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		<title>EncyclopAtys - Contributions de l’utilisateur [fr]</title>
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		<subtitle>Contributions de l’utilisateur</subtitle>
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		<id>https://fr.wiki.ryzom.com/w/index.php?title=Daeronn_Cegrips&amp;diff=3903</id>
		<title>Daeronn Cegrips</title>
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				<updated>2005-06-05T22:02:23Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Zakharias : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Ebauche}}&lt;br /&gt;
Scientifique [[Fyros]] contemporain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A étudié le nid Kitin de DesertStock, pendant 2 semaines.&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Libéré du nid par [[Dilus]] et des dizaines d'[[:Catégorie:Homins|Homins]]&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Se nourrissait d'herbes locales pour survivre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Traits de caractère :&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Tête en l'air, s'intéresse à tout ce qui est vivant.&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- Dévie toujours du sujet de conversation.&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Personnages]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Personnages_Fyros]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Zakharias</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://fr.wiki.ryzom.com/w/index.php?title=Zakharias/Background&amp;diff=2319</id>
		<title>Zakharias/Background</title>
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				<updated>2005-05-05T10:56:08Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Zakharias : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Zakharias|Retour au portrait de Zakharias]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Background'''&lt;br /&gt;
* [[Zakharias/Background|Première Partie]] - ''L'arrivée au camp''&lt;br /&gt;
* [[Zakharias/Background/2|Deuxième Partie]] - ''Réminiscence''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L'arrivée au camp ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Zakharias'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le soleil brûlant dardait ses derniers rayons et déjà la nuit s'installait sur le campement de la Garde Noire. Comme chaque soir, une légère brise soufflait, et comme chaque soir, les animaux les uns après les autres se taisaient. Le calme de la nuit s'installait peu à peu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Soudain, une ombre se dessina à l'horizon. Elle se rapprochait, grandissant un peu plus à chaque instant. Elle semblait apeurée, comme pourchassée par une horde de démons. Mais pourtant elle était seule.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'ombre s'avançait, elle n'était plus qu'à une dizaine de mètres du campement. Sa silhouette commençait à se distinguer plus nettement. Il s'agissait d'un Matis, vêtu de guenilles déchirées. Son visage était parsemé de bleus et de blessures et ses jambes couvertes de sang coagulé par la chaleur. Sur son torse à moitié nu, on pouvait voir des traces de griffures et de piqûres. Bien qu'il ne devait pas avoir plus de dix-huit ou dix-neuf ans, le jeune homme semblait en faire plus de quarante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'étranger pénétra dans le campement, sa respiration était saccadée, ses jambe flagellaient et son teint était pâle comme l'ivoire. Alors, il prononça c'est quelques mots :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:- A l'aide, à...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et il s'écroula sur le sable encore brûlant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Kadraan'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Kadraan s’était isolé dans son baraquement et tentait tant bien que mal de dormir un peu. La nuit, précoce en cette saison, étirait déjà son voile sombre sur les vastes déserts Fyros.&lt;br /&gt;
Ce soir, il avait prévu d’accompagner une patrouille de la garde en direction du sud où des mouvements suspects venaient d’être signalés par une tribu locale. Dans le meilleur des cas il ne rentrerait qu’au petit matin, accompagnant les premières lueurs de l’aube.&lt;br /&gt;
Il se retournait sur sa couche, pestant contre le sommeil qui ne parvenait pas à prendre le dessus sur le bouillonnement de ces pensées quand soudainement on vint tambouriner à sa porte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:- Commandant ! Commandant ! Cria une voix derrière la chambranle. Venez vite !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Kadraan se leva d’un bond et agrippa aussitôt le pommeau de son épée avant de jaillir de sa chambre comme une furie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:- Que se passe t-il ? Par Jena ! Le cor n’a pas sonné !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Libre de garde qui avait manqué d’être renversé par la soudaine irruption de son commandant hors de la chambre, s’empressa de retenir le chef des Libres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:- Non... Non, rassurez vous commandant, nous ne sommes pas attaqué ! lâcha t-il précipitamment. Un homme, un Matis est arrivé au camp. Il est blessé...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Kadraan se calma aussitôt.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:- Un Matis ? Nom d’un... Que peu faire un matis seul dans le désert à des kilomètres du comptoir marchand le plus proche ? Conduisez moi à lui, vite !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Kadraan accompagna le Libre jusqu'à l’entrée du camp ou une petite troupe de soldat s’était rassemblée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:- Laissez le respirer ! Hurla Kadraan. Ecartez vous !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il se pencha sur le blessé et écarta précautionneusement les lambeaux de tissus pour inspecter les blessures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:- Humm... Elles sont profondes et suintent déjà de mauvaise sève... Emmenez cet homin dans ma chambre, il n’y a pas de temps à perdre ! Ordonna t-il, et allez cherchez Leiloo ! Il n’y a qu’elle qu’y puisse encore faire quelque chose...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Leiloo'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Leiloo fut conduite à la chambre du commandant en chef des libres frontaliers. A peine entrée, elle se dirigea vers le chevet du blessé. Sans un mot, elle commença à examiner le Matis. Son visage n'exprimait aucun sentiment, ni ne laissait paraître le moindre indice quand à la santé du guerrier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:- Qu'a t'il bien pu arriver à cet Homin? Il est incroyablement résistant, beaucoup seraient mort s'ils avaient connu ne serait-ce que la moitié de ses blessures. Je vais faire mon possible... Apportez de l'eau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La nuit fut longue. Pendant de longues heures, la chambrée de Kadraan fut baignée des couleurs des incantations de Leiloo. Tantôt vertes, tantôt bleues, ou rouges. Puis... plus rien. Un murmure passa parmi les hommes qui patientaient dehors. Ceux qui s'étaient endormis se réveillèrent au son des chuchottements de leurs compagnons. Tous voulaient savoir ce qu'il se passait, mais seul Kadraan était resté avec Leiloo et le guerrier Matis. Soudain la porte s'ouvrit, et Kadraan apparu, la jeune Tryker dans les bras.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Kadraan'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:- Elle est juste épuisée, déclara t-il simplement au spectacle des visages décomposés de ces hommes. Le Matis est quant à lui hors de danger.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Kadraan tendit le corps assoupit de Leiloo à Noewyr, le capitaine de la Garde Noire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:- Va coucher la petite, mon ami, elle aura bien mérité son repos !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il se retourna vers ses hommes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:- Préparez un bol d'eau et une coupe de fruit sec pour le Matis. Et postez deux gardes devant la porte de la chambre. Que l'on aille me chercher dès qu'il sera reveillé...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Zakharias'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les paupières du jeune Matis s'ouvrirent l'une après l'autre. Après que ses yeux se soient accoutumés à la lumière du jour , il observa attentivement l'endroit où il se trouvait. Comment était-il arrivait là ? Et quel était cet endroit ? Il n'en savait rien. Pire encore, il était incapable de se souvenir des jours précédents. Il se rappellait de la cause de sa fuite, d'ailleurs il entendait encore cette voix dans sa tête ''&amp;quot;Cours, Zakharias, cours !&amp;quot;'', et puis plus rien, à part son arrivée, blessé, dans ce campement Fyros.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il passa la main sur son visage et son torse et sentit que ses blessures avaient toutes cicatrisées. Il se redressa et s'assit au bord du lit. Il aperçut alors un bol d'eau posé sur une petite table à proximité. Il l'attrapa et but d'un seul trait. Juste à côté, il vit une coupe remplie de fruit sec. Il s'en empara et avala son contenu. Depuis quand n'avait-il pas mangé ? Il n'en savait rien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après s'être rassasié, il trouva des vêtements pliés au bord du lit. Ses hôtes semblaient être accueillants et avoir pensé à tout. Habillé, il fit quelques pas dans la chambre puis se décida à sortir dehors.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Kadraan'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Kadraan arpentait le chemin de garde de la palissade, les yeux fixés vers un désert encore obscurcit de ténèbres. Le jour n’allait certainement pas tarder à poindre se dit le Commandant des Libres après une rapide estimation du temps écoulé depuis l’arrivée du Matis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le pas rapide d’un garde foulant la sciure dans sa direction le sortit de ses pensées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:- L’étranger s’est réveillé ? demanda t-il en descendant la petite échelle du mur de guet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:- Oui commandant. Il vient tout juste de sortir de sa chambre et nous lui avons demandé d’attendre votre venue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:- Très bien. Je vais le rencontrer...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Kadraan réajusta l’épaisse ceinture autour de sa taille et vérifia l’attache de son arme avant de pénétrer dans la pièce où attendait l’inconnu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:- Je suis ravi de constater que vous êtes dans un bien meilleur état que lorsque nous vous avons ramassé, dit Kadraan en apercevant le Matis debout dans un coin de la salle. Je suis Kadraan Gor, Commandant en chef des Libres Frontaliers. J’ose espérer que vous allez pouvoir nous éclairer sur les raisons de votre présence parmi nous ajouta t-il en se présentant face au jeune homin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Zakharias'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un premier temps, le jeune homin fut déstabilisé par l'homme qui se tenait devant lui. Il était si imposant, il avait l'air si puissant... et pourtant la gentillesse et la bienveillance se lisaient sur son visage. Après un instant de silence, il se décida à répondre à son interlocuteur :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:- Avant de vous raconter les mésaventures qui m'ont conduites jusqu'à vous, je tiens à vous remercier de votre hospitalité. Sans votre aide, je ne serais sûrement plus de ce monde, même si hier, ma seule volonté était de mourir...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Zakharias baissa la tête un instant, laissa passer un bref silence puis continua :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:- Mon nom est Zakharias Sary. Il y a encore quelques jours, je vivais dans un petit village Matis loin de ce désert. Et... il y a encore quelques jours... j'avais des parents...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des images de ce matin là revinrent alors à son esprit. Il secoua la tête, se ressaisit et poursuivit :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:- Un matin, alors que tout le village dormait encore, je fus réveillé par des cris, des cris qui m'étaient familiers, des cris qui nous sont à tous familiers : les Kitins nous attaquaient. Lorsqu'on sonna l'alerte, la sève se glaça dans mon corps. J'entendis mon père descendre quatre à quatre les marches de l'escalier. Il attrapa le fourreau de son épée et sortit de la maison pour défendre le village avec les autres hommes. Je savais que moi aussi je devais prendre les armes et combattre mais mes membres refuser de bouger, tout mon corps était cloué au lit. C'est alors que je vis ma mère descendre l'escalier et s'approcher de moi. Elle était calme, sereine. Elle vint se coller contre moi et me prit dans ses bras...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une larme commença à couler sur la joue du jeune homin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:- Nous sommes restés ainsi, terrorisés par les cris des Kitins et les hurlements des Homins. Et puis les hurlements se firent de plus en plus rare. Alors ma mère se risqua à jeter un coup d'oeil par la fenêtre... Elle se retourna vers moi et m'ordonna de passer par la porte de derrière et de fuir, de fuir le plus loin possible. Sans un mot, j'executa ses ordres. Par chance, ce côté de la ville était encore désert. J'avais l'opportunité de survivre. Mais je ne pus m'empêcher de jeter un coup d'oeil dans mon dos... Et je le vis..... étendu au sol..... Mon... mon père......... Je me précipita vers lui, priant Jena pour qu'il soit encore en vie, mais les Kitins l'avaient tué ! Les larmes ruisselèrent sur mon visage... J'étais en danger mais je ne pouvais me résigner à abandonner mon père ! Alors j'entendis ma mère crier &amp;quot;Cours, Zakharias, cours !&amp;quot; puis... puis le bruit de la chaire transpercée...... Je tourna la tête... et... et je la vis, empalée... sur la patte d'un Kitin...... J'étais seul à présent... Je n'avais plus de raison de vivre... Et pourtant... je détourna la tête de mes géniteurs et... et me mis à courir... à courir de toutes mes forces... Je ne sais pas combien de temps j'ai couru ni combien de kilomètres j'ai parcouru... La seule chose dont je me souvienne... c'est de mon arrivée ici...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le jeune homin s'assit et pris sa tête dans ses bras. Il éclata en sanglots.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:- Je... je... je n'ai plus de maison... plus... plus de parents... plus d'...d'amis... Je n'ai plus rien... Seulement... seulement des cauchemars...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Kadraan'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Kadraan resta un instant immobile, le visage grave.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pendant plusieurs secondes il ne put s'empêcher de se ressasser intérieurement le récit du Zakharias, re-visualisant les images boulversantes qu'il venait de faire naître dans son esprit.&lt;br /&gt;
La machoîre serrée, il reporta finalement son regard dans les yeux du jeune Matis et soupira.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:- Tu as quel âge, petit ? S' il reste des survivants dans ton village il est du devoir des Libres de les secourir. Dans tous les cas nous devons nous rendre sur place prévenir et protéger les populations avoisinantes. Et ... il hésita ... accorder une sépulture décente à ceux qui sont tombés ...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Kadraan jura intérieurement. Des mouvements Kitins avaient été signalés sporadiquement ces dernières semaines mais voilà bien longtemps que les insectoïdes n'avaient pas massacré un village entier.&lt;br /&gt;
Les temps s'annonçaient bien sombres, pensa t-il.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:- Si tu as de la famille ailleurs, nous essaierons de te ramener jusqu'a elle dès que l'occasion s'en présentera. Je ne peux pas de donner de date précise, nous risquons d'avoir fort à faire dans les jours et les semaines à venir.&lt;br /&gt;
En attendant, nous t'offrons l'hospitalité bien volontier. Si tu le souhaites, tu pourra également emprunter la prochaîne caravane pour la ville qui devrait faire escale dans nos murs d'ici deux ou trois jours.&lt;br /&gt;
Ce n'est pas un choix de roi mais c'est tout ce que je peux te proposer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès demain, quinze de mes hommes partiront vers ton village pour prendre les premières dispositions. J'aimerais pouvoir en envoyer davantage mais nous sommes déjà en sous effectif et nous devons lutter sur plusieurs fronts ... Libre à toi des les accompagner si tu le souhaites mais ils ne pourront garantir ta protection.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Kadraan posa une main sur l'épaule du jeune homin en hochant la tête et il lui adressa un regard d'encouragement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:- Le choix t'appartient, Zakharias, il te faudra être fort ...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Kadraan se retourna et quitta la pièce s'en en ajouter d'avantage. Il fallait désormais laisser au jeune Matis le temps du recueillement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Zakharias'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Commandant en chef des Libres sortit de la pièce et laissa le jeune homin fasse à ses interrogations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais, en une seconde, Zakharias prit sa décision. Il ne voulait pas renouer avec son passé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D'un bond, il se leva, puis se précipita à l'extérieur d'un pas rapide pour trouver Kadraan.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Kadraan'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Kadraan entendit derrière lui la porte souvrir à la volée. Il se retourna et vit le Matis se précipiter dans sa direction.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:- Que se passe t-il, Zakharias ? Tu as besoin d'autre chose ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Zakharias'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le jeune homin avait cherché Kadraan plusieurs minutes avant d'arriver en trombe dans sa cabane. Il était encore tout essouflé lorsqu'il commença à parler :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:- Commandant, vous m'avez dit de faire un choix, vous m'avez dit d'être fort ! Je veux apprendre la force à vos côtés ! Je ne veux pas retourner chez moi, ce n'est plus chez moi ! Je veux combattre à avec vous, je veux rentrer chez les Libres Frontaliers !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Zakharias était excité. Il avait pris sa décision sur l'instant, sur un coup de tête, pourtant il savait que c'était la décision à prendre, oui, c'était la bonne décision.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Zakharias</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://fr.wiki.ryzom.com/w/index.php?title=Histoire_des_Libres_Frontaliers&amp;diff=2435</id>
		<title>Histoire des Libres Frontaliers</title>
