Moonset une matys, je deviens alors Maitre de la souffrance et sevit dans les zones les plus reculees…
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La rencontre d'un fyros Issachan, me révèle mes talents pour la magie offensive et je délaisse la lame au profit d'une nouvelle science bien plus puissante puis avec l'aide de Moonset une matis, je deviens alors Maitre de la souffrance et sévit dans les zones les plus reculées…
  
  
==Chapitre Quatre : Aux services de la Cabale d’Aleph Arkelen ==
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==Chapitre Quatre : Aux services de la [[Cabale d’Aleph Arkelen]] ==
  
Ma memoire revient peu a peu et je peux aujourd hui vous conter le peu que je sais de mon passé et ce qu il est advenu de moi pendant toutes ces trois longues annees. Les cauchemars font toujours partie integrante de ma vie et je ne trouve generalement le sommeil qu après de longues heures au bar mais j ai gagne en serenite…
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Ma mémoire revient peu à peu et je peux aujourd'hui vous conter le peu que je sais de mon passé et ce qu'il est advenu de moi pendant toutes ces trois longues années. Les cauchemars font toujours partie intégrante de ma vie et je ne trouve généralement le sommeil qu'après de longues heures au bar mais j'ai gagné en sérénité…
Je fis alors un retour en region lacustre après de plusieurs annees d absence et d entrainement et fut la spectatrice d un curieux evenement. Une assemblee se tenait autour d un homin se prenommant Elowin. Il proposait des amplificateurs a quiconque pourrait le vaincre.  
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Je fis alors un retour en région lacustre après plusieurs années d'absence et d'entrainement et fut la spectatrice d'un curieux événement. Une assemblée se tenait autour d'un homin se prénommant Elowin. Il proposait des amplificateurs à quiconque pourrait le vaincre.  
Mes amplis fatigues et sans doute en exces de confiance, je trouvai la une apportunite d’avoir a moindre cout mon equipement, aussi je relevais le defi. Je n eu pas le temps de lever les bras que deja je gisais au sol. Ceci en plus de m humilier me fit forte impression… Je faisais deja tant d effort pour etre forte, la rencontre d un vrai dueleur me poussa a reprendre l exercice de plus belle.  
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Mes amplis fatigués et sans doute en excès de confiance, je trouvai une opportunité d’avoir à moindre cout mon équipement, aussi je relevais le défi. Je n'eu pas le temps de lever les bras que deja je gisais au sol. Ceci en plus de m'humilier me fit forte impression… Je faisais déja tant d'effort pour être forte, la rencontre d'un vrai dueleur me poussa à reprendre l'exercice de plus belle.  
J ignorai alors pourquoi Elowin m aida en me vendant a bon prix des amplis supreme mais j appris a l ecouter et voir la bonte en lui. Je quittais donc les lacs tete basse et reprit a nouveau l entrainement. Je croisa alors Ghorgette et passa plusieurs jours en sa compagnie, ce fut l occasion de s amuser en prenant de l experience.  
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J'ignorai alors pourquoi Elowin m'aida en me vendant à bon prix des amplis suprêmes mais j'appris à l'écouter et voir la bonté en lui. Je quittais donc les lacs tête basse et reprit à nouveau l'entrainement. Je croisa alors Ghorgette et passa plusieurs jours en sa compagnie, ce fut l'occasion de s'amuser en prenant de l expérience.  
Les pauvres garcons qui chassaient parfois avec nous durent subir bien des colibets et ce n en fut que plus drole mais malheureusement les responsabilites de Ghorgette l amenait a souvent me laisser avec toujours les memes : Moon, Sien et Iuwenn parfois. Apres de nombreuses conversations avec Elowin, je compris que ma place etait aupres d eux.  
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Les pauvres garçons qui chassaient parfois avec nous durent subir bien des colibets et ce n'en fut que plus drôle mais malheureusement les responsabilités de Ghorgette l'amenait à souvent me laisser avec toujours les mêmes : Moon, Sien et Iuwenn parfois. Après de nombreuses conversations avec Elowin, je compris que ma place était auprès d'eux.  
Defendre les lacs, retrouver la connaissance de ma religion natale, et servir une maison en tant que soldat, telle est ma nouvelle vocation. J’ appris a me perfectionner au sein de la guilde mais aussi a servir une cause autre que personnelle.  
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Défendre les lacs, retrouver la connaissance de ma religion natale, et servir une maison en tant que soldat, telle est ma nouvelle vocation. J’appris à me perfectionner au sein de la guilde mais aussi à servir une cause autre que personnelle.  
Ce fut un choix difficile voir douloureux pour moi de me tenir a l ecart de Iuwenn que j avais peu a peu apprit a aimer ( secretement). Et bon nombre de proches appartiennent maintenant a une faction adverse et je ne peux que entretenir des relations d ordre diplomatiques avec eux mais je ne regrette rien. Je suis convaincue que les suivants de la Karavan sont pour l’heure, les plus fervents defenseurs de nos contrees.  
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Ce fut un choix difficile voire douloureux pour moi de me tenir à l'écart de Iuwenn que j'avais peu a peu appris à aimer (secrètement). Et bon nombre de proches appartiennent maintenant à une faction adverse et je ne peux qu'entretenir des relations d'ordre diplomatiques avec eux mais je ne regrette rien. Je suis convaincue que les suivants de la [[Karavan]] sont pour l’heure, les plus fervents défenseurs de nos contrées.  
Apres des annees a arpenter les continents et terrasser les monstres, j ai finalement appris que le sang ne soulageait pas la douleur et la perte de proches mais seules les larmes pouvaient le faire… Je fais donc des efforts pour laisser mes sentiments s exprimer, etre plus douce, redecouvrir une vie d homine et faire la paix avec moi meme.  
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Après des années à arpenter les continents et terrasser les monstres, j'ai finalement appris que le sang ne soulageait pas la douleur et la perte de proches mais seules les larmes pouvaient le faire… Je fais donc des efforts pour laisser mes sentiments s'exprimer, être plus douce, redécouvrir une vie d homine et faire la paix avec moi même.  
Aujourd hui, grace a la guilde, je n’erre plus sans but, malgre mon bien jeune age (je ne dois meme pas exceeder les vingts annees), je combat aux cotes des miens pour la defense des lacs et garde les yeux tournes vers l avenir.
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Aujourd hui, grace à la guilde, je n’erre plus sans but, malgré mon bien jeune âge (je ne dois meme pas excéder les vingt années), je combats aux cotés des miens pour la défense des lacs et garde les yeux tournés vers l avenir.
  
  
==Chapitre Cinq :La rencontre avec le detachement de la boheme – An 2531 – ==
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==Chapitre Cinq :La rencontre avec le détachement de la boheme – An 2531 – ==
  
Alors qu elle forait aux abords d une ville, je vis passer ce soir la  un etrange convoi de caravannes.  
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Alors que je forais aux abords d'une ville, je vis passer ce soir un etrange convoi de caravanes.  
Les membres de ce convoi portaient des tenues chatoyantes aux multitudes de couleurs. Ils chantaient gaiement aux sons d instruments.  
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Les membres de ce convoi portaient des tenues chatoyantes aux multitudes de couleurs. Ils chantaient gaiement aux sons d'instruments.  
  
Bien que certains etaient d une constitution fragile, ils emanaient d eux une energie sans commun. Je reconnut cette energie pour en l avoir vecu lors de mon passé solitaire.  
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Bien que certains étaient d'une constitution fragile, il émanait d'eux une énergie sans commun. Je reconnus cette énergie pour en avoir vécu lors de mon passé solitaire.  
  
C est energie etait la joie d etre libre comme le vent, d errer sans but libre de toutes contraintes, sans souci des lendemains.  
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Cette énergie était la joie d'être libre comme le vent, d'errer sans but libre de toute contrainte, sans soucis des lendemains.  
  