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				<updated>2005-05-05T10:44:56Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Zakharias : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Libres_Frontaliers|Retour à la guilde Les Libres Frontaliers]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''« Je suis l’épée dans les ténèbres. Je suis le veilleur au rempart. Je suis le feu qui flambe contre le froid, la lumière qui rallume l’aube, le cor qui secoue les dormeurs, le bouclier protecteur des royaumes homins »''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== LE CHAOS ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque les guerres Kitins éclatèrent et que le grand essaim partit en croisade pour éradiquer l’hominité de la surface d’Atys, l’empire Fyros s’effondra. Des villes entières, des populations complètes, homins, homines, et enfants le suivirent dans sa chute et le chaos ne tarda pas à recouvrir tous les anciens territoires. Nul ne fut épargné. Tous les peuples furent submergés par la vague Kitins et ne trouvèrent leur salut que dans la fuite.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce fut le temps de l’exode.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nombreux sont ceux, néanmoins, qui purent fuir vers la sécurité des racines primales guidés par les Kamis et la Karavan aux points de téléportation Arc en ciel. Mais, ces portes providentielles furent bien vite anéanties par les nuées Kitins, et, les homins restant à la surface durent se contraindre à fuir le plus loin possible dans les terres sauvages pour assurer leur survie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi naquirent les Libres Frontaliers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien vite, la peur des Kitins décida la plus importante des colonies Fyros de ces terres hostiles à fonder une force d’intervention et de surveillance destinée à garder les frontières des principaux territoires de cet exil précaire. Là où le danger était omniprésent, les attaques Kitins fulgurantes et mortelles, il fallait édifier un rempart … La Garde Noire était née.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On en appela aux volontaires, au plus braves, pour la constituer. Leur but, patrouiller, surveiller et avertir du moindre danger aux confins des terres sûres. Au besoin, s’interposer et se sacrifier pour laisser au peuple le temps de la fuite vers un nouvel exil…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ils s’appelaient eux même « les Libres Frontaliers » de par la promesse qui était faite à ceux qui s’y engageaient de pouvoir laisser derrière eux, sans crainte, questions ou besoins d’explication, tout ce qui s’était passé dans leur vie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces homins venaient de diverses terres. Leurs histoires et leurs vies étaient différentes, mais tous s’étaient engagés pour des raisons similaires. Il y avait parmi eux des voleurs, des tueurs et des escrocs, des soldats chassés de leur armée précédente, des homins de basse extraction et des nobles, des guerriers honorables et vertueux, et d’autres qui ne l’étaient pas. Certains cherchaient leur voie, d’autres fuyaient, d’autres allaient à la dérive... Mais tous désiraient tirer un trait sur leur passé et se construire un nouvel avenir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ils moururent en nombre mais accomplirent leur devoir...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Durant deux interminables années, la Garde Noire des Libres Frontaliers fut garante de la survie des peuples retranchés. A chaque instant, les homins rescapés avaient l’angoisse d’entendre retentir le cor des « Libres » sonner l’invasion et le repli. Il est dit, encore aujourd’hui que cette sonnerie suffirait à mortifier le cœur des dépositaires du souvenir de cette époque...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toujours... toujours... les Libres s’étaient interposés et avaient combattus...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L'ESPOIR ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque les forces mêlées des Kamis et de la Karavan contraignirent les armées Kitins à se retrancher au cœur d’Atys, les Libres Frontaliers furent les premiers à ouvrir et sécuriser les routes vers les populations qui avaient initialement migrées vers les nouvelles terres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les caravanes nomades étaient de plus en plus nombreuses à se risquer à la traversée même si l’enjeu demeurait plus qu’incertain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les forces Kitins s’étaient repliées mais le danger demeurait intact. Il y avait des choses... Des choses qui semblaient pervertir des régions entières... Certains commençaient à évoquer le Goo...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les premières têtes de ponts furent lancées, les premiers contacts entre les exilés de l’invasion Kitin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Durant des années, des générations, les survivants affluèrent vers le nouveau monde et les Libres leur montrèrent la voie...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== LE RENOUVEAU ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aujourd’hui, le temps est à la reconstruction. Les quatre peuples principaux d’Atys se livrent à un jeu étrange d’alliance et de trahisons pour quelques parcelles de territoire. Certains se vouent à la reconquête d’autres à la lutte contre le Goo perfide.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les Libres Frontaliers, quant à eux, toujours fidèles à leurs engagements ont conservé leurs prérogatives et leurs privilèges et il n’est pas rare de voir des volontaires affluer des quatre coins d’Atys pour prendre le noir de la Garde.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Fyros, Trykers, Matis, Zoraï y sont acceptés à chances égales.&lt;br /&gt;
Pour eux, l’espoir d’un renouveau, l’oubli de leur passé en échange de leur engagement.&lt;br /&gt;
Une règle qui n’a jamais été enfreinte par aucune autorité d’aucun peuple.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ils sont les Libres Frontaliers, l’unité d’élite la plus fameuse du peuple du désert. L’unité des sacrifiables. Les premiers à la bataille, les premiers à mourir...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tomber au front est une de leur tradition. Peu leur importe de mourir, car il n’y a pas de peur chez les Libres, l’important étant de mourir bien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aujourd’hui, repliés aux confins des terres nouvelles, les Libres Frontaliers veillent, fidèles à leur mission, à la sécurité des royaumes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''« Je suis l’épée dans les ténèbres. Je suis le veilleur au rempart. Je suis le feu qui flambe contre le froid, la lumière qui rallume l’aube, le cor qui secoue les dormeurs, le bouclier protecteur des royaumes homins...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Je suis un Libre Frontalier. »''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Libres_Frontaliers|Retour à la guilde Les Libres Frontaliers]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Zakharias</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://fr.wiki.ryzom.com/w/index.php?title=Histoire_des_Libres_Frontaliers&amp;diff=2314</id>
		<title>Histoire des Libres Frontaliers</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://fr.wiki.ryzom.com/w/index.php?title=Histoire_des_Libres_Frontaliers&amp;diff=2314"/>
				<updated>2005-05-05T10:44:14Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Zakharias : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Libres_Frontaliers|Retour à la guilde Les Libres Frontaliers]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''« Je suis l’épée dans les ténèbres. Je suis le veilleur au rempart. Je suis le feu qui flambe contre le froid, la lumière qui rallume l’aube, le cor qui secoue les dormeurs, le bouclier protecteur des royaumes homins »''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== LE CHAOS ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque les guerres Kitins éclatèrent et que le grand essaim partit en croisade pour éradiquer l’hominité de la surface d’Atys, l’empire Fyros s’effondra. Des villes entières, des populations complètes, homins, homines, et enfants le suivirent dans sa chute et le chaos ne tarda pas à recouvrir tous les anciens territoires. Nul ne fut épargné. Tous les peuples furent submergés par la vague Kitins et ne trouvèrent leur salut que dans la fuite.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce fut le temps de l’exode.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nombreux sont ceux, néanmoins, qui purent fuir vers la sécurité des racines primales guidés par les Kamis et la Karavan aux points de téléportation Arc en ciel. Mais, ces portes providentielles furent bien vite anéanties par les nuées Kitins, et, les homins restant à la surface durent se contraindre à fuir le plus loin possible dans les terres sauvages pour assurer leur survie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi naquirent les Libres Frontaliers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien vite, la peur des Kitins décida la plus importante des colonies Fyros de ces terres hostiles à fonder une force d’intervention et de surveillance destinée à garder les frontières des principaux territoires de cet exil précaire. Là où le danger était omniprésent, les attaques Kitins fulgurantes et mortelles, il fallait édifier un rempart … La Garde Noire était née.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On en appela aux volontaires, au plus braves, pour la constituer. Leur but, patrouiller, surveiller et avertir du moindre danger aux confins des terres sûres. Au besoin, s’interposer et se sacrifier pour laisser au peuple le temps de la fuite vers un nouvel exil…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ils s’appelaient eux même « les Libres Frontaliers » de par la promesse qui était faite à ceux qui s’y engageaient de pouvoir laisser derrière eux, sans crainte, questions ou besoins d’explication, tout ce qui s’était passé dans leur vie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces homins venaient de diverses terres. Leurs histoires et leurs vies étaient différentes, mais tous s’étaient engagés pour des raisons similaires. Il y avait parmi eux des voleurs, des tueurs et des escrocs, des soldats chassés de leur armée précédente, des homins de basse extraction et des nobles, des guerriers honorables et vertueux, et d’autres qui ne l’étaient pas. Certains cherchaient leur voie, d’autres fuyaient, d’autres allaient à la dérive... Mais tous désiraient tirer un trait sur leur passé et se construire un nouvel avenir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ils moururent en nombre mais accomplirent leur devoir...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Durant deux interminables années, la Garde Noire des Libres Frontaliers fut garante de la survie des peuples retranchés. A chaque instant, les homins rescapés avaient l’angoisse d’entendre retentir le cor des « Libres » sonner l’invasion et le repli. Il est dit, encore aujourd’hui que cette sonnerie suffirait à mortifier le cœur des dépositaires du souvenir de cette époque...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toujours... toujours... les Libres s’étaient interposés et avaient combattus...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L'ESPOIR ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque les forces mêlées des Kamis et de la Karavan contraignirent les armées Kitins à se retrancher au cœur d’Atys, les Libres Frontaliers furent les premiers à ouvrir et sécuriser les routes vers les populations qui avaient initialement migrées vers les nouvelles terres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les caravanes nomades étaient de plus en plus nombreuses à se risquer à la traversée même si l’enjeu demeurait plus qu’incertain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les forces Kitins s’étaient repliées mais le danger demeurait intact. Il y avait des choses... Des choses qui semblaient pervertir des régions entières... Certains commençaient à évoquer le Goo...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les premières têtes de ponts furent lancées, les premiers contacts entre les exilés de l’invasion Kitin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Durant des années, des générations, les survivants affluèrent vers le nouveau monde et les Libres leur montrèrent la voie...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== LE RENOUVEAU ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aujourd’hui, le temps est à la reconstruction. Les quatre peuples principaux d’Atys se livrent à un jeu étrange d’alliance et de trahisons pour quelques parcelles de territoire. Certains se vouent à la reconquête d’autres à la lutte contre le Goo perfide.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les Libres Frontaliers, quant à eux, toujours fidèles à leurs engagements ont conservé leurs prérogatives et leurs privilèges et il n’est pas rare de voir des volontaires affluer des quatre coins d’Atys pour prendre le noir de la Garde.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Fyros, Trykers, Matis, Zoraï y sont acceptés à chances égales.&lt;br /&gt;
Pour eux, l’espoir d’un renouveau, l’oubli de leur passé en échange de leur engagement.&lt;br /&gt;
Une règle qui n’a jamais été enfreinte par aucune autorité d’aucun peuple.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ils sont les Libres Frontaliers, l’unité d’élite la plus fameuse du peuple du désert. L’unité des sacrifiables. Les premiers à la bataille, les premiers à mourir...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tomber au front est une de leur tradition. Peu leur importe de mourir, car il n’y a pas de peur chez les Libres, l’important étant de mourir bien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aujourd’hui, repliés aux confins des terres nouvelles, les Libres Frontaliers veillent, fidèles à leur mission, à la sécurité des royaumes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''« Je suis l’épée dans les ténèbres. Je suis le veilleur au rempart. Je suis le feu qui flambe contre le froid, la lumière qui rallume l’aube, le cor qui secoue les dormeurs, le bouclier protecteur des royaumes homins...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Je suis un Libre Frontalier. »''&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Zakharias</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://fr.wiki.ryzom.com/w/index.php?title=Guilde:Libres_Frontaliers&amp;diff=2334</id>
		<title>Guilde:Libres Frontaliers</title>
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				<updated>2005-05-05T10:40:26Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Zakharias : Suppression d'un &amp;quot;Libres Frontaliers&amp;quot; car redondance avec titre de la page&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Image:Logo.JPG|left]]&lt;br /&gt;
Aussi connue sous le nom de '''''Garde Noire'''''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://Libresfrontaliers.com Les Libres Frontaliers] vous accueillent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''« Je suis l’épée dans les ténèbres. Je suis le veilleur au rempart. Je suis le feu qui flambe contre le froid, la lumière qui rallume l’aube, le cor qui secoue les dormeurs, le bouclier protecteur des royaumes homins »''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== &amp;lt;u&amp;gt;La Guilde :&amp;lt;/u&amp;gt; ===&lt;br /&gt;
*[[Libres_Frontaliers\Background|Background]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== &amp;lt;u&amp;gt;Nos membres :&amp;lt;/u&amp;gt; ===&lt;br /&gt;
*[[Edge]] : ''Commandant de la Garde Noire''&lt;br /&gt;
*[[Zakharias]] : ''Capitaine de la Garde Noire''&lt;br /&gt;
*[[Urghoth]] : ''Lieutenant responsable de l'Intendance''&lt;br /&gt;
*[[Patoche]] : ''Sergent, second du Lieutenant Urghoth''&lt;br /&gt;
*[[Daynota]] : ''Ambassadrice et Officier en charge du recrutement''&lt;br /&gt;
*[[Tannick]] : ''Coordonnateur des Combats''&lt;br /&gt;
*[[Maje]] : ''Libre Frontalier''&lt;br /&gt;
*[[Ilana]] : ''Libre Frontalière''&lt;br /&gt;
*[[Arkanna]] : ''Libre Frontalière''&lt;br /&gt;
*[[Lei]] : ''Libre Frontalière''&lt;br /&gt;
*[[Armélia]] : ''Novice Libre Frontalière''&lt;br /&gt;
*[[Kyriann]] : ''Novice Libre Frontalière''&lt;br /&gt;
*[[Zephira]] : ''Novice Libre Frontalière''&lt;br /&gt;
*[[Beatrix]] : ''Novice Libre Frontalière''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Grand Essaim.jpg|center]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Guildes]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Zakharias</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://fr.wiki.ryzom.com/w/index.php?title=Guilde:Libres_Frontaliers&amp;diff=2312</id>
		<title>Guilde:Libres Frontaliers</title>
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				<updated>2005-05-05T10:38:39Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Zakharias : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Image:Logo.JPG|left]]&lt;br /&gt;
= '''Les Libres Frontaliers''' =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aussi connue sous le nom de '''''Garde Noire'''''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://Libresfrontaliers.com Les Libres Frontaliers] vous accueillent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''« Je suis l’épée dans les ténèbres. Je suis le veilleur au rempart. Je suis le feu qui flambe contre le froid, la lumière qui rallume l’aube, le cor qui secoue les dormeurs, le bouclier protecteur des royaumes homins »''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== &amp;lt;u&amp;gt;La Guilde :&amp;lt;/u&amp;gt; ===&lt;br /&gt;
*[[Libres_Frontaliers\Background|Background]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== &amp;lt;u&amp;gt;Nos membres :&amp;lt;/u&amp;gt; ===&lt;br /&gt;
*[[Edge]] : ''Commandant de la Garde Noire''&lt;br /&gt;
*[[Zakharias]] : ''Capitaine de la Garde Noire''&lt;br /&gt;
*[[Urghoth]] : ''Lieutenant responsable de l'Intendance''&lt;br /&gt;
*[[Patoche]] : ''Sergent, second du Lieutenant Urghoth''&lt;br /&gt;
*[[Daynota]] : ''Ambassadrice et Officier en charge du recrutement''&lt;br /&gt;
*[[Tannick]] : ''Coordonnateur des Combats''&lt;br /&gt;
*[[Maje]] : ''Libre Frontalier''&lt;br /&gt;
*[[Ilana]] : ''Libre Frontalière''&lt;br /&gt;
*[[Arkanna]] : ''Libre Frontalière''&lt;br /&gt;
*[[Lei]] : ''Libre Frontalière''&lt;br /&gt;
*[[Armélia]] : ''Novice Libre Frontalière''&lt;br /&gt;
*[[Kyriann]] : ''Novice Libre Frontalière''&lt;br /&gt;
*[[Zephira]] : ''Novice Libre Frontalière''&lt;br /&gt;
*[[Beatrix]] : ''Novice Libre Frontalière''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Grand Essaim.jpg|center]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Guildes]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Zakharias</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://fr.wiki.ryzom.com/w/index.php?title=Guilde:Libres_Frontaliers&amp;diff=2260</id>
		<title>Guilde:Libres Frontaliers</title>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Zakharias : Suppression d'un &amp;lt; en trop :p&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;= '''Les Libres Frontaliers''' =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aussi connue sous le nom de '''''Garde Noire'''''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== &amp;lt;u&amp;gt;Nos membres :&amp;lt;/u&amp;gt; ===&lt;br /&gt;
*[[Edge]] : ''Commandant de la Garde Noire''&lt;br /&gt;
*[[Zakharias]] : ''Capitaine de la Garde Noire''&lt;br /&gt;
*[[Urghoth]] : ''Lieutenant responsable de l'Intendance''&lt;br /&gt;
*[[Patoche]] : ''Sergent, second du Lieutenant Urghoth''&lt;br /&gt;
*[[Daynota]] : ''Ambassadrice et Officier en charge du recrutement''&lt;br /&gt;
*[[Tannick]] : ''Coordonnateur des Combats''&lt;br /&gt;
*[[Maje]] : ''Libre Frontalier''&lt;br /&gt;
*[[Ilana]] : ''Libre Frontalière''&lt;br /&gt;
*[[Arkanna]] : ''Libre Frontalière''&lt;br /&gt;
*[[Lei]] : ''Libre Frontalière''&lt;br /&gt;
*[[Armélia]] : ''Novice Libre Frontalière''&lt;br /&gt;
*[[Kyriann]] : ''Novice Libre Frontalière''&lt;br /&gt;
*[[Zephira]] : ''Novice Libre Frontalière''&lt;br /&gt;
*[[Beatrix]] : ''Novice Libre Frontalière''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Guildes]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Zakharias</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://fr.wiki.ryzom.com/w/index.php?title=Zakharias&amp;diff=3252</id>
		<title>Zakharias</title>
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				<updated>2005-05-04T13:48:36Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Zakharias : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Image:Zakharias_portrait.jpg|right]]&lt;br /&gt;
== Un passé mystérieux ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Zakharias Sary n'est pas de ceux qui se livrent facilement et peu d'homins connaissent sa véritable histoire, celle qu'il vécut avant de rejoindre les [[Libres Frontaliers]]. D'ailleurs, son intégration au sein même de la [[Libres_Frontaliers|Garde Noire]] se basa sur un mensonge et chaque jour se faisant, celui-ci s'aggrandit un peu plus. Les Libres auraient-ils accepté un traître comme lui parmi eux ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un présent à reconstruire ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alors Zakharias considère sa présence parmi les Libres comme une façon d'expier ses péchés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''&amp;quot;Combattre pour oublier. Tuer pour revivre. Quel beau paradoxe !&amp;quot;''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il fait face aux Kitins avec ceux qui sont les siens maintenant : Edge, son ami et Commandant, Daynota, Urghoth, Patoche et tous les autres. Sa nouvelle famille à présent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Oublier. Oui. Mais tôt ou tard, le passé finit toujours par ressurgir...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Background'''&lt;br /&gt;
* [[Zakharias/Background|Première Partie]] - ''L'arrivée au camp''&lt;br /&gt;
* [[Zakharias/Background/2|Deuxième Partie]] - ''Réminiscence''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie: Homins]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Zakharias</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://fr.wiki.ryzom.com/w/index.php?title=Zakharias&amp;diff=2176</id>