Je fus tres secouee par cette reflexion. Jusque la plongee dans des preoccupations d officier superieur, je m’etais investi corps et ame dans ma fonction allant jusqu’a occulter mes problemes et aspirations personnelles. Celles-ci resurgissaient violement alors.  
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Je fus très secouée par cette reflexion. Jusque la plongée dans des préoccupations d'officier supérieur, je m’etais investi corps et âme dans ma fonction allant jusqu’a occulter mes problèmes et aspirations personnelles. Celles-ci resurgissaient violement alors.  
  
J’avais un temps pu trouver la paix de l esprit a la cabale et beneficier d une experience salutaire au son sein, y avais prit des responsabilites somme toutes peut etre trop lourde au vue de mon age car a cet instant précis j’etais de nouveau en proie a la confusion et au tumulte de mes pulsions.  
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J’avais un temps pu trouver la paix de l'esprit à la cabale et beneficier d'une expérience salutaire au son sein, y avais pris des responsabilités somme toute peut-être trop lourde au vu de mon âge car à cet instant précis j’étais de nouveau en proie à la confusion et au tumulte de mes pulsions.  
  
C est alors qu’une homine faisant partie du convoi vint a moi. C’etait une petite tryker aux traits fins mais ses grands yeux bleux profonds etaient francs et penetrants. Nul doute, que malgre sa douceur apparente c’etait une personne qui parlait sans detour.  
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C'est alors qu’une homine faisant partie du convoi vint à moi. C’était une petite tryker aux traits fins mais ses grands yeux bleux profonds étaient francs et pénétrants. Nul doute, que malgré sa douceur apparente c’était une personne qui parlait sans détour.  
  
“ Salut a toi, je m appelle Meola, quel est ton nom ?”  
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“ Salut à toi, je m'appelle Meola, quel est ton nom ?”  
  
Apres m’etre presentee, je  mis en pause mon travail et offrit de l eau a mon interlocutrice.  
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Après m’être présentée, je  mis en pause mon travail et offrit de l'eau à mon interlocutrice.  
En me remerciant, Meola fixa droit dans mes yeux et dit alors :  
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En me remerciant, Meola fixa doit dans mes yeux et dit alors :  
  
“Je vois dans ton regard harassement et tourments et cela m attriste… Les sedentaires s encombrent de tracas bien inutiles et la vie au sein des cites les laissent souvent seul face a leur peine… “  
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“Je vois dans ton regard harassement et tourments et cela m'attriste… Les sédentaires s'encombrent de tracas bien inutiles et la vie au sein des cités les laisse souvent seuls face à leur peine… “  
  
Sans repondre j’acquiessa… Meola saisit alors ses mains afin de les examiner.  
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Sans répondre j’acquiessai… Meola saisit alors mes mains afin de les examiner.  
  
“ Si tu veux mon avis, tu travailles trop et cela ne resoudra rien de plus il est deja tard…”  
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“ Si tu veux mon avis, tu travailles trop et cela ne resoudra rien de plus il est déja tard…”  
  
Plus loin le convoi s eloignait a la recherche d un emplacement pour faire etape. Deja le crepuscule pointait a l horizon…  
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Plus loin le convoi s'éloignait à la recherche d'un emplacement pour faire étape. Déja le crépuscule pointait à l'horizon…  
  
“Veux tu passer la nuit au camp avec nous ? Communier avec des pairs, ecoutez nos histoires et de la musique autour d un feu, confier a des etrangers ce qui te pese sur le coeur… Nous n avons que peu de choses a offrir mais elles sont pour nous les seules essentielles. L’hospitalite fait partie de ces choses…”  
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“Veux tu passer la nuit au camp avec nous? Communier avec des pairs, écouter nos histoires et de la musique autour d'un feu, confier à des etrangers ce qui te pèse sur le coeur… Nous n'avons que peu de choses à offrir mais elles sont pour nous les seules essentielles. L’hospitalité fait partie de ces choses…”  
  
Beaucoup aurait refuse, ce jour la je ne reflechis pas mais alla chercher au plus profond de mon coeur. Un appel irresistible me poussa a suivre Meola sans que je ne puisse en trouver la raison. Je me dressa sur mes jambes, sourit a Meola.  
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Beaucoup aurait refusé, ce jour je ne reflechis pas mais allai chercher au plus profond de mon coeur. Un appel irrésistible me poussa à suivre Meola sans que je ne puisse en trouver la raison. Je me dressai sur mes jambes, souris à Meola.  
  
 
“ En route”
 
“ En route”
  
  
==Chapitre Six :Des retrouvailles inesperees – An 2531 – ==
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==Chapitre Six :Des retrouvailles inéspérées – An 2531 – ==
  
  
Sur le chemin pour rejoindre le convoi, debute une toute autre conversation.
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Sur le chemin pour rejoindre le convoi, débute une toute autre conversation.
“Ou donc ce convoi se rend t il?”
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“Ou donc ce convoi se rend-t-il?”
“Nous sommes en route pour le camp secret de la tribu, je suis a la tete de cette expedition qui a pour but de vendre notre artisanat. Je profite aussi de cette occasion pour tenter de retrouver des survivants d’un episode tragique qui a frappe la tribu il y a maintenant 4 ans.”
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“Nous sommes en route pour le camp secret de la tribu, je suis à la tête de cette expédition qui a pour but de vendre notre artisanat. Je profite aussi de cette occasion pour tenter de retrouver des survivants d’un épisode tragique qui a frappé la tribu il y a maintenant 4 ans.”
Tant de franchise, me pousse a questionner encore Meola.
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Tant de franchise, me pousse à questionner encore Meola.
“Peut on savoir ce qui l s est produit il y a 4 ans de cela ?”
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“Peut on savoir ce qui s'est produit il y a 4 ans de cela ?”
”Malgre l abolissement de l’esclavage, un vil marchand decouvrit l’un de nos camp et profita de notre autarcisme pour l’attaquer sauvagement… Durant l’assaut beaucoup sont tombes, les captifs ont ensuite ete emmene dans le but de satisfaire les commanditaires de ce marchand… Quelques homins, des homines et plus grave les enfants…”  
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”Malgre l'abolissement de l’esclavage, un vil marchand découvrit l’un de nos camp et profita de notre autarcisme pour l’attaquer sauvagement… Durant l’assaut beaucoup sont tombés, les captifs ont ensuite été emmené dans le but de satisfaire les commanditaires de ce marchand… Quelques homins, des homines et plus grave les enfants…”  
Completement sous le choc, je reste muette et Meola continue :
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Complètement sous le choc, je reste muette et Meola continue :
“Deux de nos chasseurs de retour ont pu de loin etre le temoin de ce crime trop tard helas, aussi ils convinrent d’un plan… Pendant que l’un courrait sonner l’alarme aupres des autres chasseurs, l’autre suivrait le convoi et laisserait des reperes pour que l’on puisse en retrouver la trace.”
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“Deux de nos chasseurs de retour ont pu de loin être le témoin de ce crime trop tard hélas, aussi ils convinrent d’un plan… Pendant que l’un courrait sonner l’alarme auprès des autres chasseurs, l’autre suivrait le convoi et laisserait des repères pour que l’on puisse en retrouver la trace.”
 
“Ou donc est parti le convoi ?”
 