		<title>Zakharias</title>
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				<updated>2005-05-04T13:41:41Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Zakharias : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Image:Zakharias_portrait.jpg|left]]&lt;br /&gt;
== Un passé mystérieux ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Zakharias Sary n'est pas de ceux qui se livrent facilement et peu d'homins connaissent sa véritable histoire, celle qu'il vécut avant de rejoindre les [[Libres Frontaliers]]. D'ailleurs, son intégration au sein même de la [[Libres_Frontaliers|Garde Noire]] se basa sur un mensonge et chaque jour se faisant, celui-ci s'aggrandit un peu plus. Les Libres auraient-ils accepté un traître comme lui parmi eux ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Background'''&lt;br /&gt;
* [[Zakharias/Background|Première Partie]] - ''L'arrivée au camp''&lt;br /&gt;
* [[Zakharias/Background/2|Deuxième Partie]] - ''Réminiscence''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie: Homins]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Zakharias</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://fr.wiki.ryzom.com/w/index.php?title=Zakharias&amp;diff=2175</id>
		<title>Zakharias</title>
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				<updated>2005-05-04T13:36:39Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Zakharias : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Image:Zakharias_portrait.jpg|left]]&lt;br /&gt;
== Un passé mystérieux ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Zakharias Sary n'est pas de ceux qui se livrent facilement et peu d'homins connaissent son histoire, celle qu'il vécut avant de rejoindre les [[Libres Frontaliers ]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Background'''&lt;br /&gt;
* [[Zakharias/Background|Première Partie]] - ''L'arrivée au camp''&lt;br /&gt;
* [[Zakharias/Background/2|Deuxième Partie]] - ''Réminiscence''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie: Homins]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Zakharias</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://fr.wiki.ryzom.com/w/index.php?title=Zakharias/Background/2&amp;diff=2182</id>
		<title>Zakharias/Background/2</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://fr.wiki.ryzom.com/w/index.php?title=Zakharias/Background/2&amp;diff=2182"/>
				<updated>2005-05-04T13:18:47Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Zakharias : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Zakharias|Retour au portrait de Zakharias]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Background'''&lt;br /&gt;
* [[Zakharias/Background|Première Partie]] - ''L'arrivée au camp''&lt;br /&gt;
* [[Zakharias/Background/2|Deuxième Partie]] - ''Réminiscence''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Réminiscence ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:::''Un visage,''&lt;br /&gt;
:::''Une dague qui glisse,''&lt;br /&gt;
:::''La sève qui coule,''&lt;br /&gt;
:::''Puis l'obscurité.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le jeune homin se réveilla en sursaut. Des gouttes de sueur coulaient le long de son visage et des spasmes agitaient tous ses membres. Depuis son entrée chez les Libres Frontaliers, c'était la première fois que ces souvenirs ressurgissaient à son esprit. Et pour la première fois, il prit conscience de l'ampleur de son mensonge.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il leur avait tous menti. Kadraan, Leiloo, Noewyr, Aarkon, Lya et tous les autres qui étaient arrivés depuis. Personne ne savait ce qui s'était rééllement passé avant son arrivée au camps, personne ne savait la vérité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De l'attaque de son village par les Kitins à son exil dans le désert en passant par la mort de ses parents, tout était faux, purs mensonges sortis de son imagination pour leur cacher la vérité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un peu plus calme maintenant, Zakharias se leva en silence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le jour où il était arrivé ici, il ne possédait qu'une seule chose. Une chose dont tous les Libres ignoraient l'existence, une chose qui contenait l'épisode le plus horrible de sa vie, une preuve irréfutable qu'il était la cause d'un conflit politique, une preuve irréfutable qu'il était un assassin...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il glissa le bras sous sa couche et en sortit plusieurs parchemins froissés et vieillis par le temps. Après les avoir caressés de la pointe de ses doigts, il commença sa lecture...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''&amp;quot;Deux jours et deux nuits que je suis enfermé dans cette cellule. Je ne sais pas où je suis, je ne sais pas où je vais, je ne sais pas ce qu'ils envisagent de faire de moi, je ne sais même pas si j'ai un futur en ce monde.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''J'ai trouvé dans ma cellule quelques bouts de parchemin et de quoi écrire. N'ayant aucun contact avec l'extérieur, j'ai décidé de me lancer dans l'écriture de ce récit, pour que l'on sache quel rôle j'ai joué dans cette histoire, pour que l'on sache à quel point j'ai pu trahir les miens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Comme toutes les histoires qui finissent mal, celle-ci a commencé par une relation amoureuse entre deux êtres...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Mon existence débuta il y a dix-huit printemps. Mes parents appartenaient alors à la lignée des Sary, lignée qui naquit juste aprés la grande attaque des Kitins.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Mon arrière grand père, Ekias I, fut l'un des premiers homins à rejoindre les nouveaux territoires matis après l'exode. Durant, cette période funeste, il rencontra une jeune homine dont il tomba fou amoureux. Lorsqu'ils eurent tous les deux rejoints les nouvelles terres, ils s'installèrent dans un coin paisible de l'une des forêts qui recouvrent notre territoire et recommencèrent leur existence. Rapidement, naquit mon grand père, Kharis. Dés lors, la famille ne cessa de s'aggrandir. Parallèlement, quelques matis se placèrent sous notre protection et au bout d'une dizaine d'années, Ekias I se retrouva à la tête de dizaines d'homins. Notre lignée était née.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Lorsque Ekias I mourrut, mon grand-père Kharis lui succéda. C'est lui qui donna ses lettres de noblesse à notre famille. Il conclut de nombreux pactes avec les autres tribus matisiennes qui nous assurèrent une paix durable pendant de nombreuses années.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''L'héritier suivant fut mon père, Ekiias II, qui s'appliqua à maintenir la paix que ses ancêtres avaient mis si longtemps à forger. Il réussit à la maintenir jusqu'à un certain automne, l'automne de ma dix-huitième année. L'été précédent, je rencontrais celle qui allait causer la déchéance de ma famille.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Le soleil se levait sur la forêt et les arbres filtraient ses rayons, distillant une atmosphère féérique et enchanteresse. La chaleur s'installait lentement, asséchant l'écorce des arbres et la mousse sur le sol. L'odeur qui s'élevait de l'humus déréglait les sens de celui qui l'inhalait.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Je gravis un petit monticule et c'est là que je l'aperçus pour la première fois. Je vis d'abord sa silhouette qui se dessinait devant le soleil : elle semblait accroupie, occupée à ramasser de petites et étranges plantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Bien décidé à connaître son nom, je m'approcha lentement d'elle. Un craquement survint puis tout alla très vite. La jeune homine se leva, dévoilant sa silhouette, et dégaina son épée. Sa lame s'enfonca légèrement dans mon coup et mon euphorie se transforma en peur. Remarquant que je n'avais nullement l'apparence d'un Gibbaï et voyant l'expression sur mon visage, elle abaissa son épée et se confondit en excuses.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:''- Pardonnez la rudesse de mon geste, je n'ai pas l'habitude de rencontrer dans cet endroit autre chose que des animaux sauvages.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Elle fouilla dans son sac et en sortit une poignet de feuilles qu'elle appliqua sur mon coup pour soigner la blessure. Je n'avais pas encore vu son visage, nos regards ne s'étaient même pas croisés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:''- Qu'est ce qu'un jeune matis comme vous fait dans un endroit si réculé de la forêt ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Ses mains posées sur mon coups me faisaient frisonner. Ses doux gestes me donnaient l'impression qu'elle me caressait si bien que je mis quelques secondes avant de me rendre compte qu'elle m'avait posé une question.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:''- Je... Je...&lt;br /&gt;
:''- Eh bien... Je semble vous avoir vraiment effrayé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Je ne réussissais pas à parler. Sa présence me plongeait dans un mutisme que le plus puissant des sorts n'aurait pas pu guérir. Finalement, je me risqua à baisser la tête pour voir son visage. Nos yeux se rencontrèrent et le temps sembla s'arrêter.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Elle était belle comme le jour et troublante comme la nuit. Son visage lisse et fin faisait ressortir ses yeux bleux intenses. Ses cheveux blonds tirés vers l'arrière étaient attachés par une longue fleur assortie à la couleur de ses paumettes. Je la regarda plus attentivement. A son tour, elle semblait incapable de dire un mot. Je me ressaisis et réussis à garder une certaine contenance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:''- Excusez mon impolitesse mademoiselle... Je... je suis confus... A vrai dire, je ne m'attendais pas à rencontrer un homin dans un coin si reculé de la forêt... encore moins... une homine...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Un sourire se dessina sur son visage et les mots lui revinrent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:''- Je partage votre étonnement et je tiens également à m'excuser. Une matisienne telle que moi ne doit pas accueillir un frère de la façon dont je l'ai faite.&lt;br /&gt;
:''- Vous êtes toute pardonnée, ces forêts ne sont pas sûre et il est légitime de vouloir se protéger contre toutes attaques éventuelles.&lt;br /&gt;
:''- Vous avez raison, surtout que l'avenir est plus qu'incertain. Mais oublions les troubles qui habitent cette planète, dites-moi plutôt le nom que vos parents vous ont donnés.&lt;br /&gt;
:''- Je me nomme Zakharias Sary, fils de Ekiias II et Leia Sary, digne successeur de la lignée des Sary. Permettez-moi également de vous demander votre nom.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Son sourire s'effaça et bientôt j'en compris la raison.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:''- Je suis... Elya... Elya di Nadieri...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Je partagea alors son effroie. Nous étions en train de jouer avec le feu pourtant je ne voulais pas que tout s'arrête déjà. Son aura me transperçait de toute part, son sourire restait figé dans mon esprit et la mélodie de sa voix ressemblait à la brise qui soufflait parfois sur les terres matisiennes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Elle eut un mouvement de recul et s'apprêta à ramasser le sac qu'elle avait laissé à ses pieds.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:''- Attends !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Elle se retourna vers moi, son visage m'apparut une nouvelle fois, éclairé par les rayons du soleil qui se trouvait maintenant plus haut dans le ciel. Il fallait que je la revoie, peu importe les conséquences.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:''- Je veux dire... Attendez...&lt;br /&gt;
:''- Non ! N'essayez pas de me retenir, cela ne pourra nous causer que des ennuis, à nous comme à nos familles.&lt;br /&gt;
:''- Laissez-nous une chance, je vous en prie !&lt;br /&gt;
:''- Il n'en est pas question. Au revoir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Et elle s'en alla, aussi vite qu'elle me prit le coeur un instant plus tôt. Alors qu'elle marchait, j'aperçus une larme tomber sur la mousse asséchée par le soleil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Il y a plusieurs dizaines d'années, lorsque mon grand père entreprit de conclure des accords de paix avec la majeure partie des familles matisiennes, une seule refusa catégoriquement de les signer, il s'agissait des di Nadieri. Depuis lors, bien qu'officiellement, il n'y ait eu aucunes tensions, leur famille et la notre se haïssaient au plus haut point.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Quand j'entendis son nom ce matin-là, je sentis une main transpercer ma chaire et m'arracher le coeur, mais cela n'était rien à côté du vide que je ressentis les jours qui suivirent notre rencontre. Elle avait pris mon coeur et bien plus encore ; les mets que je mangais n'avaient plus d'odeur ni de goût, l'air que je respirais m'axphyxiait et les mots qui sortaient de ma bouche n'avaient plus aucun sens. Sans elle, je semblait n'être plus rien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Un matin suivant de prés notre rencontre, mon père me fit convier dans la grande salle. Lorsque je me présenta à lui, je compris tout de suite qu'il avait eu vent de notre rencontre. Le sourire qui d'habitude parcourait son visage avait disparu. Son ton était grave.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:''- Depuis quelques jours, une rumeur se répand à travers les rhyzomes d'Atys, une rumeur qui, si elle s'avère exacte, pourrait mettre en danger la paix de notre famille et de tous ses protégés. Es-tu au courant de quelque chose, fils ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Je m'agenouilla devant l'homin qui m'avait donné la vie de nombreuses années auparavant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:''- Je suis désolé, père... Je n'avais pas conscience de la situation dans laquelle nous nous mettions. Si j'avais su que...&lt;br /&gt;
:''- Assez !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Sa voix résonna dans l'arbre centennaire qui abritait notre noble maison. Il s'était levé et me regardait fixement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:''- Tu ne dois pas la revoir, m'entends-tu ? Si sa famille apprend qu'elle t'a rencontré, nous sommes morts ! Tu comprends, Zakharias ? Tu dois prendre conscience des conséquences de tes actes si tu veux un jour prendre ma place sur ce fauteuil. Maintenant, sors d'ici !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Je connaissais bien mon père et je savais que ces avertissements n'étaient pas des paroles en l'air. Le risque de conflit entre nos deux familles était bel et bien réel. J'avais laissé mes sentiments interférer avec mes capacités de jugement. Mais les risques de guerre semblaient écartés puisqu'elle avait préféré mettre fin à notre entrevue sans nous laisser une chance de nous revoir. Maintenant, il fallait simplement un peu de temps pour que la blessure cicatrise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Quelques jours aprés cet entretien avec mon père, alors que j'étudiais de nouveaux principes de botanique, je reçus la visite d'un étrange visiteur qui n'avait rien d’homin... ni d'aggressif... Il s'agissait d'un tout jeune bolobi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Pensant d'abord qu'il s'était égaré, je m'approcha pour l'attraper afin de le ramener dans la forêt. Mais lorsque je fus plus prés de lui, j'aperçus, accroché à l'une de ses pattes, un petit bout de parchemin. Lorsque je l'eus retiré, l'animal sauta de mes bras et se précipita vers la forêt.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Intrigué par le message que je venais de recevoir, je m'assis sur mon lit afin de le lire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Mon coeur s'arrêta de battre pendant quelques secondes. Il s'agissait d'Elya qui me demandait de la pardonner pour son attitude et qui me priait de la rejoindre l'aprés-midi même à l'endroit où nous nous étions rencontrés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Je ne savais que faire. Une partie de moi n'avait qu'une envie, celle de la revoir, l'autre, plus sérieuse, se remémorait les avertissements de mon père. Mais, etait-il réellement possible de lutter contre cet amour ? Encore aujourd'hui j'en doute.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''C'est ainsi qu'à l'heure fixée, je me présenta à l'endroit de notre première rencontre, prétextant à mes parents le besoin urgent d'une plante rare pour mes travaux de botanique. Elle était déjà là.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Elle ne me vit pas arriver, alors lentement, je m'approcha d'elle. Cette fois, les craquement de mes pas sur le bois mort ne l'effrayèrent pas. Lorsque je ne fus plus qu'à quelques centimètres de son dos, je l'enlaça tendrement et bientôt, ses mains rejoignirent les miennes. Nos coeurs battaient la chamade, nos respirations étaient haletantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Soudain, elle se tourna vers moi et m'embrassa. Ce fut mon premier baiser, notre premier baiser. Il semba durer une éternité. Mes mains vagabondaient le long de son corps, ses mains faisaient de même le long du mien. Plus le temps passait, plus nos caresses devenaient intenses.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Déjà, ses mains passaient sous mes vêtements, mais je n'étais pas sûr de vouloir ce qu'elle attendait de moi. Pourtant, ces caresses aidantes, je me laissa faire sans résister.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Bientôt, nous nous retrouvâmes nus sur le sol, son corps contre le mien, en complète symbiose. Nos ondulements incessants étaient rythmés par le murmure des branches d'arbre et le susurrement de leurs feuilles. Nous étions seuls au monde, plus rien n'avait d'importance à part la soif de combler le désir que nous avions l'un pour l'autre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Nous n'avions pas prononcé un seul mot.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''[...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Les semaines suivantes, nous nous revîmes régulièrement, apprenant chaque jour à nous connaître davantage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Le jour où tout bascula, nous avions décidé de tout révéler à nos familles respectives.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''C'était le matin de l'un des premiers jours de l'automne. Les forêts avaient revêtu leurs habits de circonstance et nous profitions tout deux des paysages qu'elles nous offraient. Je la tenais serrée entre mes bras car le temps s'était un peu rafraîchi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:''- Lâchez ma fille, jeune homin !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Etonné de voir sa fille sortir chaque aprés-midi depuis plusieurs semaines, le père d'Elya avait décidé ce jour-là de la suivre, accompagné de toute sa garde. Il se trouvait maintenant en face de nous, libre de faire ce qu'il voulait. Il pouvait nous tuer, nous n'avions aucun moyen de nous échapper.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:''- Père, laisse-nous une chance de vous expliquer ce que nous ressentons l'un pour l'autre. Il faut que ce conflit entre nos deux familles prenne fin, il a trop...&lt;br /&gt;
:''- Assez, insolante ! Tu oses me répondre et contester mes choix ! Tu n'es qu'une bâtarde, fruit d'une mère frivole qui n'a pas su rester fidèle à son mari !&lt;br /&gt;
:''- Que... Que voulez-vous dire ?&lt;br /&gt;
:''- &amp;quot;Seuls les hommes ont le droit d'être infidèle !&amp;quot;, voilà ce que je lui ai dit lorsqu'elle m'a annoncé qu'elle était enceinte et que je n'étais pas le père, voilà ce que je lui ai dit... avant de la tuer !&lt;br /&gt;
:''- Vous n'êtes qu'un monstre !&lt;br /&gt;
:''- Et tu n'as encore rien vu ! Vous, emmenez-les !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''C'est ainsi que je me suis retrouvé enfermé dans cette cellule, seul face à mon destin, seul face à mon passé. Que va-t'il advenir de moi ? Et Elya, est-elle encore en vie ? Je me pose trop de question... et le sommeil s'empare de moi. Demain est un autre jour.&amp;quot;''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il n'en avait pas écrit plus - sa fuite ne lui en avait pas laissé le temps - mais il se rappellait cependant de la suite jusqu'à son arrivée au camps des Libres Frontaliers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La porte en bois de sa cellule s'était ouverte dans un énorme fracas. Le père d'Elya était entré, suivi par sa fille que deux gardes empêchaient de bouger.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:- Voici des années que notre famille essaie de savoir ce que la votre convoite et il semble que nous touchions enfin au but, Zakharias ! Votre rencontre avec Elya est un évènement inéspéré. L'amour est une chose merveilleuse mais aussi destructrice et ravageuse. Une personne de votre rang ne devrait pas jouer avec, les conséquences peuvent être terribles !&lt;br /&gt;