“Ou donc est parti le convoi ?”
“Guere loin heureusement... Les chasseurs alertes se sont hates de rattrapper le convoi et ce en moins de quelques jours mais quand il fut en vue, a leur grande surprise, les caravanes etaient sans dessus dessous, les trafiquants attaques par d’autres bandits et les membres de notre tribu pieds et poings lies eux aussi perrirent avant que les chasseurs puissent atteindre les lieux.”
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“Guère loin heureusement... Les chasseurs alertés se sont hatés de rattrapper le convoi et ce en moins de quelques jours mais quand il fut en vue, à leur grande surprise, les caravanes étaient sans dessus dessous, les trafiquants attaqués par d’autres bandits et les membres de notre tribu pieds et poings liés eux aussi périrent avant que les chasseurs puissent atteindre les lieux.”
“Les chasseurs s’en prirent aux bandits qui poursuivaient les quelques bohemiens et exclavagistes qui prennaient la fuite”
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“Les chasseurs s’en prirent aux bandits qui poursuivaient les quelques bohemiens et exclavagistes qui prenaient la fuite”
“Quand les chasseurs finirent par prendre le dessus, le bilan etait lourd… Bien peu des notres avaient survecus et l on avait apercu des enfants se refugier dans la foret alors que l’hiver etait bien trop hostile..”
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“Quand les chasseurs finirent par prendre le dessus, le bilan était lourd… Bien peu des notres avaient survécu et l'on avait aperçu des enfants se réfugier dans la forêt alors que l’hiver était bien trop hostile..”
  
“Seuls deux chasseurs furent envoyer a la recherche des enfants pendant que les autres preparaient le voyage de retour afin d’offrir des sepultures dignes pour nos victimes…”
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“Seuls deux chasseurs furent envoyéz à la recherche des enfants pendant que les autres préparaient le voyage de retour afin d’offrir des sépultures dignes pour nos victimes…”
 
   
 
   
“Mais après 4 bonnes heures, ils sont revenues affreusement frustres, leur recherche fut vaine…”
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“Mais après 4 bonnes heures, ils sont revenus affreusement frustrés, leur recherche fut vaine…”
 
C’est en tremblant et avec toutes les peines du monde que je pose cette question :
 
C’est en tremblant et avec toutes les peines du monde que je pose cette question :
“Et les enfants, tu les cherche toujours? Pourquoi les crois tu en vie après si longtemps? Pourquoi ne pas avoir baisser les bras depuis…”  
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“Et les enfants, tu les cherches toujours? Pourquoi les crois tu en vie après si longtemps? Pourquoi ne pas avoir baisser les bras depuis…”  
Et ma voix s etouffe en un sanglot qui vient chercher tres loin ses racines…
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Et ma voix s'étouffe en un sanglot qui vient chercher tres loin ses racines…
“C’est un secret, je ne p…” Meola s’arrete brusquement “Pourquoi ces pleurs?”
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“C’est un secret, je ne p…” Meola s’arrête brusquement “Pourquoi ces pleurs?”
Les souvenirs enfouis, parfois ils refont surface alors que nous y sommes le moins prepare… Avec parfois une force telle qu’on en perd pied, conscience, ou raison…
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Les souvenirs enfouis, parfois ils refont surface alors que nous y sommes le moins préparé… Avec parfois une force telle qu’on en perd pied, conscience, ou raison…
Un voile blanc, je me sens tombee et plus rien…
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Un voile blanc, je me sens tomber et plus rien…
Meola reprend le dessus de sa stupeur car un presentiment l’entreint violement. Elle se penche sur le corps inerte, dessere les liens de la robe pour en examiner la hanche.
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Meola reprend le dessus de sa stupeur car un présentiment l’étreint violement. Elle se penche sur le corps inerte, dessère les liens de la robe pour en examiner la hanche.
“Jena a entendu nos prieres” se dit elle en son fort interieur. Elle hurle pour alerter le convoi : “Sacha vient vite!!!”
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“[[Jena]] a entendu nos prieres” se dit elle en son fort interieur. Elle hurle pour alerter le convoi : “Sacha vient vite!!!”
Autour de l attroupement Meola s adresse a Sacha :
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Autour de l'attroupement Meola s'adresse à Sacha :
“Sacha, regarde cela” et designe ma hanche. “ Qu’on l’installe dans ma roulotte, des l’aurore nous leverons le camp pour rejoindre la tribu… La madonne a entendu nos prieres, nous avons reussi.”
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“Sacha, regarde cela” et désigne ma hanche. “ Qu’on l’installe dans ma roulotte, dès l’aurore nous leverons le camp pour rejoindre la tribu… La madonne a entendu nos prières, nous avons réussi.”
  
  
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Quand je reprends conscience, c’est dans la couchette d’un modeste tipee comme ceux qui compose le camp de la boheme. A mon chevet, une vieille femme. Elle ne tardera pas satisfaire la plupart de mes questions et Meola dont je partage le tipee, veille sur moi chaque nuit tout en me racontant le passé de notre tribu.
 
Quand je reprends conscience, c’est dans la couchette d’un modeste tipee comme ceux qui compose le camp de la boheme. A mon chevet, une vieille femme. Elle ne tardera pas satisfaire la plupart de mes questions et Meola dont je partage le tipee, veille sur moi chaque nuit tout en me racontant le passé de notre tribu.
Ils m ont cherche sans relache tout ce temps sans que jamais nos routes se croisent. Tant d’annees, tant de souffrances pour qu’enfin je decouvre mes origines et les miens… Tous sont tres avenants, bienveillants et souriants mais pourtant une question reste sans reponse malgre mes demandes repetees : Quel est mon nom? Qui etaient mes parents?
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Ils m'ont cherché sans relache tout ce temps sans que jamais nos routes se croisent. Tant d’années, tant de souffrances pour qu’enfin je découvre mes origines et les miens… Tous sont très avenants, bienveillants et souriants mais pourtant une question reste sans réponse malgré mes demandes répetées : Quel est mon nom? Qui étaient mes parents?
Un jour, Meola revient avec un ancien au visage burine. Tres calmement, il s’adresse a moi :
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Un jour, Meola revient avec un ancien au visage buriné. Très calmement, il s’adresse à moi :
“Ce fut un grand soulagement pour nous de te trouver… Un grand choc pour toi aussi… Il y a parfois des secrets qu’on ne peut livrer que lorsque l’initie est en mesure de le soutenir… Tu demandes des precisions sur ta famille mais tu vas tout juste sur tes vingts ans. Accordes moi ta confiance et fait preuve de patience. Toute la verite tu auras quand le moment sera venu…”
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“Ce fut un grand soulagement pour nous de te trouver… Un grand choc pour toi aussi… Il y a parfois des secrets qu’on ne peut livrer que lorsque l’initié est en mesure de le soutenir… Tu demandes des précisions sur ta famille mais tu vas tout juste sur tes vingt ans. Accordes moi ta confiance et fait preuve de patience. Toute la vérité tu auras quand le moment sera venu…”
L’ancien degage une telle serenite, il allume une pipe et continue:
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L’ancien dégage une telle sérénité, il allume une pipe et continue:
“Je comprend que tu trouves cela injuste, si tu me promet de ne pas entreprendre de recherches et d’attendre le moment opportun, je vais tout de meme t’apprendre ton vrai nom”
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“Je comprend que tu trouves cela injuste, si tu me promets de ne pas entreprendre de recherches et d’attendre le moment opportun, je vais tout de même t’apprendre ton vrai nom”
 
Il tousse un peu avant de reprendre :
 
Il tousse un peu avant de reprendre :
“Les sedentaires ont choisi deja un nom pour toi, il est probable que tu le gardes mais quand tu vivais encore parmi nous, tu repondais au nom de Cian comme la couleur des lacs que ta famille cherissait tant.”
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“Les sédentaires ont choisi déja un nom pour toi, il est probable que tu le gardes mais quand tu vivais encore parmi nous, tu repondais au nom de Cian comme la couleur des lacs que ta famille chérissait tant.”
Cian…. Ce mot resonne dans ma tete. L’ancien m annonce qu’il va prendre conge mais qu’il reviendra dans quelques jours… Cian… Un simple mot, un mot qui a le pouvoir d’apaiser mon esprit comme jamais il ne m’a ete offert. Un mot qui a la seule evocation a balaye mes demons, chasse mes cauchemars, me rend espoir d’apprendre un jour toute la verite… Un mot si precieux que je le garde pour moi seule…
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Cian…. Ce mot résonne dans ma tête. L’ancien m'annonce qu’il va prendre congé mais qu’il reviendra dans quelques jours… Cian… Un simple mot, un mot qui a le pouvoir d’apaiser mon esprit comme jamais il ne m’a été offert. Un mot qui à sa seule évocation a balayé mes démons, chassé mes cauchemars, me rend espoir d’apprendre un jour toute la vérité… Un mot si précieux que je le garde pour moi seule…
  