:- Mon père ne me tient pas au courant de ses plans secrets et même si cela était le cas, je ne dirais rien ! Je préfère mourir plutôt que de trahir les personnes que j'aime !&lt;br /&gt;
:- Mais qui vous a dit que votre vie était menacée ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D'un geste brusque et rapide, il avait alors sorti sa dague puis saisi Elya par la poitrine, menaçant de l'égorger. Des gouttes de sève avait commencé à perler le long de son cou.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:- Ne lui dis rien, Zakharias !&lt;br /&gt;
:- Comme je vous le disais, cher ami, l'amour est une chose terrible !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un sourire s'était dessiné sur son visage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:- Vous êtes fou di Nadieri ! Vous seriez prêt à sacrifier la fille que vous avez élevé pour étendre votre pouvoir ?&lt;br /&gt;
:- Je suis prêt à tout pour contrôler cette planète ! J'aservirai toutes les races d'Atys ! Aucun sacrifice ne sera trop grand ! C'est ma mission !&lt;br /&gt;
:- Alors vous n'avez tiré aucune leçon du passé ? Les guerres entre nos races, l'attaque des Kitins et l'exode subi par nos ancêtres, vous avez déjà oublié ?&lt;br /&gt;
:- Les Matis sont nés pour gouverner cette planète ! C'est notre déstinée et je suis celui qui l'accomplira ! Mais cessez de gagner du temps, Zakharias ! Dites-moi ce que votre famille complote ! Tout de suite !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il avait resserré un peu plus son bras autour du cou de sa fille et celle-ci avait commencé à avoir du mal à respirer. Les gouttes de sève coulaient de plus en plus vite le long de sa peau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Zakharias avait tenté vainement de se libérer de ses chaînes. Il se débattait mais savait que cela ne servait à rien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:- Zakh... Zakharias... N'oublies pas les moments... les moments que nous avons passé... ensemble... et... et fuis... cours, Zakharias... cours... le plus loin possible...&lt;br /&gt;
:- Ce n'est pas un adieu Elya, ce n'est pas un adieu...&lt;br /&gt;
:- Tu me fais perdre mon temps, Sary ! Attaquez ton village et toute ta famille sera beaucoup plus rapide !&lt;br /&gt;
:- Zakharias... Je... Je t'aime...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sa dague avait glissé sur sa peau comme une vague sur la mer. Des flots de sève avaient coulé lentement dans les méandres de son cou puis s'étaient répandu sur sa poitrine pâle et voluptueuse, imbibant le décolleté de sa robe. Son visage était toujours aussi beau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ses yeux l'avait regardé encore quelques secondes puis s'étaient fermés à jamais.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Di Nadieri avait lâché son étreinte mortelle et le corps de l'Homine s'était affaissé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:- Quant à lui, libérez-le ! Il vivra avec cette mort et celles de toute sa famille sur la conscience.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il avait alors suivi son conseil, il avait fui, il avait couru, parcourant les forêts matisiennes jusqu'à atteindre le désert fyros. Là, il avait erré sans but et était arrivé par hasard au camps des Libres Frontaliers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voilà donc la vérité sur Zakharias Sary, l'homme à l'origine de la mort de Elya di Nadieri et de la probable disparition de la lignée des Sary... Car depuis cet épisode, il n'avait eu aucun contact avec son ancienne vie. Il ne savait même pas si sa famille était encore en vie. Qui sait, peut-être avaient-ils réussi à repousser l'attaque de leur adversaire ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bouleversé par la redécouverte de son passé, le Capitaine de la Garde Noire avait les yeux embués et ses membres tremblaient. Il se demanda comment les autres réagiraient si il leurs disait la vérité... Risquait-il d'être banni du camps ou accepteraient-ils son passé ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Finalement, aprés avoir décidé de ne rien révéler de cette épisode de sa vie, le jeune matis se recoucha et tomba dans un sommeil agité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie: Homins]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Zakharias</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://fr.wiki.ryzom.com/w/index.php?title=Zakharias/Background&amp;diff=2181</id>
		<title>Zakharias/Background</title>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Zakharias : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Zakharias|Retour au portrait de Zakharias]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Background'''&lt;br /&gt;
* [[Zakharias/Background|Première Partie]] - ''L'arrivée au camp''&lt;br /&gt;
* [[Zakharias/Background/2|Deuxième Partie]] - ''Réminiscence''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L'arrivée au camp ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A compléter.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie: Homins]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Zakharias</name></author>	</entry>

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		<summary type="html">&lt;p&gt;Zakharias : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Background'''&lt;br /&gt;
* [[Zakharias/Background|Première Partie]] - ''L'arrivée au camp''&lt;br /&gt;
* [[Zakharias/Background/2|Deuxième Partie]] - ''Réminiscence''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L'arrivée au camp ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A compléter.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie: Homins]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Zakharias</name></author>	</entry>

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		<title>Zakharias/Background</title>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Zakharias : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Background'''&lt;br /&gt;
* [[Zakharias/Background|Première Partie]] - ''L'arrivée au camp''&lt;br /&gt;
* [[Zakharias/Background/2|Deuxième Partie]] - ''Réminiscence''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L'arrivée au camp ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie: Homins]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Zakharias</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://fr.wiki.ryzom.com/w/index.php?title=Zakharias/Background/2&amp;diff=2170</id>
		<title>Zakharias/Background/2</title>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Zakharias : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;:::''Un visage,''&lt;br /&gt;
:::''Une dague qui glisse,''&lt;br /&gt;
:::''La sève qui coule,''&lt;br /&gt;
:::''Puis l'obscurité.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le jeune homin se réveilla en sursaut. Des gouttes de sueur coulaient le long de son visage et des spasmes agitaient tous ses membres. Depuis son entrée chez les Libres Frontaliers, c'était la première fois que ces souvenirs ressurgissaient à son esprit. Et pour la première fois, il prit conscience de l'ampleur de son mensonge.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il leur avait tous menti. Kadraan, Leiloo, Noewyr, Aarkon, Lya et tous les autres qui étaient arrivés depuis. Personne ne savait ce qui s'était rééllement passé avant son arrivée au camps, personne ne savait la vérité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De l'attaque de son village par les Kitins à son exil dans le désert en passant par la mort de ses parents, tout était faux, purs mensonges sortis de son imagination pour leur cacher la vérité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un peu plus calme maintenant, Zakharias se leva en silence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le jour où il était arrivé ici, il ne possédait qu'une seule chose. Une chose dont tous les Libres ignoraient l'existence, une chose qui contenait l'épisode le plus horrible de sa vie, une preuve irréfutable qu'il était la cause d'un conflit politique, une preuve irréfutable qu'il était un assassin...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il glissa le bras sous sa couche et en sortit plusieurs parchemins froissés et vieillis par le temps. Après les avoir caressés de la pointe de ses doigts, il commença sa lecture...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''&amp;quot;Deux jours et deux nuits que je suis enfermé dans cette cellule. Je ne sais pas où je suis, je ne sais pas où je vais, je ne sais pas ce qu'ils envisagent de faire de moi, je ne sais même pas si j'ai un futur en ce monde.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''J'ai trouvé dans ma cellule quelques bouts de parchemin et de quoi écrire. N'ayant aucun contact avec l'extérieur, j'ai décidé de me lancer dans l'écriture de ce récit, pour que l'on sache quel rôle j'ai joué dans cette histoire, pour que l'on sache à quel point j'ai pu trahir les miens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Comme toutes les histoires qui finissent mal, celle-ci a commencé par une relation amoureuse entre deux êtres...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Mon existence débuta il y a dix-huit printemps. Mes parents appartenaient alors à la lignée des Sary, lignée qui naquit juste aprés la grande attaque des Kitins.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Mon arrière grand père, Ekias I, fut l'un des premiers homins à rejoindre les nouveaux territoires matis après l'exode. Durant, cette période funeste, il rencontra une jeune homine dont il tomba fou amoureux. Lorsqu'ils eurent tous les deux rejoints les nouvelles terres, ils s'installèrent dans un coin paisible de l'une des forêts qui recouvrent notre territoire et recommencèrent leur existence. Rapidement, naquit mon grand père, Kharis. Dés lors, la famille ne cessa de s'aggrandir. Parallèlement, quelques matis se placèrent sous notre protection et au bout d'une dizaine d'années, Ekias I se retrouva à la tête de dizaines d'homins. Notre lignée était née.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Lorsque Ekias I mourrut, mon grand-père Kharis lui succéda. C'est lui qui donna ses lettres de noblesse à notre famille. Il conclut de nombreux pactes avec les autres tribus matisiennes qui nous assurèrent une paix durable pendant de nombreuses années.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''L'héritier suivant fut mon père, Ekiias II, qui s'appliqua à maintenir la paix que ses ancêtres avaient mis si longtemps à forger. Il réussit à la maintenir jusqu'à un certain automne, l'automne de ma dix-huitième année. L'été précédent, je rencontrais celle qui allait causer la déchéance de ma famille.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Le soleil se levait sur la forêt et les arbres filtraient ses rayons, distillant une atmosphère féérique et enchanteresse. La chaleur s'installait lentement, asséchant l'écorce des arbres et la mousse sur le sol. L'odeur qui s'élevait de l'humus déréglait les sens de celui qui l'inhalait.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Je gravis un petit monticule et c'est là que je l'aperçus pour la première fois. Je vis d'abord sa silhouette qui se dessinait devant le soleil : elle semblait accroupie, occupée à ramasser de petites et étranges plantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Bien décidé à connaître son nom, je m'approcha lentement d'elle. Un craquement survint puis tout alla très vite. La jeune homine se leva, dévoilant sa silhouette, et dégaina son épée. Sa lame s'enfonca légèrement dans mon coup et mon euphorie se transforma en peur. Remarquant que je n'avais nullement l'apparence d'un Gibbaï et voyant l'expression sur mon visage, elle abaissa son épée et se confondit en excuses.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:''- Pardonnez la rudesse de mon geste, je n'ai pas l'habitude de rencontrer dans cet endroit autre chose que des animaux sauvages.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Elle fouilla dans son sac et en sortit une poignet de feuilles qu'elle appliqua sur mon coup pour soigner la blessure. Je n'avais pas encore vu son visage, nos regards ne s'étaient même pas croisés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:''- Qu'est ce qu'un jeune matis comme vous fait dans un endroit si réculé de la forêt ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Ses mains posées sur mon coups me faisaient frisonner. Ses doux gestes me donnaient l'impression qu'elle me caressait si bien que je mis quelques secondes avant de me rendre compte qu'elle m'avait posé une question.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:''- Je... Je...&lt;br /&gt;
:''- Eh bien... Je semble vous avoir vraiment effrayé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Je ne réussissais pas à parler. Sa présence me plongeait dans un mutisme que le plus puissant des sorts n'aurait pas pu guérir. Finalement, je me risqua à baisser la tête pour voir son visage. Nos yeux se rencontrèrent et le temps sembla s'arrêter.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Elle était belle comme le jour et troublante comme la nuit. Son visage lisse et fin faisait ressortir ses yeux bleux intenses. Ses cheveux blonds tirés vers l'arrière étaient attachés par une longue fleur assortie à la couleur de ses paumettes. Je la regarda plus attentivement. A son tour, elle semblait incapable de dire un mot. Je me ressaisis et réussis à garder une certaine contenance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:''- Excusez mon impolitesse mademoiselle... Je... je suis confus... A vrai dire, je ne m'attendais pas à rencontrer un homin dans un coin si reculé de la forêt... encore moins... une homine...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Un sourire se dessina sur son visage et les mots lui revinrent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:''- Je partage votre étonnement et je tiens également à m'excuser. Une matisienne telle que moi ne doit pas accueillir un frère de la façon dont je l'ai faite.&lt;br /&gt;
:''- Vous êtes toute pardonnée, ces forêts ne sont pas sûre et il est légitime de vouloir se protéger contre toutes attaques éventuelles.&lt;br /&gt;
:''- Vous avez raison, surtout que l'avenir est plus qu'incertain. Mais oublions les troubles qui habitent cette planète, dites-moi plutôt le nom que vos parents vous ont donnés.&lt;br /&gt;
:''- Je me nomme Zakharias Sary, fils de Ekiias II et Leia Sary, digne successeur de la lignée des Sary. Permettez-moi également de vous demander votre nom.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Son sourire s'effaça et bientôt j'en compris la raison.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:''- Je suis... Elya... Elya di Nadieri...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Je partagea alors son effroie. Nous étions en train de jouer avec le feu pourtant je ne voulais pas que tout s'arrête déjà. Son aura me transperçait de toute part, son sourire restait figé dans mon esprit et la mélodie de sa voix ressemblait à la brise qui soufflait parfois sur les terres matisiennes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Elle eut un mouvement de recul et s'apprêta à ramasser le sac qu'elle avait laissé à ses pieds.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:''- Attends !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Elle se retourna vers moi, son visage m'apparut une nouvelle fois, éclairé par les rayons du soleil qui se trouvait maintenant plus haut dans le ciel. Il fallait que je la revoie, peu importe les conséquences.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:''- Je veux dire... Attendez...&lt;br /&gt;
:''- Non ! N'essayez pas de me retenir, cela ne pourra nous causer que des ennuis, à nous comme à nos familles.&lt;br /&gt;
:''- Laissez-nous une chance, je vous en prie !&lt;br /&gt;
:''- Il n'en est pas question. Au revoir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Et elle s'en alla, aussi vite qu'elle me prit le coeur un instant plus tôt. Alors qu'elle marchait, j'aperçus une larme tomber sur la mousse asséchée par le soleil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Il y a plusieurs dizaines d'années, lorsque mon grand père entreprit de conclure des accords de paix avec la majeure partie des familles matisiennes, une seule refusa catégoriquement de les signer, il s'agissait des di Nadieri. Depuis lors, bien qu'officiellement, il n'y ait eu aucunes tensions, leur famille et la notre se haïssaient au plus haut point.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Quand j'entendis son nom ce matin-là, je sentis une main transpercer ma chaire et m'arracher le coeur, mais cela n'était rien à côté du vide que je ressentis les jours qui suivirent notre rencontre. Elle avait pris mon coeur et bien plus encore ; les mets que je mangais n'avaient plus d'odeur ni de goût, l'air que je respirais m'axphyxiait et les mots qui sortaient de ma bouche n'avaient plus aucun sens. Sans elle, je semblait n'être plus rien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Un matin suivant de prés notre rencontre, mon père me fit convier dans la grande salle. Lorsque je me présenta à lui, je compris tout de suite qu'il avait eu vent de notre rencontre. Le sourire qui d'habitude parcourait son visage avait disparu. Son ton était grave.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:''- Depuis quelques jours, une rumeur se répand à travers les rhyzomes d'Atys, une rumeur qui, si elle s'avère exacte, pourrait mettre en danger la paix de notre famille et de tous ses protégés. Es-tu au courant de quelque chose, fils ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Je m'agenouilla devant l'homin qui m'avait donné la vie de nombreuses années auparavant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:''- Je suis désolé, père... Je n'avais pas conscience de la situation dans laquelle nous nous mettions. Si j'avais su que...&lt;br /&gt;