 
==Chapitre huit : Bref apercu de la vie au camp  – An 2531 –==
 
==Chapitre huit : Bref apercu de la vie au camp  – An 2531 –==
  
  
C’est une ere nouvelle. Rien n’est plus pareil. La vie au camp est comme un havre de paix. J’y decouvre une tribu qui dedie sa vie a parfaire son artisanat, a extraire avec le plus grand soin les ressources d’Atys, confectionne de riches etoffes et instruments de musique, s’adonne aux arts de toutes formes.
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C’est une ère nouvelle. Rien n’est plus pareil. La vie au camp est comme un havre de paix. J’y découvre une tribu qui dédie sa vie à parfaire son artisanat, à extraire avec le plus grand soin les ressources d’Atys, confectionne de riches étoffes et instruments de musique, s’adonne aux arts de toutes formes. Leur exubérance et caractère bien trempés, les conduisent parfois à se quereller vivement à cause de malentendus souvent en raison d’une propension à changer la tournure des évènements selon leur fantaisie. Tous font appel à un fort esprit de dérision et souvent d’un brin de moquerie. Eclate alors une véritable scène qui résonne si fort que personne présent ne peut alors oser prétendre ignorer la situation mais ce n’est que pour exorciser le mal après quoi ils se pardonnent tout aussi vite. Si des histoires évoquent des querelles intestines de par le passé, la fragilité de l’actuelle tribu a rangé tout le monde du coté de la tempérance. Aussi ce n’est que pour rythmer la vie très paisible du camp que surviennent parfois des éclats de voix. Les homins du camp appliquent très rigoureusement leur devoir conjugal et envers la tribu. Bien mal leur en prendrait car je viens à penser parfois que les plus redoutables de nos membres sont les homines. J’ai vu detaler bien des braves qui avaient provoqué le courroux de leur moitié. Bien souvent coquettes et un tant soit peu frivole, un tout petit déconvenu change la plus timide homine en un véritable dragon. Le plus frappant selon moi chez les bohemiens est leur supersticiosité : Ils voient des présages partout, rappellent telles ou telles croyances dès qu’un évènement que beaucoup jugerait annodin se produit. Ils sont très concernés par la magie et s’interessent donc aux esprits kamis qu’ils respectent au moins autant qu’ils redoutent. Mais de toutes les croyances, mythes et superstitions que contient la culture bohemienne, une tient une place préponderante : “Jena” qu’il surnomme “madonne”. A la facon dans ils l'évoquent, il semble que c’est plus un rapport affectif que religieux qui les lie à Jena. C’est pour eux un symbole puissant de la mère, véritable statue dans la tribu. Une mère revêt un caractère casi sacré en lui même, porter un quelconque préjudice à la mère d’un bohemien revient à commettre un sacrilege. Encore qu’il n y a pas réellement d’autorité en place pour juger ou condamner, chaque famille gardant la responsabilité de ses actes et se contentant de prendre conseil s’elle le souhaite auprès des plus anciens qui forment un petit conseil non formel.
Leur exuberance et caractere bien trempe, les conduisent parfois a se quereller vivement a cause de malentendus souvent en raison d’une propension a changer la tournure des evenements selon leur fantaisie. Tous font appel a un fort esprit de derision et souvent d’un brin de moquerie.
 
Eclate alors une veritable scene qui resonne si fort que personne present ne peut alors oser pretendre ignorer la situation mais ce n’est que pour exorciser le mal après quoi ils se pardonnent tout aussi vite.
 
Si des histoires evoquent des querelles intestines de par le passé, la fragilite de l’actuelle tribu a range tout le monde du cote de la temperance. Aussi ce n’est que pour rythmer la vie tres paisible du camp que survient parfois des eclats de voix.
 
Les homins du camp appliquent tres rigoureusement leur devoir conjugal et envers la tribu. Bien mal leur en prendrait car je viens a penser parfois que les plus redoutables de nos membres sont les homines. J’ai vu detaler bien des braves qui avaient provoque le courroux de leur moitie. Bien souvent coquettes et un temps soit peu frivole, un tout petit deconvenu change la plus timide homine en une veritable dragon.
 
Le plus frappante selon moi chez les bohemiens est leur supersticiosite : Ils voient des presages partout, rappellent telles ou telles croyances des qu’un evenement que beaucoup jugerait annodin se produit. Ils sont tres concernes par la magie et s’interessent donc aux esprits kamis qu’ils respectent au moins autant qu’ils redoutent.
 
Mais de toutes les croyances, mythes et superstitions que contient la culture bohemienne, une tient une place preponderante : “Jena” qu’il surnomme “madonne”.
 
A la facon dans ils l evoquent, il semble que c’est plus un rapport affectif que religieux qui les lie a Jena. C’est pour eux un symbole puissant de la mere, veritable statut dans la tribu. Une mere revet un caractere casi sacre en lui meme, porter un quelconque prejudice a la mere d’un bohemien revient a commettre un sacrilege.
 
Encore qu’ il n y a pas reellement d’autorite en place pour juger ou condamner, chaque famille gardant la responsabilites de ses actes et se contentant de prendre conseil s’il le souhaite aupres des plus anciens qui forment un petit conseil non formel.
 
  
  
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Un soir, l’ancien reparait au tipee accompagne de Meola et d’autres membres emminents. Une fois tous installes et quelques banalites echangees, il fait un signe qui fait penser que la raison de leur presence va etre exposee a cet instant :
 
“Cian, il est temps de te faire part des maux qui frappent notre tribu… Il y a fort longtemps que nous vivons bien a l’abri des indiscrets dans les landes obscures. Notre presence ici n’etant connu que du gourverneur qui a toujours tolere ce fait.”
 
“Mais lorsque notre tribu fut decouverte par des esclavagistes, les pertes eurent des repercussions des plus tragiques et deux en particulier aujourd’hui font l’objet de cette reunion.”
 
“Notre culture risque de s’eteindre a mesure que notre sang s’appauvrit. Cela ne nous est pas permit mais on ne peut plus ignorer ce fait et il nous faut reagir.”
 
“Tu as vecu dans les cites, les as defendu, participe a l’edification d’un temple, tu es reconnu comme citoyenne la bas…”
 
Aspirant une bouffee sur sa pipe, il reprend:
 
“C’est pourquoi malgre que Meola m ait informe que ton sejour ici etait pour toi vecu avec joie, nous avons une demande a te faire. Je suis peine de t’imposer pareille responsabilite mais je souhaite que tu regagnes Fair haven”.
 
“La bas nous voulons que tu etablisses un hall et nous y representent… Il est temps que les refugies connaissent notre existence et ce afin de tenter d’enrayer notre extinction…”
 
“Certains prendront la route avec toi, et nous ne sommes jamais qu’a quelques lieux de Fair haven… Une fois etablit, essaie d’inscrire definitivement notre tribu dans la capitale. Tentes de nous y faire accepter et enfin d’y recruter des homins et homines pour qu’ils se metissent avec les derniers descendants de nos vieilles familles et perpetuent nos traditions…”
 
Comment decrire mes sentiments d’alors… J’etais a la fois peine d’apprendre la situation de ma tribu et effrayee de devoir endosser pareille reponsabilite.
 
“Ne serait il pas mieux qu’un membre plus sage s’acquitte de cette tache. Le manque d’experience m’a deja valu de commettre des erreurs et si je venais a echouer, qu adviendra t il de la tribu ?”
 
“Oh, crois moi, nous n’ignorons pas ta jeunesse qui peut conduire a des erreurs de jugement mais personne n’est parfait vois tu… Il est certain que tu en commetteras mais nous croyons en ta capacite a te remettre en cause. Les erreurs ne sont pas quelques chose dont on peut se premunir, les erreurs sont la aussi pour nous apprendre.”
 
Il vide alors sa pipe dans un recipient :
 
“Malgre cela tu restes la plus a meme de mener cette mission, de l’experience que tu acquieras, tu ne garderas que le bon et ainsi se faconnera celle qui est maintenant la gardienne de la tribu…”
 
“Sois courageuse, ecoutes tes pairs, sois patiente, retiens toujours un enseignement de tes fautes et poursuit ton but, notre cause… Gardienne, prepares tes effets et un detachement, dans une semaine tu prendras la route de Fair haven…”
 
  
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Un soir, l’ancien reparait au tipee accompagné de Meola et d’autres membres émminents. Une fois tous installés et quelques banalités échangées, il fait un signe qui fait penser que la raison de leur presence va etre exposée à cet instant : “Cian, il est temps de te faire part des maux qui frappent notre tribu… Il y a fort longtemps que nous vivons bien à l’abri des indiscrets dans les landes obscures. Notre présence ici n’étant connue que du gourverneur qui a toujours toléré ce fait.” “Mais lorsque notre tribu fut découverte par des esclavagistes, les pertes eurent des répercussions des plus tragiques et deux en particulier aujourd’hui font l’objet de cette réunion.” “Notre culture risque de s’éteindre à mesure que notre sang s’appauvrit. Cela ne nous est pas permit mais on ne peut plus ignorer ce fait et il nous faut réagir.” “Tu as vécu dans les cités, les as défendu, participé à l’édification d’un temple, tu es reconnu comme citoyenne là bas…” Aspirant une bouffée sur sa pipe, il reprend : “C’est pourquoi malgré que Meola m'ait informé que ton séjour ici était pour toi vécu avec joie, nous avons une demande à te faire. Je suis peiné de t’imposer pareille responsabilité mais je souhaite que tu regagnes FairHaven”. “Là bas nous voulons que tu etablisses un hall et nous y représentes… Il est temps que les réfugiés connaissent notre existence et ce afin de tenter d’enrayer notre extinction…” “Certains prendront la route avec toi, et nous ne sommes jamais qu’à quelques lieues de FairHaven… Une fois établi, essaie d’inscrire définitivement notre tribu dans la capitale. Tentes de nous y faire accepter et enfin d’y recruter des homins et homines pour qu’ils se métissent avec les derniers descendants de nos vieilles familles et perpétuent nos traditions…” Comment décrire mes sentiments d’alors… J’étais à la fois peiné d’apprendre la situation de ma tribu et effrayée de devoir endosser pareille reponsabilité. “Ne serait il pas mieux qu’un membre plus sage s’acquitte de cette tache. Le manque d’expérience m’a déja valu de commettre des erreurs et si je venais à echouer, qu adviendra t il de la tribu ?” “Oh, crois moi, nous n’ignorons pas ta jeunesse qui peut conduire à des erreurs de jugement mais personne n’est parfait vois tu… Il est certain que tu en commetteras mais nous croyons en ta capacité à te remettre en cause. Les erreurs ne sont pas quelque chose dont on peut se prémunir, les erreurs sont là aussi pour nous apprendre.” Il vide alors sa pipe dans un récipient : “Malgré cela tu restes la plus à meme de mener cette mission, de l’expérience que tu acquerras, tu ne garderas que le bon et ainsi se façonnera celle qui est maintenant la gardienne de la tribu…” “Sois courageuse, écoutes tes pairs, sois patiente, retiens toujours un enseignement de tes fautes et poursuit ton but, notre cause… Gardienne, prépares tes effets et un détachement, dans une semaine tu prendras la route de FairHaven…”
  
  

Version du 14 mars 2006 à 03:23


Carte d'Identité

Nom : Girlyshop
Race : Tryker
Rôles importants :

Background

Chapitre Un : Route commerciale des terres matis – Horizon 2527 – –

Le convoi d'esclaves traverse lentement la masure. La route est pénible du fait d'un hiver rigoureux et nombre d'esclaves trykers peu habitués au froid et affamés sont déja tombés en chemin. Ca n'a pas l'air de tourmenter davantage l'escorte du convoi, il est imperatif pour eux de rejoindre Yrkanis au plus vite car la neige ne cesse de tomber et bientot la route même sera impraticable. Encore toute petite, je suis entassée avec d autres enfants et des homines dans la roulotte que deux mektoubs tirent péniblement, les homins, eux, sont enchainés à l arrière… Tout près de moi, une petite fille me sourit, ses cheveux sont roses vifs et la situation n'a pas l'air d affaiblir sa joie de vivre… Pour ma part, je suis paralysée par la peur et la confusion : Quelques jours auparavant notre camp fut décimé par les esclavagistes et laissé en flamme et la derniere fois que ma mère posa les yeux sur moi ce fut en rendant son dernier souffle. Notre famille qui avait déja souffert la perte de mon père seulement quelques mois après ma naissance est détruite et j'en suis maintenant la seule membre en vie…. Je scrute le sceau tatoué sur ma peau, la marque des esclaves vient d'être tout récement posée sur moi et me fait encore très mal. Et sa signification est tout aussi pénible, je ne serai jamais plus libre… Maintenue dans les bras d'une ancienne, je suis en proie au désespoir et incapable de dire un mot depuis des jours… Soudain un énorme fracas résonne à l'extérieur. Le convoi est attaqué par une horde de brigands. C'est un monde hostile et les routes ne sont sures pour personne, les mektoubs effrayés finissent par galloper et la roulotte glisse au detour d'un virage, verse et finalement va s'écraser en contrebas. Durant le choc ma tête est violement heurtée par une nasse d'outils et je perds connaissance… Des sons insoutenables me tirent bientôt de l'inconscience… Il règne le chaos le plus total, j 'entends des cris et gémissements de douleur de toute part. L'ancienne qui m'avait protégé lors de la chute a relaché son étreinte… Je la regarde : qui est elle ? et où suis je ? Tous mes souvenirs antérieurs à l'accident ont disparu et je reste paralysée de torpeur… Une petite main me saisit le bras, c'est une fille aux cheveux roses qui est ecrasée par le corps inerte d'une homine, elle pleure et me supplie de lui venir en aide. Je la tire à grand peine vers moi puis me tourne vers l'ancienne… Celle-ci m ordonne de fuir avant le retour des brigands et rend l'âme… Je ne saisis rien à la situation mais l'ordre de l'ancienne réveille mon instinct de survie… Je m'extripe avec la petite de la carcasse de la roulotte. Un vent froid et sec coupe ma peau et au dessus de nous une bataille sans merci se livre… je décide de fuir en direction opposée… Nous avancons à grand peine dans la neige, la forêt est proche, nous devons la rejoindre au plus vite pour nous dissimuler. A l'orée du bois, je me tourne en direction de la roulotte. Des survivants fuient à grand peine et sont déja rattrappé par les brigands, s'en suit un massacre… Nous ne cessons de marcher et la nuit tombe déja. Je n'ai plus de force. La petite et moi avons traversé la forêt sans mot dire et je n'ose lui dire ce que personne n'ignore : La nuit et le froid auront raison de nous dans peu de temps. Je decide d'abandonner la marche en croisant une cavité rocheuse. Le bois est trop humide pour faire un feu. J'enlasse la petite en quête de chaleur mais déja j'entends son coeur battre faiblement. Nous restons toutes deux serrées l'une contre l'autre attendant de dormir d'un sommeil éternel. Mes yeux se ferment…