:''- Assez !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Sa voix résonna dans l'arbre centennaire qui abritait notre noble maison. Il s'était levé et me regardait fixement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:''- Tu ne dois pas la revoir, m'entends-tu ? Si sa famille apprend qu'elle t'a rencontré, nous sommes morts ! Tu comprends, Zakharias ? Tu dois prendre conscience des conséquences de tes actes si tu veux un jour prendre ma place sur ce fauteuil. Maintenant, sors d'ici !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Je connaissais bien mon père et je savais que ces avertissements n'étaient pas des paroles en l'air. Le risque de conflit entre nos deux familles était bel et bien réel. J'avais laissé mes sentiments interférer avec mes capacités de jugement. Mais les risques de guerre semblaient écartés puisqu'elle avait préféré mettre fin à notre entrevue sans nous laisser une chance de nous revoir. Maintenant, il fallait simplement un peu de temps pour que la blessure cicatrise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Quelques jours aprés cet entretien avec mon père, alors que j'étudiais de nouveaux principes de botanique, je reçus la visite d'un étrange visiteur qui n'avait rien d’homin... ni d'aggressif... Il s'agissait d'un tout jeune bolobi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Pensant d'abord qu'il s'était égaré, je m'approcha pour l'attraper afin de le ramener dans la forêt. Mais lorsque je fus plus prés de lui, j'aperçus, accroché à l'une de ses pattes, un petit bout de parchemin. Lorsque je l'eus retiré, l'animal sauta de mes bras et se précipita vers la forêt.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Intrigué par le message que je venais de recevoir, je m'assis sur mon lit afin de le lire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Mon coeur s'arrêta de battre pendant quelques secondes. Il s'agissait d'Elya qui me demandait de la pardonner pour son attitude et qui me priait de la rejoindre l'aprés-midi même à l'endroit où nous nous étions rencontrés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Je ne savais que faire. Une partie de moi n'avait qu'une envie, celle de la revoir, l'autre, plus sérieuse, se remémorait les avertissements de mon père. Mais, etait-il réellement possible de lutter contre cet amour ? Encore aujourd'hui j'en doute.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''C'est ainsi qu'à l'heure fixée, je me présenta à l'endroit de notre première rencontre, prétextant à mes parents le besoin urgent d'une plante rare pour mes travaux de botanique. Elle était déjà là.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Elle ne me vit pas arriver, alors lentement, je m'approcha d'elle. Cette fois, les craquement de mes pas sur le bois mort ne l'effrayèrent pas. Lorsque je ne fus plus qu'à quelques centimètres de son dos, je l'enlaça tendrement et bientôt, ses mains rejoignirent les miennes. Nos coeurs battaient la chamade, nos respirations étaient haletantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Soudain, elle se tourna vers moi et m'embrassa. Ce fut mon premier baiser, notre premier baiser. Il semba durer une éternité. Mes mains vagabondaient le long de son corps, ses mains faisaient de même le long du mien. Plus le temps passait, plus nos caresses devenaient intenses.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Déjà, ses mains passaient sous mes vêtements, mais je n'étais pas sûr de vouloir ce qu'elle attendait de moi. Pourtant, ces caresses aidantes, je me laissa faire sans résister.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Bientôt, nous nous retrouvâmes nus sur le sol, son corps contre le mien, en complète symbiose. Nos ondulements incessants étaient rythmés par le murmure des branches d'arbre et le susurrement de leurs feuilles. Nous étions seuls au monde, plus rien n'avait d'importance à part la soif de combler le désir que nous avions l'un pour l'autre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Nous n'avions pas prononcé un seul mot.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''[...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Les semaines suivantes, nous nous revîmes régulièrement, apprenant chaque jour à nous connaître davantage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Le jour où tout bascula, nous avions décidé de tout révéler à nos familles respectives.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''C'était le matin de l'un des premiers jours de l'automne. Les forêts avaient revêtu leurs habits de circonstance et nous profitions tout deux des paysages qu'elles nous offraient. Je la tenais serrée entre mes bras car le temps s'était un peu rafraîchi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:''- Lâchez ma fille, jeune homin !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Etonné de voir sa fille sortir chaque aprés-midi depuis plusieurs semaines, le père d'Elya avait décidé ce jour-là de la suivre, accompagné de toute sa garde. Il se trouvait maintenant en face de nous, libre de faire ce qu'il voulait. Il pouvait nous tuer, nous n'avions aucun moyen de nous échapper.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:''- Père, laisse-nous une chance de vous expliquer ce que nous ressentons l'un pour l'autre. Il faut que ce conflit entre nos deux familles prenne fin, il a trop...&lt;br /&gt;
:''- Assez, insolante ! Tu oses me répondre et contester mes choix ! Tu n'es qu'une bâtarde, fruit d'une mère frivole qui n'a pas su rester fidèle à son mari !&lt;br /&gt;
:''- Que... Que voulez-vous dire ?&lt;br /&gt;
:''- &amp;quot;Seuls les hommes ont le droit d'être infidèle !&amp;quot;, voilà ce que je lui ai dit lorsqu'elle m'a annoncé qu'elle était enceinte et que je n'étais pas le père, voilà ce que je lui ai dit... avant de la tuer !&lt;br /&gt;
:''- Vous n'êtes qu'un monstre !&lt;br /&gt;
:''- Et tu n'as encore rien vu ! Vous, emmenez-les !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''C'est ainsi que je me suis retrouvé enfermé dans cette cellule, seul face à mon destin, seul face à mon passé. Que va-t'il advenir de moi ? Et Elya, est-elle encore en vie ? Je me pose trop de question... et le sommeil s'empare de moi. Demain est un autre jour.&amp;quot;''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il n'en avait pas écrit plus - sa fuite ne lui en avait pas laissé le temps - mais il se rappellait cependant de la suite jusqu'à son arrivée au camps des Libres Frontaliers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La porte en bois de sa cellule s'était ouverte dans un énorme fracas. Le père d'Elya était entré, suivi par sa fille que deux gardes empêchaient de bouger.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:- Voici des années que notre famille essaie de savoir ce que la votre convoite et il semble que nous touchions enfin au but, Zakharias ! Votre rencontre avec Elya est un évènement inéspéré. L'amour est une chose merveilleuse mais aussi destructrice et ravageuse. Une personne de votre rang ne devrait pas jouer avec, les conséquences peuvent être terribles !&lt;br /&gt;
:- Mon père ne me tient pas au courant de ses plans secrets et même si cela était le cas, je ne dirais rien ! Je préfère mourir plutôt que de trahir les personnes que j'aime !&lt;br /&gt;
:- Mais qui vous a dit que votre vie était menacée ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D'un geste brusque et rapide, il avait alors sorti sa dague puis saisi Elya par la poitrine, menaçant de l'égorger. Des gouttes de sève avait commencé à perler le long de son cou.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:- Ne lui dis rien, Zakharias !&lt;br /&gt;
:- Comme je vous le disais, cher ami, l'amour est une chose terrible !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un sourire s'était dessiné sur son visage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:- Vous êtes fou di Nadieri ! Vous seriez prêt à sacrifier la fille que vous avez élevé pour étendre votre pouvoir ?&lt;br /&gt;
:- Je suis prêt à tout pour contrôler cette planète ! J'aservirai toutes les races d'Atys ! Aucun sacrifice ne sera trop grand ! C'est ma mission !&lt;br /&gt;
:- Alors vous n'avez tiré aucune leçon du passé ? Les guerres entre nos races, l'attaque des Kitins et l'exode subi par nos ancêtres, vous avez déjà oublié ?&lt;br /&gt;
:- Les Matis sont nés pour gouverner cette planète ! C'est notre déstinée et je suis celui qui l'accomplira ! Mais cessez de gagner du temps, Zakharias ! Dites-moi ce que votre famille complote ! Tout de suite !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il avait resserré un peu plus son bras autour du cou de sa fille et celle-ci avait commencé à avoir du mal à respirer. Les gouttes de sève coulaient de plus en plus vite le long de sa peau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Zakharias avait tenté vainement de se libérer de ses chaînes. Il se débattait mais savait que cela ne servait à rien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:- Zakh... Zakharias... N'oublies pas les moments... les moments que nous avons passé... ensemble... et... et fuis... cours, Zakharias... cours... le plus loin possible...&lt;br /&gt;
:- Ce n'est pas un adieu Elya, ce n'est pas un adieu...&lt;br /&gt;
:- Tu me fais perdre mon temps, Sary ! Attaquez ton village et toute ta famille sera beaucoup plus rapide !&lt;br /&gt;
:- Zakharias... Je... Je t'aime...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sa dague avait glissé sur sa peau comme une vague sur la mer. Des flots de sève avaient coulé lentement dans les méandres de son cou puis s'étaient répandu sur sa poitrine pâle et voluptueuse, imbibant le décolleté de sa robe. Son visage était toujours aussi beau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ses yeux l'avait regardé encore quelques secondes puis s'étaient fermés à jamais.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Di Nadieri avait lâché son étreinte mortelle et le corps de l'Homine s'était affaissé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:- Quant à lui, libérez-le ! Il vivra avec cette mort et celles de toute sa famille sur la conscience.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il avait alors suivi son conseil, il avait fui, il avait couru, parcourant les forêts matisiennes jusqu'à atteindre le désert fyros. Là, il avait erré sans but et était arrivé par hasard au camps des Libres Frontaliers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voilà donc la vérité sur Zakharias Sary, l'homme à l'origine de la mort de Elya di Nadieri et de la probable disparition de la lignée des Sary... Car depuis cet épisode, il n'avait eu aucun contact avec son ancienne vie. Il ne savait même pas si sa famille était encore en vie. Qui sait, peut-être avaient-ils réussi à repousser l'attaque de leur adversaire ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bouleversé par la redécouverte de son passé, le Capitaine de la Garde Noire avait les yeux embués et ses membres tremblaient. Il se demanda comment les autres réagiraient si il leurs disait la vérité... Risquait-il d'être banni du camps ou accepteraient-ils son passé ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Finalement, aprés avoir décidé de ne rien révéler de cette épisode de sa vie, le jeune matis se recoucha et tomba dans un sommeil agité.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Zakharias</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://fr.wiki.ryzom.com/w/index.php?title=Zakharias/Background/2&amp;diff=2167</id>
		<title>Zakharias/Background/2</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://fr.wiki.ryzom.com/w/index.php?title=Zakharias/Background/2&amp;diff=2167"/>
				<updated>2005-05-04T13:11:28Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Zakharias : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;:::''Un visage,''&lt;br /&gt;
:::''Une dague qui glisse,''&lt;br /&gt;
:::''La sève qui coule,''&lt;br /&gt;
:::''Puis l'obscurité.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le jeune homin se réveilla en sursaut. Des gouttes de sueur coulaient le long de son visage et des spasmes agitaient tous ses membres. Depuis son entrée chez les Libres Frontaliers, c'était la première fois que ces souvenirs ressurgissaient à son esprit. Et pour la première fois, il prit conscience de l'ampleur de son mensonge.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il leur avait tous menti. Kadraan, Leiloo, Noewyr, Aarkon, Lya et tous les autres qui étaient arrivés depuis. Personne ne savait ce qui s'était rééllement passé avant son arrivée au camps, personne ne savait la vérité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De l'attaque de son village par les Kitins à son exil dans le désert en passant par la mort de ses parents, tout était faux, purs mensonges sortis de son imagination pour leur cacher la vérité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un peu plus calme maintenant, Zakharias se leva en silence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le jour où il était arrivé ici, il ne possédait qu'une seule chose. Une chose dont tous les Libres ignoraient l'existence, une chose qui contenait l'épisode le plus horrible de sa vie, une preuve irréfutable qu'il était la cause d'un conflit politique, une preuve irréfutable qu'il était un assassin...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il glissa le bras sous sa couche et en sortit plusieurs parchemins froissés et vieillis par le temps. Après les avoir caressés de la pointe de ses doigts, il commença sa lecture...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''&amp;quot;Deux jours et deux nuits que je suis enfermé dans cette cellule. Je ne sais pas où je suis, je ne sais pas où je vais, je ne sais pas ce qu'ils envisagent de faire de moi, je ne sais même pas si j'ai un futur en ce monde.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''J'ai trouvé dans ma cellule quelques bouts de parchemin et de quoi écrire. N'ayant aucun contact avec l'extérieur, j'ai décidé de me lancer dans l'écriture de ce récit, pour que l'on sache quel rôle j'ai joué dans cette histoire, pour que l'on sache à quel point j'ai pu trahir les miens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Comme toutes les histoires qui finissent mal, celle-ci a commencé par une relation amoureuse entre deux êtres...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Mon existence débuta il y a dix-huit printemps. Mes parents appartenaient alors à la lignée des Sary, lignée qui naquit juste aprés la grande attaque des Kitins.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Mon arrière grand père, Ekias I, fut l'un des premiers homins à rejoindre les nouveaux territoires matis après l'exode. Durant, cette période funeste, il rencontra une jeune homine dont il tomba fou amoureux. Lorsqu'ils eurent tous les deux rejoints les nouvelles terres, ils s'installèrent dans un coin paisible de l'une des forêts qui recouvrent notre territoire et recommencèrent leur existence. Rapidement, naquit mon grand père, Kharis. Dés lors, la famille ne cessa de s'aggrandir. Parallèlement, quelques matis se placèrent sous notre protection et au bout d'une dizaine d'années, Ekias I se retrouva à la tête de dizaines d'homins. Notre lignée était née.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Lorsque Ekias I mourrut, mon grand-père Kharis lui succéda. C'est lui qui donna ses lettres de noblesse à notre famille. Il conclut de nombreux pactes avec les autres tribus matisiennes qui nous assurèrent une paix durable pendant de nombreuses années.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''L'héritier suivant fut mon père, Ekiias II, qui s'appliqua à maintenir la paix que ses ancêtres avaient mis si longtemps à forger. Il réussit à la maintenir jusqu'à un certain automne, l'automne de ma dix-huitième année. L'été précédent, je rencontrais celle qui allait causer la déchéance de ma famille.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Le soleil se levait sur la forêt et les arbres filtraient ses rayons, distillant une atmosphère féérique et enchanteresse. La chaleur s'installait lentement, asséchant l'écorce des arbres et la mousse sur le sol. L'odeur qui s'élevait de l'humus déréglait les sens de celui qui l'inhalait.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Je gravis un petit monticule et c'est là que je l'aperçus pour la première fois. Je vis d'abord sa silhouette qui se dessinait devant le soleil : elle semblait accroupie, occupée à ramasser de petites et étranges plantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Bien décidé à connaître son nom, je m'approcha lentement d'elle. Un craquement survint puis tout alla très vite. La jeune homine se leva, dévoilant sa silhouette, et dégaina son épée. Sa lame s'enfonca légèrement dans mon coup et mon euphorie se transforma en peur. Remarquant que je n'avais nullement l'apparence d'un Gibbaï et voyant l'expression sur mon visage, elle abaissa son épée et se confondit en excuses.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:''- Pardonnez la rudesse de mon geste, je n'ai pas l'habitude de rencontrer dans cet endroit autre chose que des animaux sauvages.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Elle fouilla dans son sac et en sortit une poignet de feuilles qu'elle appliqua sur mon coup pour soigner la blessure. Je n'avais pas encore vu son visage, nos regards ne s'étaient même pas croisés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:''- Qu'est ce qu'un jeune matis comme vous fait dans un endroit si réculé de la forêt ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Ses mains posées sur mon coups me faisaient frisonner. Ses doux gestes me donnaient l'impression qu'elle me caressait si bien que je mis quelques secondes avant de me rendre compte qu'elle m'avait posé une question.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:''- Je... Je...&lt;br /&gt;
:''- Eh bien... Je semble vous avoir vraiment effrayé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Je ne réussissais pas à parler. Sa présence me plongeait dans un mutisme que le plus puissant des sorts n'aurait pas pu guérir. Finalement, je me risqua à baisser la tête pour voir son visage. Nos yeux se rencontrèrent et le temps sembla s'arrêter.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Elle était belle comme le jour et troublante comme la nuit. Son visage lisse et fin faisait ressortir ses yeux bleux intenses. Ses cheveux blonds tirés vers l'arrière étaient attachés par une longue fleur assortie à la couleur de ses paumettes. Je la regarda plus attentivement. A son tour, elle semblait incapable de dire un mot. Je me ressaisis et réussis à garder une certaine contenance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:''- Excusez mon impolitesse mademoiselle... Je... je suis confus... A vrai dire, je ne m'attendais pas à rencontrer un homin dans un coin si reculé de la forêt... encore moins... une homine...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Un sourire se dessina sur son visage et les mots lui revinrent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:''- Je partage votre étonnement et je tiens également à m'excuser. Une matisienne telle que moi ne doit pas accueillir un frère de la façon dont je l'ai faite.&lt;br /&gt;
:''- Vous êtes toute pardonnée, ces forêts ne sont pas sûre et il est légitime de vouloir se protéger contre toutes attaques éventuelles.&lt;br /&gt;
:''- Vous avez raison, surtout que l'avenir est plus qu'incertain. Mais oublions les troubles qui habitent cette planète, dites-moi plutôt le nom que vos parents vous ont donnés.&lt;br /&gt;
:''- Je me nomme Zakharias Sary, fils de Ekiias II et Leia Sary, digne successeur de la lignée des Sary. Permettez-moi également de vous demander votre nom.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Son sourire s'effaça et bientôt j'en compris la raison.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:''- Je suis... Elya... Elya di Nadieri...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Je partagea alors son effroie. Nous étions en train de jouer avec le feu pourtant je ne voulais pas que tout s'arrête déjà. Son aura me transperçait de toute part, son sourire restait figé dans mon esprit et la mélodie de sa voix ressemblait à la brise qui soufflait parfois sur les terres matisiennes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Elle eut un mouvement de recul et s'apprêta à ramasser le sac qu'elle avait laissé à ses pieds.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:''- Attends !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Elle se retourna vers moi, son visage m'apparut une nouvelle fois, éclairé par les rayons du soleil qui se trouvait maintenant plus haut dans le ciel. Il fallait que je la revoie, peu importe les conséquences.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:''- Je veux dire... Attendez...&lt;br /&gt;
:''- Non ! N'essayez pas de me retenir, cela ne pourra nous causer que des ennuis, à nous comme à nos familles.&lt;br /&gt;
:''- Laissez-nous une chance, je vous en prie !&lt;br /&gt;
:''- Il n'en est pas question. Au revoir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Et elle s'en alla, aussi vite qu'elle me prit le coeur un instant plus tôt. Alors qu'elle marchait, j'aperçus une larme tomber sur la mousse asséchée par le soleil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Il y a plusieurs dizaines d'années, lorsque mon grand père entreprit de conclure des accords de paix avec la majeure partie des familles matisiennes, une seule refusa catégoriquement de les signer, il s'agissait des di Nadieri. Depuis lors, bien qu'officiellement, il n'y ait eu aucunes tensions, leur famille et la notre se haïssaient au plus haut point.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Quand j'entendis son nom ce matin-là, je sentis une main transpercer ma chaire et m'arracher le coeur, mais cela n'était rien à côté du vide que je ressentis les jours qui suivirent notre rencontre. Elle avait pris mon coeur et bien plus encore ; les mets que je mangais n'avaient plus d'odeur ni de goût, l'air que je respirais m'axphyxiait et les mots qui sortaient de ma bouche n'avaient plus aucun sens. Sans elle, je semblait n'être plus rien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Un matin suivant de prés notre rencontre, mon père me fit convier dans la grande salle. Lorsque je me présenta à lui, je compris tout de suite qu'il avait eu vent de notre rencontre. Le sourire qui d'habitude parcourait son visage avait disparu. Son ton était grave.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:''- Depuis quelques jours, une rumeur se répand à travers les rhyzomes d'Atys, une rumeur qui, si elle s'avère exacte, pourrait mettre en danger la paix de notre famille et de tous ses protégés. Es-tu au courant de quelque chose, fils ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Je m'agenouilla devant l'homin qui m'avait donné la vie de nombreuses années auparavant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:''- Je suis désolé, père... Je n'avais pas conscience de la situation dans laquelle nous nous mettions. Si j'avais su que...&lt;br /&gt;