Chapitre Deux : L'enseignement de Sightseer

J'entends le bruit de braises crépiter d'où sort une chaleur bienveillante, j'ouvre lentement les yeux, devant moi se tient assis un homin de la même race que nos assailants, un être grand et fin qui me scrute impassiblement. La petite et moi sommes enveloppées dans une couverture et malgré la peur causée par sa presence, je suis épuisee et m'endors de nouveau. Tard le lendemain, je trouve la petite et le grand homin en train de déjeuner. Celui-ci remarque mon reveil et me tend à manger. La faim supprime toute forme de politesse et j'avale avidement ma gamelle sans un mot. L'homin dégage une certaine bonté, il n'a pas l'air comme les autres de la veille. Je l'écoute parler avec la petite qui relate le drame passé. Cela à l'air d affecter le grand homin… Puis viennent les présentations : son nom est Sightseer, la petite se nomme Echo. Il me demande alors mon nom…. Quel est mon nom ? Mais qui suis je donc ? J'ai très peur lorsque je réalise à nouveau que tout souvenir de mon passé a disparu. Sightseer comprend ma détresse et dit : Laisses moi soigner cette blessure à la tête, pourquoi ne parles tu pas ? J'explique d'abord difficilement que je ne sais plus mon nom et peu a peu en parlant, pose toutes sortes de questions sur le monde qui m'entoure en quête de compréhension. Les jours passent, mes nuits sont hantées de cauchemars mais leurs sens m'échappent. Je vois des visages, des morts, le chaos. Nous avons reprit la marche dès que nos forces furent suffisantes. Sightseer nous a fait la promesse de prendre soin de nous le temps pour nous de savoir nous battre et rejoindre notre continent. Ainsi il y aurait un monde d'ou Echo et moi serions natives. Nous sommes donc sous tutelle de Sightseer… Il nous équipe et nous demande de cacher le sceau des esclaves a quiquonque étranger. Commence alors un long apprentissage du forage. Très souvent nous faisons escale dans les villages afin de vendre nos confections… Le temps passé aux fils des étapes sur les places marchandes. Peu a peu, les commercants s'accoutument à voir une toute jeune adolescente au timbre encore suraigu essayer de vendre ses articles grossiers. L’un d’eux par maintes fois demande mon nom sans trouver réponse quoi que premièrement offusqué, il décide un jour que ce choix lui incombe… “Toi, dont on ne connait ni l’origine, ni le nom si ce n'est ton mutisme à ce sujet et que tu es de sève tryker… Et bien je vais t'affubler d’un nom qui signifie dans un patoi désuet “fillette”, tu te prénommeras Girlysh.” Cela fait rire, les clients affairés devant son établi et il renchérit : “Et comme je ne trouve plus la paix depuis que tes éclats de voix sévissent ici, pour patronyme je propose O’Peaky qui décrit le mieux les inflexions de ta voix.” Les rires communicatifs de sa clientèle attirent d'autres badaux, cette assemblée débat vivement autour de ce sujet puis ils conviennent que Girlyshop sera l appellation familière addressée à ma personne… Bien sur, Echo et Sightseer sont eux aussi amusés par mon sobriquet et me donnent comme petit nom : Girly. Echo, plus jeune, passe davantage de temps à jouer mais ne reste jamais bien loin de moi. Nous sommes notre seule famille maintenant et je redouble d'efforts pour que rien ne vienne à nous manquer. Après quelques années, Sightseer me suggère de commencer l'entrainement au combat et je choisis la lame. Un an plus tard, Echo se découvre un talent pour le soin et nous chassons alors ensemble. Chaque nuit, je cauchemarde et la colère ne désemplit pas au matin et c'est avec hargne que je m'entraine. Un jour, je recouvrerai totalement la mémoire et vengerai ma famille, aucun doute la dessus. Pour l heure, Sightseer entreprend le long voyage jusqu'aux lacs. Nous sommes assez fortes pour le périple et Sightseer nous avait dit qu'un jour il serait temps de rejoindre les notres. Le voyage durera une saison puis un matin nous arrivons à FairHaven… Bien que toujours jeunes, notre arrivée à Fairhaven marque le jour de notre séparation avec notre mentor… C'est un triste jour mais cela devait arriver… Je n’oublierai jamais notre sauveur et sa patience, aujourd'hui une nouvelle ère commence. Nous sommes chez nous aux lacs après plus d’une annee d'absence.


Chapitre trois : La quête de puissance

Echo est ravie de découvrir la communauté et finit même par entrer dans la garde des dragons noirs, son entrainement bien que sporadique s'effectue à bon rythme mais il m'arrive parfois de la rejoindre afin de la réprimander et de la pousser à plus d efforts… Nous multiplions les contacts avec des trykers et bon nombre sont prêts à nous venir en aide. Mais bien moins sociable qu'Echo, je préfère ne pas me détourner de ma quête de puissance : Je dois être sans cesse plus forte pour nous deux et régulièrement payer les ardoises d'Echo au bar et chez les artisans… Sightseer avait évoqué la religion plusieurs soirs mais je fus surprise d'apprendre l'existence des Kamis de la bouche de Iuwenn. Sans souvenirs ni fondement religieux, je décide de ne prendre le parti d'aucune faction que ce soit, ma religion d'alors s appellant toujours : Colère. Je décide donc de prendre la route seule, rodant, chassant, sans cesse en quête d expérience, pas une seconde de ma vie n'est pas dédiée au combat et je traque sans relache toutes les créatures hostiles avoisinant les lacs. Je trouve alors de précieux alliés dans ma course pour l expérience : Molator, voyageur et crafteur d'armure lourde me fait don d'une armure à mon gout, elle sera noire comme mes idées, ses conseils sont d'une grande utilité aussi. Plus tard, j’entreprend alors le tour du monde d'Atys, un voyage d'un an et demi afin d'accroître encore mon expérience. Kainsei, Dag et Ayanami sont donc mes compagnons dans ce long périple pour l'obtention des téléporteurs. J'apprends aussi à sourire un peu et découvre un monde vaste et varié, d'une beauté époustouflante. Kainsei disparait alors pendant des années et je ne garde que Molator et Iuwenn pour proches. Iuwenn m'aidera énormement à comprendre notre monde et ses conseils ainsi que ses nombreux dons et entrainements me permettent vite de m'assumer totalement. J'arpente maintenant seule l'écorce et m'associe avec quiconque pouvant chasser avec moi. La rencontre d'un fyros Issachan, me révèle mes talents pour la magie offensive et je délaisse la lame au profit d'une nouvelle science bien plus puissante puis avec l'aide de Moonset une matis, je deviens alors Maitre de la souffrance et sévit dans les zones les plus reculées…


Chapitre Quatre : Aux services de la Cabale d’Aleph Arkelen

Ma mémoire revient peu à peu et je peux aujourd'hui vous conter le peu que je sais de mon passé et ce qu'il est advenu de moi pendant toutes ces trois longues années. Les cauchemars font toujours partie intégrante de ma vie et je ne trouve généralement le sommeil qu'après de longues heures au bar mais j'ai gagné en sérénité… Je fis alors un retour en région lacustre après plusieurs années d'absence et d'entrainement et fut la spectatrice d'un curieux événement. Une assemblée se tenait autour d'un homin se prénommant Elowin. Il proposait des amplificateurs à quiconque pourrait le vaincre. Mes amplis fatigués et sans doute en excès de confiance, je trouvai là une opportunité d’avoir à moindre cout mon équipement, aussi je relevais le défi. Je n'eu pas le temps de lever les bras que deja je gisais au sol. Ceci en plus de m'humilier me fit forte impression… Je faisais déja tant d'effort pour être forte, la rencontre d'un vrai dueleur me poussa à reprendre l'exercice de plus belle. J'ignorai alors pourquoi Elowin m'aida en me vendant à bon prix des amplis suprêmes mais j'appris à l'écouter et voir la bonté en lui. Je quittais donc les lacs tête basse et reprit à nouveau l'entrainement. Je croisa alors Ghorgette et passa plusieurs jours en sa compagnie, ce fut l'occasion de s'amuser en prenant de l expérience. Les pauvres garçons qui chassaient parfois avec nous durent subir bien des colibets et ce n'en fut que plus drôle mais malheureusement les responsabilités de Ghorgette l'amenait à souvent me laisser avec toujours les mêmes : Moon, Sien et Iuwenn parfois. Après de nombreuses conversations avec Elowin, je compris que ma place était auprès d'eux. Défendre les lacs, retrouver la connaissance de ma religion natale, et servir une maison en tant que soldat, telle est ma nouvelle vocation. J’appris à me perfectionner au sein de la guilde mais aussi à servir une cause autre que personnelle. Ce fut un choix difficile voire douloureux pour moi de me tenir à l'écart de Iuwenn que j'avais peu a peu appris à aimer (secrètement). Et bon nombre de proches appartiennent maintenant à une faction adverse et je ne peux qu'entretenir des relations d'ordre diplomatiques avec eux mais je ne regrette rien. Je suis convaincue que les suivants de la Karavan sont pour l’heure, les plus fervents défenseurs de nos contrées. Après des années à arpenter les continents et terrasser les monstres, j'ai finalement appris que le sang ne soulageait pas la douleur et la perte de proches mais seules les larmes pouvaient le faire… Je fais donc des efforts pour laisser mes sentiments s'exprimer, être plus douce, redécouvrir une vie d homine et faire la paix avec moi même. Aujourd hui, grace à la guilde, je n’erre plus sans but, malgré mon bien jeune âge (je ne dois meme pas excéder les vingt années), je combats aux cotés des miens pour la défense des lacs et garde les yeux tournés vers l avenir.


Chapitre Cinq :La rencontre avec le détachement de la boheme – An 2531 –

Alors que je forais aux abords d'une ville, je vis passer ce soir là un etrange convoi de caravanes. Les membres de ce convoi portaient des tenues chatoyantes aux multitudes de couleurs. Ils chantaient gaiement aux sons d'instruments.

Bien que certains étaient d'une constitution fragile, il émanait d'eux une énergie sans commun. Je reconnus cette énergie pour en avoir vécu lors de mon passé solitaire.

Cette énergie était la joie d'être libre comme le vent, d'errer sans but libre de toute contrainte, sans soucis des lendemains.

Je fus très secouée par cette reflexion. Jusque la plongée dans des préoccupations d'officier supérieur, je m’etais investi corps et âme dans ma fonction allant jusqu’a occulter mes problèmes et aspirations personnelles. Celles-ci resurgissaient violement alors.

J’avais un temps pu trouver la paix de l'esprit à la cabale et beneficier d'une expérience salutaire au son sein, y avais pris des responsabilités somme toute peut-être trop lourde au vu de mon âge car à cet instant précis j’étais de nouveau en proie à la confusion et au tumulte de mes pulsions.

C'est alors qu’une homine faisant partie du convoi vint à moi. C’était une petite tryker aux traits fins mais ses grands yeux bleux profonds étaient francs et pénétrants. Nul doute, que malgré sa douceur apparente c’était une personne qui parlait sans détour.

“ Salut à toi, je m'appelle Meola, quel est ton nom ?”

Après m’être présentée, je mis en pause mon travail et offrit de l'eau à mon interlocutrice. En me remerciant, Meola fixa doit dans mes yeux et dit alors :

“Je vois dans ton regard harassement et tourments et cela m'attriste… Les sédentaires s'encombrent de tracas bien inutiles et la vie au sein des cités les laisse souvent seuls face à leur peine… “

Sans répondre j’acquiessai… Meola saisit alors mes mains afin de les examiner.

“ Si tu veux mon avis, tu travailles trop et cela ne resoudra rien de plus il est déja tard…”

Plus loin le convoi s'éloignait à la recherche d'un emplacement pour faire étape. Déja le crépuscule pointait à l'horizon…

“Veux tu passer la nuit au camp avec nous? Communier avec des pairs, écouter nos histoires et de la musique autour d'un feu, confier à des etrangers ce qui te pèse sur le coeur… Nous n'avons que peu de choses à offrir mais elles sont pour nous les seules essentielles. L’hospitalité fait partie de ces choses…”

Beaucoup aurait refusé, ce jour là je ne reflechis pas mais allai chercher au plus profond de mon coeur. Un appel irrésistible me poussa à suivre Meola sans que je ne puisse en trouver la raison. Je me dressai sur mes jambes, souris à Meola.

“ En route”


Chapitre Six :Des retrouvailles inéspérées – An 2531 –

Sur le chemin pour rejoindre le convoi, débute une toute autre conversation. “Ou donc ce convoi se rend-t-il?” “Nous sommes en route pour le camp secret de la tribu, je suis à la tête de cette expédition qui a pour but de vendre notre artisanat. Je profite aussi de cette occasion pour tenter de retrouver des survivants d’un épisode tragique qui a frappé la tribu il y a maintenant 4 ans.” Tant de franchise, me pousse à questionner encore Meola. “Peut on savoir ce qui s'est produit il y a 4 ans de cela ?” ”Malgre l'abolissement de l’esclavage, un vil marchand découvrit l’un de nos camp et profita de notre autarcisme pour l’attaquer sauvagement… Durant l’assaut beaucoup sont tombés, les captifs ont ensuite été emmené dans le but de satisfaire les commanditaires de ce marchand… Quelques homins, des homines et plus grave les enfants…” Complètement sous le choc, je reste muette et Meola continue : “Deux de nos chasseurs de retour ont pu de loin être le témoin de ce crime trop tard hélas, aussi ils convinrent d’un plan… Pendant que l’un courrait sonner l’alarme auprès des autres chasseurs, l’autre suivrait le convoi et laisserait des repères pour que l’on puisse en retrouver la trace.” “Ou donc est parti le convoi ?” “Guère loin heureusement... Les chasseurs alertés se sont hatés de rattrapper le convoi et ce en moins de quelques jours mais quand il fut en vue, à leur grande surprise, les caravanes étaient sans dessus dessous, les trafiquants attaqués par d’autres bandits et les membres de notre tribu pieds et poings liés eux aussi périrent avant que les chasseurs puissent atteindre les lieux.” “Les chasseurs s’en prirent aux bandits qui poursuivaient les quelques bohemiens et exclavagistes qui prenaient la fuite” “Quand les chasseurs finirent par prendre le dessus, le bilan était lourd… Bien peu des notres avaient survécu et l'on avait aperçu des enfants se réfugier dans la forêt alors que l’hiver était bien trop hostile..”

“Seuls deux chasseurs furent envoyéz à la recherche des enfants pendant que les autres préparaient le voyage de retour afin d’offrir des sépultures dignes pour nos victimes…”

“Mais après 4 bonnes heures, ils sont revenus affreusement frustrés, leur recherche fut vaine…” C’est en tremblant et avec toutes les peines du monde que je pose cette question : “Et les enfants, tu les cherches toujours? Pourquoi les crois tu en vie après si longtemps? Pourquoi ne pas avoir baisser les bras depuis…” Et ma voix s'étouffe en un sanglot qui vient chercher tres loin ses racines… “C’est un secret, je ne p…” Meola s’arrête brusquement “Pourquoi ces pleurs?” Les souvenirs enfouis, parfois ils refont surface alors que nous y sommes le moins préparé… Avec parfois une force telle qu’on en perd pied, conscience, ou raison… Un voile blanc, je me sens tomber et plus rien… Meola reprend le dessus de sa stupeur car un présentiment l’étreint violement. Elle se penche sur le corps inerte, dessère les liens de la robe pour en examiner la hanche. “Jena a entendu nos prieres” se dit elle en son fort interieur. Elle hurle pour alerter le convoi : “Sacha vient vite!!!” Autour de l'attroupement Meola s'adresse à Sacha : “Sacha, regarde cela” et désigne ma hanche. “ Qu’on l’installe dans ma roulotte, dès l’aurore nous leverons le camp pour rejoindre la tribu… La madonne a entendu nos prières, nous avons réussi.”