:''- Assez !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Sa voix résonna dans l'arbre centennaire qui abritait notre noble maison. Il s'était levé et me regardait fixement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:''- Tu ne dois pas la revoir, m'entends-tu ? Si sa famille apprend qu'elle t'a rencontré, nous sommes morts ! Tu comprends, Zakharias ? Tu dois prendre conscience des conséquences de tes actes si tu veux un jour prendre ma place sur ce fauteuil. Maintenant, sors d'ici !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Je connaissais bien mon père et je savais que ces avertissements n'étaient pas des paroles en l'air. Le risque de conflit entre nos deux familles était bel et bien réel. J'avais laissé mes sentiments interférer avec mes capacités de jugement. Mais les risques de guerre semblaient écartés puisqu'elle avait préféré mettre fin à notre entrevue sans nous laisser une chance de nous revoir. Maintenant, il fallait simplement un peu de temps pour que la blessure cicatrise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Quelques jours aprés cet entretien avec mon père, alors que j'étudiais de nouveaux principes de botanique, je reçus la visite d'un étrange visiteur qui n'avait rien d’homin... ni d'aggressif... Il s'agissait d'un tout jeune bolobi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Pensant d'abord qu'il s'était égaré, je m'approcha pour l'attraper afin de le ramener dans la forêt. Mais lorsque je fus plus prés de lui, j'aperçus, accroché à l'une de ses pattes, un petit bout de parchemin. Lorsque je l'eus retiré, l'animal sauta de mes bras et se précipita vers la forêt.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Intrigué par le message que je venais de recevoir, je m'assis sur mon lit afin de le lire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Mon coeur s'arrêta de battre pendant quelques secondes. Il s'agissait d'Elya qui me demandait de la pardonner pour son attitude et qui me priait de la rejoindre l'aprés-midi même à l'endroit où nous nous étions rencontrés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Je ne savais que faire. Une partie de moi n'avait qu'une envie, celle de la revoir, l'autre, plus sérieuse, se remémorait les avertissements de mon père. Mais, etait-il réellement possible de lutter contre cet amour ? Encore aujourd'hui j'en doute.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''C'est ainsi qu'à l'heure fixée, je me présenta à l'endroit de notre première rencontre, prétextant à mes parents le besoin urgent d'une plante rare pour mes travaux de botanique. Elle était déjà là.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Elle ne me vit pas arriver, alors lentement, je m'approcha d'elle. Cette fois, les craquement de mes pas sur le bois mort ne l'effrayèrent pas. Lorsque je ne fus plus qu'à quelques centimètres de son dos, je l'enlaça tendrement et bientôt, ses mains rejoignirent les miennes. Nos coeurs battaient la chamade, nos respirations étaient haletantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Soudain, elle se tourna vers moi et m'embrassa. Ce fut mon premier baiser, notre premier baiser. Il semba durer une éternité. Mes mains vagabondaient le long de son corps, ses mains faisaient de même le long du mien. Plus le temps passait, plus nos caresses devenaient intenses.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Déjà, ses mains passaient sous mes vêtements, mais je n'étais pas sûr de vouloir ce qu'elle attendait de moi. Pourtant, ces caresses aidantes, je me laissa faire sans résister.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Bientôt, nous nous retrouvâmes nus sur le sol, son corps contre le mien, en complète symbiose. Nos ondulements incessants étaient rythmés par le murmure des branches d'arbre et le susurrement de leurs feuilles. Nous étions seuls au monde, plus rien n'avait d'importance à part la soif de combler le désir que nous avions l'un pour l'autre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Nous n'avions pas prononcé un seul mot.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''[...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Les semaines suivantes, nous nous revîmes régulièrement, apprenant chaque jour à nous connaître davantage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Le jour où tout bascula, nous avions décidé de tout révéler à nos familles respectives.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''C'était le matin de l'un des premiers jours de l'automne. Les forêts avaient revêtu leurs habits de circonstance et nous profitions tout deux des paysages qu'elles nous offraient. Je la tenais serrée entre mes bras car le temps s'était un peu rafraîchi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:''- Lâchez ma fille, jeune homin !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Etonné de voir sa fille sortir chaque aprés-midi depuis plusieurs semaines, le père d'Elya avait décidé ce jour-là de la suivre, accompagné de toute sa garde. Il se trouvait maintenant en face de nous, libre de faire ce qu'il voulait. Il pouvait nous tuer, nous n'avions aucun moyen de nous échapper.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:''- Père, laisse-nous une chance de vous expliquer ce que nous ressentons l'un pour l'autre. Il faut que ce conflit entre nos deux familles prenne fin, il a trop...&lt;br /&gt;
:''- Assez, insolante ! Tu oses me répondre et contester mes choix ! Tu n'es qu'une bâtarde, fruit d'une mère frivole qui n'a pas su rester fidèle à son mari !&lt;br /&gt;
:''- Que... Que voulez-vous dire ?&lt;br /&gt;
:''- &amp;quot;Seuls les hommes ont le droit d'être infidèle !&amp;quot;, voilà ce que je lui ai dit lorsqu'elle m'a annoncé qu'elle était enceinte et que je n'étais pas le père, voilà ce que je lui ai dit... avant de la tuer !&lt;br /&gt;
:''- Vous n'êtes qu'un monstre !&lt;br /&gt;
:''- Et tu n'as encore rien vu ! Vous, emmenez-les !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''C'est ainsi que je me suis retrouvé enfermé dans cette cellule, seul face à mon destin, seul face à mon passé. Que va-t'il advenir de moi ? Et Elya, est-elle encore en vie ? Je me pose trop de question... et le sommeil s'empare de moi. Demain est un autre jour.&amp;quot;''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il n'en avait pas écrit plus - sa fuite ne lui en avait pas laissé le temps - mais il se rappellait cependant de la suite jusqu'à son arrivée au camps des Libres Frontaliers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La porte en bois de sa cellule s'était ouverte dans un énorme fracas. Le père d'Elya était entré, suivi par sa fille que deux gardes empêchaient de bouger.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:- Voici des années que notre famille essaie de savoir ce que la votre convoite et il semble que nous touchions enfin au but, Zakharias ! Votre rencontre avec Elya est un évènement inéspéré. L'amour est une chose merveilleuse mais aussi destructrice et ravageuse. Une personne de votre rang ne devrait pas jouer avec, les conséquences peuvent être terribles !&lt;br /&gt;
:- Mon père ne me tient pas au courant de ses plans secrets et même si cela était le cas, je ne dirais rien ! Je préfère mourir plutôt que de trahir les personnes que j'aime !&lt;br /&gt;
:- Mais qui vous a dit que votre vie était menacée ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D'un geste brusque et rapide, il avait alors sorti sa dague puis saisi Elya par la poitrine, menaçant de l'égorger. Des gouttes de sève avait commencé à perler le long de son cou.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:- Ne lui dis rien, Zakharias !&lt;br /&gt;
:- Comme je vous le disais, cher ami, l'amour est une chose terrible !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un sourire s'était dessiné sur son visage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:- Vous êtes fou di Nadieri ! Vous seriez prêt à sacrifier la fille que vous avez élevé pour étendre votre pouvoir ?&lt;br /&gt;
:- Je suis prêt à tout pour contrôler cette planète ! J'aservirai toutes les races d'Atys ! Aucun sacrifice ne sera trop grand ! C'est ma mission !&lt;br /&gt;
:- Alors vous n'avez tiré aucune leçon du passé ? Les guerres entre nos races, l'attaque des Kitins et l'exode subi par nos ancêtres, vous avez déjà oublié ?&lt;br /&gt;
:- Les Matis sont nés pour gouverner cette planète ! C'est notre déstinée et je suis celui qui l'accomplira ! Mais cessez de gagner du temps, Zakharias ! Dites-moi ce que votre famille complote ! Tout de suite !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il avait resserré un peu plus son bras autour du cou de sa fille et celle-ci avait commencé à avoir du mal à respirer. Les gouttes de sève coulaient de plus en plus vite le long de sa peau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Zakharias avait tenté vainement de se libérer de ses chaînes. Il se débattait mais savait que cela ne servait à rien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:- Zakh... Zakharias... N'oublies pas les moments... les moments que nous avons passé... ensemble... et... et fuis... cours, Zakharias... cours... le plus loin possible...&lt;br /&gt;
:- Ce n'est pas un adieu Elya, ce n'est pas un adieu...&lt;br /&gt;
:- Tu me fais perdre mon temps, Sary ! Attaquez ton village et toute ta famille sera beaucoup plus rapide !&lt;br /&gt;
:- Zakharias... Je... Je t'aime...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sa dague avait glissé sur sa peau comme une vague sur la mer. Des flots de sève avaient coulé lentement dans les méandres de son cou puis s'étaient répandu sur sa poitrine pâle et voluptueuse, imbibant le décolleté de sa robe. Son visage était toujours aussi beau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ses yeux l'avait regardé encore quelques secondes puis s'étaient fermés à jamais.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Di Nadieri avait lâché son étreinte mortelle et le corps de l'Homine s'était affaissé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:- Quant à lui, libérez-le ! Il vivra avec cette mort et celles de toute sa famille sur la conscience.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il avait alors suivi son conseil, il avait fui, il avait couru, parcourant les forêts matisiennes jusqu'à atteindre le désert fyros. Là, il avait erré sans but et était arrivé par hasard au camps des Libres Frontaliers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voilà donc la vérité sur Zakharias Sary, l'homme à l'origine de la mort de Elya di Nadieri et de la probable disparition de la lignée des Sary... Car depuis cet épisode, il n'avait eu aucun contact avec son ancienne vie. Il ne savait même pas si sa famille était encore en vie. Qui sait, peut-être avaient-ils réussi à repousser l'attaque de leur adversaire ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bouleversé par la redécouverte de son passé, le Capitaine de la Garde Noire avait les yeux embués et ses membres tremblaient. Il se demanda comment les autres réagiraient si il leurs disait la vérité... Risquait-il d'être banni du camps ou accepteraient-ils son passé ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Finalement, aprés avoir décidé de ne rien révéler de cette épisode de sa vie, le jeune matis se recoucha et tomba dans un sommeil agité.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Zakharias</name></author>	</entry>

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		<summary type="html">&lt;p&gt;Zakharias : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Image:Zakharias_portrait.jpg]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Background'''&lt;br /&gt;
* [[Zakharias/Background|Première Partie]] - ''L'arrivée au camp''&lt;br /&gt;
* [[Zakharias/Background/2|Deuxième Partie]] - ''Réminiscence''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie: Homins]]&lt;/div&gt;</summary>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Zakharias : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
'''Background'''&lt;br /&gt;
* [[Zakharias/Background|Première Partie]] - ''L'arrivée au camp''&lt;br /&gt;
* [[Zakharias/Background/2|Deuxième Partie]] - ''Réminiscence''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie: Homins]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Zakharias</name></author>	</entry>

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		<title>Zakharias/Background/2</title>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Zakharias : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''Un visage,''&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;''Une dague qui glisse,''&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;''La sève qui coule,''&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;''Puis l'obscurité.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le jeune homin se réveilla en sursaut. Des gouttes de sueur coulaient le long de son visage et des spasmes agitaient tous ses membres. Depuis son entrée chez les Libres Frontaliers, c'était la première fois que ces souvenirs ressurgissaient à son esprit. Et pour la première fois, il prit conscience de l'ampleur de son mensonge.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il leur avait tous menti. Kadraan, Leiloo, Noewyr, Aarkon, Lya et tous les autres qui étaient arrivés depuis. Personne ne savait ce qui s'était rééllement passé avant son arrivée au camps, personne ne savait la vérité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De l'attaque de son village par les Kitins à son exil dans le désert en passant par la mort de ses parents, tout était faux, purs mensonges sortis de son imagination pour leur cacher la vérité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un peu plus calme maintenant, Zakharias se leva en silence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le jour où il était arrivé ici, il ne possédait qu'une seule chose. Une chose dont tous les Libres ignoraient l'existence, une chose qui contenait l'épisode le plus horrible de sa vie, une preuve irréfutable qu'il était la cause d'un conflit politique, une preuve irréfutable qu'il était un assassin...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il glissa le bras sous sa couche et en sortit plusieurs parchemins froissés et vieillis par le temps. Après les avoir caressés de la pointe de ses doigts, il commença sa lecture...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''&amp;quot;Deux jours et deux nuits que je suis enfermé dans cette cellule. Je ne sais pas où je suis, je ne sais pas où je vais, je ne sais pas ce qu'ils envisagent de faire de moi, je ne sais même pas si j'ai un futur en ce monde.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''J'ai trouvé dans ma cellule quelques bouts de parchemin et de quoi écrire. N'ayant aucun contact avec l'extérieur, j'ai décidé de me lancer dans l'écriture de ce récit, pour que l'on sache quel rôle j'ai joué dans cette histoire, pour que l'on sache à quel point j'ai pu trahir les miens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Comme toutes les histoires qui finissent mal, celle-ci a commencé par une relation amoureuse entre deux êtres...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Mon existence débuta il y a dix-huit printemps. Mes parents appartenaient alors à la lignée des Sary, lignée qui naquit juste aprés la grande attaque des Kitins.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Mon arrière grand père, Ekias I, fut l'un des premiers homins à rejoindre les nouveaux territoires matis après l'exode. Durant, cette période funeste, il rencontra une jeune homine dont il tomba fou amoureux. Lorsqu'ils eurent tous les deux rejoints les nouvelles terres, ils s'installèrent dans un coin paisible de l'une des forêts qui recouvrent notre territoire et recommencèrent leur existence. Rapidement, naquit mon grand père, Kharis. Dés lors, la famille ne cessa de s'aggrandir. Parallèlement, quelques matis se placèrent sous notre protection et au bout d'une dizaine d'années, Ekias I se retrouva à la tête de dizaines d'homins. Notre lignée était née.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Lorsque Ekias I mourrut, mon grand-père Kharis lui succéda. C'est lui qui donna ses lettres de noblesse à notre famille. Il conclut de nombreux pactes avec les autres tribus matisiennes qui nous assurèrent une paix durable pendant de nombreuses années.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''L'héritier suivant fut mon père, Ekiias II, qui s'appliqua à maintenir la paix que ses ancêtres avaient mis si longtemps à forger. Il réussit à la maintenir jusqu'à un certain automne, l'automne de ma dix-huitième année. L'été précédent, je rencontrais celle qui allait causer la déchéance de ma famille.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Le soleil se levait sur la forêt et les arbres filtraient ses rayons, distillant une atmosphère féérique et enchanteresse. La chaleur s'installait lentement, asséchant l'écorce des arbres et la mousse sur le sol. L'odeur qui s'élevait de l'humus déréglait les sens de celui qui l'inhalait.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Je gravis un petit monticule et c'est là que je l'aperçus pour la première fois. Je vis d'abord sa silhouette qui se dessinait devant le soleil : elle semblait accroupie, occupée à ramasser de petites et étranges plantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Bien décidé à connaître son nom, je m'approcha lentement d'elle. Un craquement survint puis tout alla très vite. La jeune homine se leva, dévoilant sa silhouette, et dégaina son épée. Sa lame s'enfonca légèrement dans mon coup et mon euphorie se transforma en peur. Remarquant que je n'avais nullement l'apparence d'un Gibbaï et voyant l'expression sur mon visage, elle abaissa son épée et se confondit en excuses.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''- Pardonnez la rudesse de mon geste, je n'ai pas l'habitude de rencontrer dans cet endroit autre chose que des animaux sauvages.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Elle fouilla dans son sac et en sortit une poignet de feuilles qu'elle appliqua sur mon coup pour soigner la blessure. Je n'avais pas encore vu son visage, nos regards ne s'étaient même pas croisés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''- Qu'est ce qu'un jeune matis comme vous fait dans un endroit si réculé de la forêt ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Ses mains posées sur mon coups me faisaient frisonner. Ses doux gestes me donnaient l'impression qu'elle me caressait si bien que je mis quelques secondes avant de me rendre compte qu'elle m'avait posé une question.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''- Je... Je...&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;''- Eh bien... Je semble vous avoir vraiment effrayé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Je ne réussissais pas à parler. Sa présence me plongeait dans un mutisme que le plus puissant des sorts n'aurait pas pu guérir. Finalement, je me risqua à baisser la tête pour voir son visage. Nos yeux se rencontrèrent et le temps sembla s'arrêter.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Elle était belle comme le jour et troublante comme la nuit. Son visage lisse et fin faisait ressortir ses yeux bleux intenses. Ses cheveux blonds tirés vers l'arrière étaient attachés par une longue fleur assortie à la couleur de ses paumettes. Je la regarda plus attentivement. A son tour, elle semblait incapable de dire un mot. Je me ressaisis et réussis à garder une certaine contenance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''- Excusez mon impolitesse mademoiselle... Je... je suis confus... A vrai dire, je ne m'attendais pas à rencontrer un homin dans un coin si reculé de la forêt... encore moins... une homine...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Un sourire se dessina sur son visage et les mots lui revinrent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''- Je partage votre étonnement et je tiens également à m'excuser. Une matisienne telle que moi ne doit pas accueillir un frère de la façon dont je l'ai faite.&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;''- Vous êtes toute pardonnée, ces forêts ne sont pas sûre et il est légitime de vouloir se protéger contre toutes attaques éventuelles.&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;''- Vous avez raison, surtout que l'avenir est plus qu'incertain. Mais oublions les troubles qui habitent cette planète, dites-moi plutôt le nom que vos parents vous ont donnés.&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;''- Je me nomme Zakharias Sary, fils de Ekiias II et Leia Sary, digne successeur de la lignée des Sary. Permettez-moi également de vous demander votre nom.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Son sourire s'effaça et bientôt j'en compris la raison.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''- Je suis... Elya... Elya di Nadieri...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Je partagea alors son effroie. Nous étions en train de jouer avec le feu pourtant je ne voulais pas que tout s'arrête déjà. Son aura me transperçait de toute part, son sourire restait figé dans mon esprit et la mélodie de sa voix ressemblait à la brise qui soufflait parfois sur les terres matisiennes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Elle eut un mouvement de recul et s'apprêta à ramasser le sac qu'elle avait laissé à ses pieds.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''- Attends !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Elle se retourna vers moi, son visage m'apparut une nouvelle fois, éclairé par les rayons du soleil qui se trouvait maintenant plus haut dans le ciel. Il fallait que je la revoie, peu importe les conséquences.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''- Je veux dire... Attendez...&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;''- Non ! N'essayez pas de me retenir, cela ne pourra nous causer que des ennuis, à nous comme à nos familles.&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;''- Laissez-nous une chance, je vous en prie !&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;''- Il n'en est pas question. Au revoir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Et elle s'en alla, aussi vite qu'elle me prit le coeur un instant plus tôt. Alors qu'elle marchait, j'aperçus une larme tomber sur la mousse asséchée par le soleil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Il y a plusieurs dizaines d'années, lorsque mon grand père entreprit de conclure des accords de paix avec la majeure partie des familles matisiennes, une seule refusa catégoriquement de les signer, il s'agissait des di Nadieri. Depuis lors, bien qu'officiellement, il n'y ait eu aucunes tensions, leur famille et la notre se haïssaient au plus haut point.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Quand j'entendis son nom ce matin-là, je sentis une main transpercer ma chaire et m'arracher le coeur, mais cela n'était rien à côté du vide que je ressentis les jours qui suivirent notre rencontre. Elle avait pris mon coeur et bien plus encore ; les mets que je mangais n'avaient plus d'odeur ni de goût, l'air que je respirais m'axphyxiait et les mots qui sortaient de ma bouche n'avaient plus aucun sens. Sans elle, je semblait n'être plus rien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Un matin suivant de prés notre rencontre, mon père me fit convier dans la grande salle. Lorsque je me présenta à lui, je compris tout de suite qu'il avait eu vent de notre rencontre. Le sourire qui d'habitude parcourait son visage avait disparu. Son ton était grave.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''- Depuis quelques jours, une rumeur se répand à travers les rhyzomes d'Atys, une rumeur qui, si elle s'avère exacte, pourrait mettre en danger la paix de notre famille et de tous ses protégés. Es-tu au courant de quelque chose, fils ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Je m'agenouilla devant l'homin qui m'avait donné la vie de nombreuses années auparavant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''- Je suis désolé, père... Je n'avais pas conscience de la situation dans laquelle nous nous mettions. Si j'avais su que...&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;''- Assez !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Sa voix résonna dans l'arbre centennaire qui abritait notre noble maison. Il s'était levé et me regardait fixement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''- Tu ne dois pas la revoir, m'entends-tu ? Si sa famille apprend qu'elle t'a rencontré, nous sommes morts ! Tu comprends, Zakharias ? Tu dois prendre conscience des conséquences de tes actes si tu veux un jour prendre ma place sur ce fauteuil. Maintenant, sors d'ici !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Je connaissais bien mon père et je savais que ces avertissements n'étaient pas des paroles en l'air. Le risque de conflit entre nos deux familles était bel et bien réel. J'avais laissé mes sentiments interférer avec mes capacités de jugement. Mais les risques de guerre semblaient écartés puisqu'elle avait préféré mettre fin à notre entrevue sans nous laisser une chance de nous revoir. Maintenant, il fallait simplement un peu de temps pour que la blessure cicatrise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Quelques jours aprés cet entretien avec mon père, alors que j'étudiais de nouveaux principes de botanique, je reçus la visite d'un étrange visiteur qui n'avait rien d’homin... ni d'aggressif... Il s'agissait d'un tout jeune bolobi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Pensant d'abord qu'il s'était égaré, je m'approcha pour l'attraper afin de le ramener dans la forêt. Mais lorsque je fus plus prés de lui, j'aperçus, accroché à l'une de ses pattes, un petit bout de parchemin. Lorsque je l'eus retiré, l'animal sauta de mes bras et se précipita vers la forêt.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Intrigué par le message que je venais de recevoir, je m'assis sur mon lit afin de le lire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Mon coeur s'arrêta de battre pendant quelques secondes. Il s'agissait d'Elya qui me demandait de la pardonner pour son attitude et qui me priait de la rejoindre l'aprés-midi même à l'endroit où nous nous étions rencontrés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Je ne savais que faire. Une partie de moi n'avait qu'une envie, celle de la revoir, l'autre, plus sérieuse, se remémorait les avertissements de mon père. Mais, etait-il réellement possible de lutter contre cet amour ? Encore aujourd'hui j'en doute.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''C'est ainsi qu'à l'heure fixée, je me présenta à l'endroit de notre première rencontre, prétextant à mes parents le besoin urgent d'une plante rare pour mes travaux de botanique. Elle était déjà là.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Elle ne me vit pas arriver, alors lentement, je m'approcha d'elle. Cette fois, les craquement de mes pas sur le bois mort ne l'effrayèrent pas. Lorsque je ne fus plus qu'à quelques centimètres de son dos, je l'enlaça tendrement et bientôt, ses mains rejoignirent les miennes. Nos coeurs battaient la chamade, nos respirations étaient haletantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Soudain, elle se tourna vers moi et m'embrassa. Ce fut mon premier baiser, notre premier baiser. Il semba durer une éternité. Mes mains vagabondaient le long de son corps, ses mains faisaient de même le long du mien. Plus le temps passait, plus nos caresses devenaient intenses.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Déjà, ses mains passaient sous mes vêtements, mais je n'étais pas sûr de vouloir ce qu'elle attendait de moi. Pourtant, ces caresses aidantes, je me laissa faire sans résister.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Bientôt, nous nous retrouvâmes nus sur le sol, son corps contre le mien, en complète symbiose. Nos ondulements incessants étaient rythmés par le murmure des branches d'arbre et le susurrement de leurs feuilles. Nous étions seuls au monde, plus rien n'avait d'importance à part la soif de combler le désir que nous avions l'un pour l'autre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Nous n'avions pas prononcé un seul mot.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''[...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Les semaines suivantes, nous nous revîmes régulièrement, apprenant chaque jour à nous connaître davantage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Le jour où tout bascula, nous avions décidé de tout révéler à nos familles respectives.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''C'était le matin de l'un des premiers jours de l'automne. Les forêts avaient revêtu leurs habits de circonstance et nous profitions tout deux des paysages qu'elles nous offraient. Je la tenais serrée entre mes bras car le temps s'était un peu rafraîchi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''- Lâchez ma fille, jeune homin !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Etonné de voir sa fille sortir chaque aprés-midi depuis plusieurs semaines, le père d'Elya avait décidé ce jour-là de la suivre, accompagné de toute sa garde. Il se trouvait maintenant en face de nous, libre de faire ce qu'il voulait. Il pouvait nous tuer, nous n'avions aucun moyen de nous échapper.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''- Père, laisse-nous une chance de vous expliquer ce que nous ressentons l'un pour l'autre. Il faut que ce conflit entre nos deux familles prenne fin, il a trop...&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;''- Assez, insolante ! Tu oses me répondre et contester mes choix ! Tu n'es qu'une bâtarde, fruit d'une mère frivole qui n'a pas su rester fidèle à son mari !&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;''- Que... Que voulez-vous dire ?&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;''- &amp;quot;Seuls les hommes ont le droit d'être infidèle !&amp;quot;, voilà ce que je lui ai dit lorsqu'elle m'a annoncé qu'elle était enceinte et que je n'étais pas le père, voilà ce que je lui ai dit... avant de la tuer !&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;''- Vous n'êtes qu'un monstre !&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;''- Et tu n'as encore rien vu ! Vous, emmenez-les !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''C'est ainsi que je me suis retrouvé enfermé dans cette cellule, seul face à mon destin, seul face à mon passé. Que va-t'il advenir de moi ? Et Elya, est-elle encore en vie ? Je me pose trop de question... et le sommeil s'empare de moi. Demain est un autre jour.&amp;quot;''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il n'en avait pas écrit plus - sa fuite ne lui en avait pas laissé le temps - mais il se rappellait cependant de la suite jusqu'à son arrivée au camps des Libres Frontaliers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La porte en bois de sa cellule s'était ouverte dans un énorme fracas. Le père d'Elya était entré, suivi par sa fille que deux gardes empêchaient de bouger.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Voici des années que notre famille essaie de savoir ce que la votre convoite et il semble que nous touchions enfin au but, Zakharias ! Votre rencontre avec Elya est un évènement inéspéré. L'amour est une chose merveilleuse mais aussi destructrice et ravageuse. Une personne de votre rang ne devrait pas jouer avec, les conséquences peuvent être terribles !&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;- Mon père ne me tient pas au courant de ses plans secrets et même si cela était le cas, je ne dirais rien ! Je préfère mourir plutôt que de trahir les personnes que j'aime !&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;- Mais qui vous a dit que votre vie était menacée ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D'un geste brusque et rapide, il avait alors sorti sa dague puis saisi Elya par la poitrine, menaçant de l'égorger. Des gouttes de sève avait commencé à perler le long de son cou.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Ne lui dis rien, Zakharias !&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;- Comme je vous le disais, cher ami, l'amour est une chose terrible !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un sourire s'était dessiné sur son visage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Vous êtes fou di Nadieri ! Vous seriez prêt à sacrifier la fille que vous avez élevé pour étendre votre pouvoir ?&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;- Je suis prêt à tout pour contrôler cette planète ! J'aservirai toutes les races d'Atys ! Aucun sacrifice ne sera trop grand ! C'est ma mission !&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;- Alors vous n'avez tiré aucune leçon du passé ? Les guerres entre nos races, l'attaque des Kitins et l'exode subi par nos ancêtres, vous avez déjà oublié ?&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;- Les Matis sont nés pour gouverner cette planète ! C'est notre déstinée et je suis celui qui l'accomplira ! Mais cessez de gagner du temps, Zakharias ! Dites-moi ce que votre famille complote ! Tout de suite !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il avait resserré un peu plus son bras autour du cou de sa fille et celle-ci avait commencé à avoir du mal à respirer. Les gouttes de sève coulaient de plus en plus vite le long de sa peau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Zakharias avait tenté vainement de se libérer de ses chaînes. Il se débattait mais savait que cela ne servait à rien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Zakh... Zakharias... N'oublies pas les moments... les moments que nous avons passé... ensemble... et... et fuis... cours, Zakharias... cours... le plus loin possible...&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;- Ce n'est pas un adieu Elya, ce n'est pas un adieu...&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;- Tu me fais perdre mon temps, Sary ! Attaquez ton village et toute ta famille sera beaucoup plus rapide !&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;- Zakharias... Je... Je t'aime...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sa dague avait glissé sur sa peau comme une vague sur la mer. Des flots de sève avaient coulé lentement dans les méandres de son cou puis s'étaient répandu sur sa poitrine pâle et voluptueuse, imbibant le décolleté de sa robe. Son visage était toujours aussi beau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ses yeux l'avait regardé encore quelques secondes puis s'étaient fermés à jamais.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Di Nadieri avait lâché son étreinte mortelle et le corps de l'Homine s'était affaissé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Quant à lui, libérez-le ! Il vivra avec cette mort et celles de toute sa famille sur la conscience.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il avait alors suivi son conseil, il avait fui, il avait couru, parcourant les forêts matisiennes jusqu'à atteindre le désert fyros. Là, il avait erré sans but et était arrivé par hasard au camps des Libres Frontaliers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voilà donc la vérité sur Zakharias Sary, l'homme à l'origine de la mort de Elya di Nadieri et de la probable disparition de la lignée des Sary... Car depuis cet épisode, il n'avait eu aucun contact avec son ancienne vie. Il ne savait même pas si sa famille était encore en vie. Qui sait, peut-être avaient-ils réussi à repousser l'attaque de leur adversaire ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bouleversé par la redécouverte de son passé, le Capitaine de la Garde Noire avait les yeux embués et ses membres tremblaient. Il se demanda comment les autres réagiraient si il leurs disait la vérité... Risquait-il d'être banni du camps ou accepteraient-ils son passé ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Finalement, aprés avoir décidé de ne rien révéler de cette épisode de sa vie, le jeune matis se recoucha et tomba dans un sommeil agité.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Zakharias</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://fr.wiki.ryzom.com/w/index.php?title=Zakharias/Background/2&amp;diff=2162</id>
		<title>Zakharias/Background/2</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://fr.wiki.ryzom.com/w/index.php?title=Zakharias/Background/2&amp;diff=2162"/>
				<updated>2005-05-04T12:51:14Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Zakharias : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''Un visage,''&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;''Une dague qui glisse,''&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;''La sève qui coule,''&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;''Puis l'obscurité.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le jeune homin se réveilla en sursaut. Des gouttes de sueur coulaient le long de son visage et des spasmes agitaient tous ses membres. Depuis son entrée chez les Libres Frontaliers, c'était la première fois que ces souvenirs ressurgissaient à son esprit. Et pour la première fois, il prit conscience de l'ampleur de son mensonge.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il leur avait tous menti. Kadraan, Leiloo, Noewyr, Aarkon, Lya et tous les autres qui étaient arrivés depuis. Personne ne savait ce qui s'était rééllement passé avant son arrivée au camps, personne ne savait la vérité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De l'attaque de son village par les Kitins à son exil dans le désert en passant par la mort de ses parents, tout était faux, purs mensonges sortis de son imagination pour leur cacher la vérité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un peu plus calme maintenant, Zakharias se leva en silence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le jour où il était arrivé ici, il ne possédait qu'une seule chose. Une chose dont tous les Libres ignoraient l'existence, une chose qui contenait l'épisode le plus horrible de sa vie, une preuve irréfutable qu'il était la cause d'un conflit politique, une preuve irréfutable qu'il était un assassin...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il glissa le bras sous sa couche et en sortit plusieurs parchemins froissés et vieillis par le temps. Après les avoir caressés de la pointe de ses doigts, il commença sa lecture...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''&amp;quot;Deux jours et deux nuits que je suis enfermé dans cette cellule. Je ne sais pas où je suis, je ne sais pas où je vais, je ne sais pas ce qu'ils envisagent de faire de moi, je ne sais même pas si j'ai un futur en ce monde.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''J'ai trouvé dans ma cellule quelques bouts de parchemin et de quoi écrire. N'ayant aucun contact avec l'extérieur, j'ai décidé de me lancer dans l'écriture de ce récit, pour que l'on sache quel rôle j'ai joué dans cette histoire, pour que l'on sache à quel point j'ai pu trahir les miens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Comme toutes les histoires qui finissent mal, celle-ci a commencé par une relation amoureuse entre deux êtres...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Mon existence débuta il y a dix-huit printemps. Mes parents appartenaient alors à la lignée des Sary, lignée qui naquit juste aprés la grande attaque des Kitins.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Mon arrière grand père, Ekias I, fut l'un des premiers homins à rejoindre les nouveaux territoires matis après l'exode. Durant, cette période funeste, il rencontra une jeune homine dont il tomba fou amoureux. Lorsqu'ils eurent tous les deux rejoints les nouvelles terres, ils s'installèrent dans un coin paisible de l'une des forêts qui recouvrent notre territoire et recommencèrent leur existence. Rapidement, naquit mon grand père, Kharis. Dés lors, la famille ne cessa de s'aggrandir. Parallèlement, quelques matis se placèrent sous notre protection et au bout d'une dizaine d'années, Ekias I se retrouva à la tête de dizaines d'homins. Notre lignée était née.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Lorsque Ekias I mourrut, mon grand-père Kharis lui succéda. C'est lui qui donna ses lettres de noblesse à notre famille. Il conclut de nombreux pactes avec les autres tribus matisiennes qui nous assurèrent une paix durable pendant de nombreuses années.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''L'héritier suivant fut mon père, Ekiias II, qui s'appliqua à maintenir la paix que ses ancêtres avaient mis si longtemps à forger. Il réussit à la maintenir jusqu'à un certain automne, l'automne de ma dix-huitième année. L'été précédent, je rencontrais celle qui allait causer la déchéance de ma famille.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Le soleil se levait sur la forêt et les arbres filtraient ses rayons, distillant une atmosphère féérique et enchanteresse. La chaleur s'installait lentement, asséchant l'écorce des arbres et la mousse sur le sol. L'odeur qui s'élevait de l'humus déréglait les sens de celui qui l'inhalait.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Je gravis un petit monticule et c'est là que je l'aperçus pour la première fois. Je vis d'abord sa silhouette qui se dessinait devant le soleil : elle semblait accroupie, occupée à ramasser de petites et étranges plantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Bien décidé à connaître son nom, je m'approcha lentement d'elle. Un craquement survint puis tout alla très vite. La jeune homine se leva, dévoilant sa silhouette, et dégaina son épée. Sa lame s'enfonca légèrement dans mon coup et mon euphorie se transforma en peur. Remarquant que je n'avais nullement l'apparence d'un Gibbaï et voyant l'expression sur mon visage, elle abaissa son épée et se confondit en excuses.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''- Pardonnez la rudesse de mon geste, je n'ai pas l'habitude de rencontrer dans cet endroit autre chose que des animaux sauvages.