Chapitre Sept : La boheme – An 2531 –

Quand je reprends conscience, c’est dans la couchette d’un modeste tipee comme ceux qui compose le camp de la boheme. A mon chevet, une vieille femme. Elle ne tardera pas satisfaire la plupart de mes questions et Meola dont je partage le tipee, veille sur moi chaque nuit tout en me racontant le passé de notre tribu. Ils m'ont cherché sans relache tout ce temps sans que jamais nos routes se croisent. Tant d’années, tant de souffrances pour qu’enfin je découvre mes origines et les miens… Tous sont très avenants, bienveillants et souriants mais pourtant une question reste sans réponse malgré mes demandes répetées : Quel est mon nom? Qui étaient mes parents? Un jour, Meola revient avec un ancien au visage buriné. Très calmement, il s’adresse à moi : “Ce fut un grand soulagement pour nous de te trouver… Un grand choc pour toi aussi… Il y a parfois des secrets qu’on ne peut livrer que lorsque l’initié est en mesure de le soutenir… Tu demandes des précisions sur ta famille mais tu vas tout juste sur tes vingt ans. Accordes moi ta confiance et fait preuve de patience. Toute la vérité tu auras quand le moment sera venu…” L’ancien dégage une telle sérénité, il allume une pipe et continue: “Je comprend que tu trouves cela injuste, si tu me promets de ne pas entreprendre de recherches et d’attendre le moment opportun, je vais tout de même t’apprendre ton vrai nom” Il tousse un peu avant de reprendre : “Les sédentaires ont choisi déja un nom pour toi, il est probable que tu le gardes mais quand tu vivais encore parmi nous, tu repondais au nom de Cian comme la couleur des lacs que ta famille chérissait tant.” Cian…. Ce mot résonne dans ma tête. L’ancien m'annonce qu’il va prendre congé mais qu’il reviendra dans quelques jours… Cian… Un simple mot, un mot qui a le pouvoir d’apaiser mon esprit comme jamais il ne m’a été offert. Un mot qui à sa seule évocation a balayé mes démons, chassé mes cauchemars, me rend espoir d’apprendre un jour toute la vérité… Un mot si précieux que je le garde pour moi seule…

Chapitre huit : Bref apercu de la vie au camp – An 2531 –

C’est une ère nouvelle. Rien n’est plus pareil. La vie au camp est comme un havre de paix. J’y découvre une tribu qui dédie sa vie à parfaire son artisanat, à extraire avec le plus grand soin les ressources d’Atys, confectionne de riches étoffes et instruments de musique, s’adonne aux arts de toutes formes. Leur exubérance et caractère bien trempés, les conduisent parfois à se quereller vivement à cause de malentendus souvent en raison d’une propension à changer la tournure des évènements selon leur fantaisie. Tous font appel à un fort esprit de dérision et souvent d’un brin de moquerie. Eclate alors une véritable scène qui résonne si fort que personne présent ne peut alors oser prétendre ignorer la situation mais ce n’est que pour exorciser le mal après quoi ils se pardonnent tout aussi vite. Si des histoires évoquent des querelles intestines de par le passé, la fragilité de l’actuelle tribu a rangé tout le monde du coté de la tempérance. Aussi ce n’est que pour rythmer la vie très paisible du camp que surviennent parfois des éclats de voix. Les homins du camp appliquent très rigoureusement leur devoir conjugal et envers la tribu. Bien mal leur en prendrait car je viens à penser parfois que les plus redoutables de nos membres sont les homines. J’ai vu detaler bien des braves qui avaient provoqué le courroux de leur moitié. Bien souvent coquettes et un tant soit peu frivole, un tout petit déconvenu change la plus timide homine en un véritable dragon. Le plus frappant selon moi chez les bohemiens est leur supersticiosité : Ils voient des présages partout, rappellent telles ou telles croyances dès qu’un évènement que beaucoup jugerait annodin se produit. Ils sont très concernés par la magie et s’interessent donc aux esprits kamis qu’ils respectent au moins autant qu’ils redoutent. Mais de toutes les croyances, mythes et superstitions que contient la culture bohemienne, une tient une place préponderante : “Jena” qu’il surnomme “madonne”. A la facon dans ils l'évoquent, il semble que c’est plus un rapport affectif que religieux qui les lie à Jena. C’est pour eux un symbole puissant de la mère, véritable statue dans la tribu. Une mère revêt un caractère casi sacré en lui même, porter un quelconque préjudice à la mère d’un bohemien revient à commettre un sacrilege. Encore qu’il n y a pas réellement d’autorité en place pour juger ou condamner, chaque famille gardant la responsabilité de ses actes et se contentant de prendre conseil s’elle le souhaite auprès des plus anciens qui forment un petit conseil non formel.


Chapitre neuf : La reunion – An 2531 –

Un soir, l’ancien reparait au tipee accompagné de Meola et d’autres membres émminents. Une fois tous installés et quelques banalités échangées, il fait un signe qui fait penser que la raison de leur presence va etre exposée à cet instant : “Cian, il est temps de te faire part des maux qui frappent notre tribu… Il y a fort longtemps que nous vivons bien à l’abri des indiscrets dans les landes obscures. Notre présence ici n’étant connue que du gourverneur qui a toujours toléré ce fait.” “Mais lorsque notre tribu fut découverte par des esclavagistes, les pertes eurent des répercussions des plus tragiques et deux en particulier aujourd’hui font l’objet de cette réunion.” “Notre culture risque de s’éteindre à mesure que notre sang s’appauvrit. Cela ne nous est pas permit mais on ne peut plus ignorer ce fait et il nous faut réagir.” “Tu as vécu dans les cités, les as défendu, participé à l’édification d’un temple, tu es reconnu comme citoyenne là bas…” Aspirant une bouffée sur sa pipe, il reprend : “C’est pourquoi malgré que Meola m'ait informé que ton séjour ici était pour toi vécu avec joie, nous avons une demande à te faire. Je suis peiné de t’imposer pareille responsabilité mais je souhaite que tu regagnes FairHaven”. “Là bas nous voulons que tu etablisses un hall et nous y représentes… Il est temps que les réfugiés connaissent notre existence et ce afin de tenter d’enrayer notre extinction…” “Certains prendront la route avec toi, et nous ne sommes jamais qu’à quelques lieues de FairHaven… Une fois établi, essaie d’inscrire définitivement notre tribu dans la capitale. Tentes de nous y faire accepter et enfin d’y recruter des homins et homines pour qu’ils se métissent avec les derniers descendants de nos vieilles familles et perpétuent nos traditions…” Comment décrire mes sentiments d’alors… J’étais à la fois peiné d’apprendre la situation de ma tribu et effrayée de devoir endosser pareille reponsabilité. “Ne serait il pas mieux qu’un membre plus sage s’acquitte de cette tache. Le manque d’expérience m’a déja valu de commettre des erreurs et si je venais à echouer, qu adviendra t il de la tribu ?” “Oh, crois moi, nous n’ignorons pas ta jeunesse qui peut conduire à des erreurs de jugement mais personne n’est parfait vois tu… Il est certain que tu en commetteras mais nous croyons en ta capacité à te remettre en cause. Les erreurs ne sont pas quelque chose dont on peut se prémunir, les erreurs sont là aussi pour nous apprendre.” Il vide alors sa pipe dans un récipient : “Malgré cela tu restes la plus à meme de mener cette mission, de l’expérience que tu acquerras, tu ne garderas que le bon et ainsi se façonnera celle qui est maintenant la gardienne de la tribu…” “Sois courageuse, écoutes tes pairs, sois patiente, retiens toujours un enseignement de tes fautes et poursuit ton but, notre cause… Gardienne, prépares tes effets et un détachement, dans une semaine tu prendras la route de FairHaven…”