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Elle fouilla dans son sac et en sortit une poignet de feuilles qu'elle appliqua sur mon coup pour soigner la blessure. Je n'avais pas encore vu son visage, nos regards ne s'étaient même pas croisés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''- Qu'est ce qu'un jeune matis comme vous fait dans un endroit si réculé de la forêt ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ses mains posées sur mon coups me faisaient frisonner. Ses doux gestes me donnaient l'impression qu'elle me caressait si bien que je mis quelques secondes avant de me rendre compte qu'elle m'avait posé une question.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''- Je... Je...&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;''- Eh bien... Je semble vous avoir vraiment effrayé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Je ne réussissais pas à parler. Sa présence me plongeait dans un mutisme que le plus puissant des sorts n'aurait pas pu guérir. Finalement, je me risqua à baisser la tête pour voir son visage. Nos yeux se rencontrèrent et le temps sembla s'arrêter.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Elle était belle comme le jour et troublante comme la nuit. Son visage lisse et fin faisait ressortir ses yeux bleux intenses. Ses cheveux blonds tirés vers l'arrière étaient attachés par une longue fleur assortie à la couleur de ses paumettes. Je la regarda plus attentivement. A son tour, elle semblait incapable de dire un mot. Je me ressaisis et réussis à garder une certaine contenance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''- Excusez mon impolitesse mademoiselle... Je... je suis confus... A vrai dire, je ne m'attendais pas à rencontrer un homin dans un coin si reculé de la forêt... encore moins... une homine...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Un sourire se dessina sur son visage et les mots lui revinrent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''- Je partage votre étonnement et je tiens également à m'excuser. Une matisienne telle que moi ne doit pas accueillir un frère de la façon dont je l'ai faite.&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;''- Vous êtes toute pardonnée, ces forêts ne sont pas sûre et il est légitime de vouloir se protéger contre toutes attaques éventuelles.&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;''- Vous avez raison, surtout que l'avenir est plus qu'incertain. Mais oublions les troubles qui habitent cette planète, dites-moi plutôt le nom que vos parents vous ont donnés.&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;''- Je me nomme Zakharias Sary, fils de Ekiias II et Leia Sary, digne successeur de la lignée des Sary. Permettez-moi également de vous demander votre nom.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Son sourire s'effaça et bientôt j'en compris la raison.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''- Je suis... Elya... Elya di Nadieri...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Je partagea alors son effroie. Nous étions en train de jouer avec le feu pourtant je ne voulais pas que tout s'arrête déjà. Son aura me transperçait de toute part, son sourire restait figé dans mon esprit et la mélodie de sa voix ressemblait à la brise qui soufflait parfois sur les terres matisiennes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Elle eut un mouvement de recul et s'apprêta à ramasser le sac qu'elle avait laissé à ses pieds.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''- Attends !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Elle se retourna vers moi, son visage m'apparut une nouvelle fois, éclairé par les rayons du soleil qui se trouvait maintenant plus haut dans le ciel. Il fallait que je la revoie, peu importe les conséquences.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''- Je veux dire... Attendez...&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;''- Non ! N'essayez pas de me retenir, cela ne pourra nous causer que des ennuis, à nous comme à nos familles.&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;''- Laissez-nous une chance, je vous en prie !&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;''- Il n'en est pas question. Au revoir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Et elle s'en alla, aussi vite qu'elle me prit le coeur un instant plus tôt. Alors qu'elle marchait, j'aperçus une larme tomber sur la mousse asséchée par le soleil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Il y a plusieurs dizaines d'années, lorsque mon grand père entreprit de conclure des accords de paix avec la majeure partie des familles matisiennes, une seule refusa catégoriquement de les signer, il s'agissait des di Nadieri. Depuis lors, bien qu'officiellement, il n'y ait eu aucunes tensions, leur famille et la notre se haïssaient au plus haut point.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Quand j'entendis son nom ce matin-là, je sentis une main transpercer ma chaire et m'arracher le coeur, mais cela n'était rien à côté du vide que je ressentis les jours qui suivirent notre rencontre. Elle avait pris mon coeur et bien plus encore ; les mets que je mangais n'avaient plus d'odeur ni de goût, l'air que je respirais m'axphyxiait et les mots qui sortaient de ma bouche n'avaient plus aucun sens. Sans elle, je semblait n'être plus rien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Un matin suivant de prés notre rencontre, mon père me fit convier dans la grande salle. Lorsque je me présenta à lui, je compris tout de suite qu'il avait eu vent de notre rencontre. Le sourire qui d'habitude parcourait son visage avait disparu. Son ton était grave.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''- Depuis quelques jours, une rumeur se répand à travers les rhyzomes d'Atys, une rumeur qui, si elle s'avère exacte, pourrait mettre en danger la paix de notre famille et de tous ses protégés. Es-tu au courant de quelque chose, fils ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Je m'agenouilla devant l'homin qui m'avait donné la vie de nombreuses années auparavant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''- Je suis désolé, père... Je n'avais pas conscience de la situation dans laquelle nous nous mettions. Si j'avais su que...&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;''- Assez !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Sa voix résonna dans l'arbre centennaire qui abritait notre noble maison. Il s'était levé et me regardait fixement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''- Tu ne dois pas la revoir, m'entends-tu ? Si sa famille apprend qu'elle t'a rencontré, nous sommes morts ! Tu comprends, Zakharias ? Tu dois prendre conscience des conséquences de tes actes si tu veux un jour prendre ma place sur ce fauteuil. Maintenant, sors d'ici !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Je connaissais bien mon père et je savais que ces avertissements n'étaient pas des paroles en l'air. Le risque de conflit entre nos deux familles était bel et bien réel. J'avais laissé mes sentiments interférer avec mes capacités de jugement. Mais les risques de guerre semblaient écartés puisqu'elle avait préféré mettre fin à notre entrevue sans nous laisser une chance de nous revoir. Maintenant, il fallait simplement un peu de temps pour que la blessure cicatrise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Quelques jours aprés cet entretien avec mon père, alors que j'étudiais de nouveaux principes de botanique, je reçus la visite d'un étrange visiteur qui n'avait rien d’homin... ni d'aggressif... Il s'agissait d'un tout jeune bolobi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Pensant d'abord qu'il s'était égaré, je m'approcha pour l'attraper afin de le ramener dans la forêt. Mais lorsque je fus plus prés de lui, j'aperçus, accroché à l'une de ses pattes, un petit bout de parchemin. Lorsque je l'eus retiré, l'animal sauta de mes bras et se précipita vers la forêt.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Intrigué par le message que je venais de recevoir, je m'assis sur mon lit afin de le lire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Mon coeur s'arrêta de battre pendant quelques secondes. Il s'agissait d'Elya qui me demandait de la pardonner pour son attitude et qui me priait de la rejoindre l'aprés-midi même à l'endroit où nous nous étions rencontrés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Je ne savais que faire. Une partie de moi n'avait qu'une envie, celle de la revoir, l'autre, plus sérieuse, se remémorait les avertissements de mon père. Mais, etait-il réellement possible de lutter contre cet amour ? Encore aujourd'hui j'en doute.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''C'est ainsi qu'à l'heure fixée, je me présenta à l'endroit de notre première rencontre, prétextant à mes parents le besoin urgent d'une plante rare pour mes travaux de botanique. Elle était déjà là.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Elle ne me vit pas arriver, alors lentement, je m'approcha d'elle. Cette fois, les craquement de mes pas sur le bois mort ne l'effrayèrent pas. Lorsque je ne fus plus qu'à quelques centimètres de son dos, je l'enlaça tendrement et bientôt, ses mains rejoignirent les miennes. Nos coeurs battaient la chamade, nos respirations étaient haletantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Soudain, elle se tourna vers moi et m'embrassa. Ce fut mon premier baiser, notre premier baiser. Il semba durer une éternité. Mes mains vagabondaient le long de son corps, ses mains faisaient de même le long du mien. Plus le temps passait, plus nos caresses devenaient intenses.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Déjà, ses mains passaient sous mes vêtements, mais je n'étais pas sûr de vouloir ce qu'elle attendait de moi. Pourtant, ces caresses aidantes, je me laissa faire sans résister.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Bientôt, nous nous retrouvâmes nus sur le sol, son corps contre le mien, en complète symbiose. Nos ondulements incessants étaient rythmés par le murmure des branches d'arbre et le susurrement de leurs feuilles. Nous étions seuls au monde, plus rien n'avait d'importance à part la soif de combler le désir que nous avions l'un pour l'autre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Nous n'avions pas prononcé un seul mot.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''[...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Les semaines suivantes, nous nous revîmes régulièrement, apprenant chaque jour à nous connaître davantage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Le jour où tout bascula, nous avions décidé de tout révéler à nos familles respectives.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''C'était le matin de l'un des premiers jours de l'automne. Les forêts avaient revêtu leurs habits de circonstance et nous profitions tout deux des paysages qu'elles nous offraient. Je la tenais serrée entre mes bras car le temps s'était un peu rafraîchi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''- Lâchez ma fille, jeune homin !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Etonné de voir sa fille sortir chaque aprés-midi depuis plusieurs semaines, le père d'Elya avait décidé ce jour-là de la suivre, accompagné de toute sa garde. Il se trouvait maintenant en face de nous, libre de faire ce qu'il voulait. Il pouvait nous tuer, nous n'avions aucun moyen de nous échapper.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''- Père, laisse-nous une chance de vous expliquer ce que nous ressentons l'un pour l'autre. Il faut que ce conflit entre nos deux familles prenne fin, il a trop...&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;''- Assez, insolante ! Tu oses me répondre et contester mes choix ! Tu n'es qu'une bâtarde, fruit d'une mère frivole qui n'a pas su rester fidèle à son mari !&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;''- Que... Que voulez-vous dire ?&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;''- &amp;quot;Seuls les hommes ont le droit d'être infidèle !&amp;quot;, voilà ce que je lui ai dit lorsqu'elle m'a annoncé qu'elle était enceinte et que je n'étais pas le père, voilà ce que je lui ai dit... avant de la tuer !&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;''- Vous n'êtes qu'un monstre !&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;''- Et tu n'as encore rien vu ! Vous, emmenez-les !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''C'est ainsi que je me suis retrouvé enfermé dans cette cellule, seul face à mon destin, seul face à mon passé. Que va-t'il advenir de moi ? Et Elya, est-elle encore en vie ? Je me pose trop de question... et le sommeil s'empare de moi. Demain est un autre jour.&amp;quot;''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il n'en avait pas écrit plus - sa fuite ne lui en avait pas laissé le temps - mais il se rappellait cependant de la suite jusqu'à son arrivée au camps des Libres Frontaliers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La porte en bois de sa cellule s'était ouverte dans un énorme fracas. Le père d'Elya était entré, suivi par sa fille que deux gardes empêchaient de bouger.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Voici des années que notre famille essaie de savoir ce que la votre convoite et il semble que nous touchions enfin au but, Zakharias ! Votre rencontre avec Elya est un évènement inéspéré. L'amour est une chose merveilleuse mais aussi destructrice et ravageuse. Une personne de votre rang ne devrait pas jouer avec, les conséquences peuvent être terribles !&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;- Mon père ne me tient pas au courant de ses plans secrets et même si cela était le cas, je ne dirais rien ! Je préfère mourir plutôt que de trahir les personnes que j'aime !&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;- Mais qui vous a dit que votre vie était menacée ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D'un geste brusque et rapide, il avait alors sorti sa dague puis saisi Elya par la poitrine, menaçant de l'égorger. Des gouttes de sève avait commencé à perler le long de son cou.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Ne lui dis rien, Zakharias !&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;- Comme je vous le disais, cher ami, l'amour est une chose terrible !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un sourire s'était dessiné sur son visage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Vous êtes fou di Nadieri ! Vous seriez prêt à sacrifier la fille que vous avez élevé pour étendre votre pouvoir ?&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;- Je suis prêt à tout pour contrôler cette planète ! J'aservirai toutes les races d'Atys ! Aucun sacrifice ne sera trop grand ! C'est ma mission !&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;- Alors vous n'avez tiré aucune leçon du passé ? Les guerres entre nos races, l'attaque des Kitins et l'exode subi par nos ancêtres, vous avez déjà oublié ?&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;- Les Matis sont nés pour gouverner cette planète ! C'est notre déstinée et je suis celui qui l'accomplira ! Mais cessez de gagner du temps, Zakharias ! Dites-moi ce que votre famille complote ! Tout de suite !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il avait resserré un peu plus son bras autour du cou de sa fille et celle-ci avait commencé à avoir du mal à respirer. Les gouttes de sève coulaient de plus en plus vite le long de sa peau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Zakharias avait tenté vainement de se libérer de ses chaînes. Il se débattait mais savait que cela ne servait à rien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Zakh... Zakharias... N'oublies pas les moments... les moments que nous avons passé... ensemble... et... et fuis... cours, Zakharias... cours... le plus loin possible...&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;- Ce n'est pas un adieu Elya, ce n'est pas un adieu...&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;- Tu me fais perdre mon temps, Sary ! Attaquez ton village et toute ta famille sera beaucoup plus rapide !&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;- Zakharias... Je... Je t'aime...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sa dague avait glissé sur sa peau comme une vague sur la mer. Des flots de sève avaient coulé lentement dans les méandres de son cou puis s'étaient répandu sur sa poitrine pâle et voluptueuse, imbibant le décolleté de sa robe. Son visage était toujours aussi beau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ses yeux l'avait regardé encore quelques secondes puis s'étaient fermés à jamais.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Di Nadieri avait lâché son étreinte mortelle et le corps de l'Homine s'était affaissé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Quant à lui, libérez-le ! Il vivra avec cette mort et celles de toute sa famille sur la conscience.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il avait alors suivi son conseil, il avait fui, il avait couru, parcourant les forêts matisiennes jusqu'à atteindre le désert fyros. Là, il avait erré sans but et était arrivé par hasard au camps des Libres Frontaliers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voilà donc la vérité sur Zakharias Sary, l'homme à l'origine de la mort de Elya di Nadieri et de la probable disparition de la lignée des Sary... Car depuis cet épisode, il n'avait eu aucun contact avec son ancienne vie. Il ne savait même pas si sa famille était encore en vie. Qui sait, peut-être avaient-ils réussi à repousser l'attaque de leur adversaire ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bouleversé par la redécouverte de son passé, le Capitaine de la Garde Noire avait les yeux embués et ses membres tremblaient. Il se demanda comment les autres réagiraient si il leurs disait la vérité... Risquait-il d'être banni du camps ou accepteraient-ils son passé ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Finalement, aprés avoir décidé de ne rien révéler de cette épisode de sa vie, le jeune matis se recoucha et tomba dans un sommeil agité.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Zakharias</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://fr.wiki.ryzom.com/w/index.php?title=Zakharias/Background/2&amp;diff=2161</id>
		<title>Zakharias/Background/2</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://fr.wiki.ryzom.com/w/index.php?title=Zakharias/Background/2&amp;diff=2161"/>
				<updated>2005-05-04T12:15:33Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Zakharias : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''Un visage,''&lt;br /&gt;
''Une dague qui glisse,''&lt;br /&gt;
''La sève qui coule,''&lt;br /&gt;
''Puis l'obscurité.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le jeune homin se réveilla en sursaut. Des gouttes de sueur coulaient le long de son visage et des spasmes agitaient tous ses membres. Depuis son entrée chez les Libres Frontaliers, c'était la première fois que ces souvenirs ressurgissaient à son esprit. Et pour la première fois, il prit conscience de l'ampleur de son mensonge.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il leur avait tous menti. Kadraan, Leiloo, Noewyr, Aarkon, Lya et tous les autres qui étaient arrivés depuis. Personne ne savait ce qui s'était rééllement passé avant son arrivée au camps, personne ne savait la vérité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De l'attaque de son village par les Kitins à son exil dans le désert en passant par la mort de ses parents, tout était faux, purs mensonges sortis de son imagination pour leur cacher la vérité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un peu plus calme maintenant, Zakharias se leva en silence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le jour où il était arrivé ici, il ne possédait qu'une seule chose. Une chose dont tous les Libres ignoraient l'existence, une chose qui contenait l'épisode le plus horrible de sa vie, une preuve irréfutable qu'il était la cause d'un conflit politique, une preuve irréfutable qu'il était un assassin...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il glissa le bras sous sa couche et en sortit plusieurs parchemins froissés et vieillis par le temps. Après les avoir caressés de la pointe de ses doigts, il commença sa lecture...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''&amp;quot;Deux jours et deux nuits que je suis enfermé dans cette cellule. Je ne sais pas où je suis, je ne sais pas où je vais, je ne sais pas ce qu'ils envisagent de faire de moi, je ne sais même pas si j'ai un futur en ce monde.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J'ai trouvé dans ma cellule quelques bouts de parchemin et de quoi écrire. N'ayant aucun contact avec l'extérieur, j'ai décidé de me lancer dans l'écriture de ce récit, pour que l'on sache quel rôle j'ai joué dans cette histoire, pour que l'on sache à quel point j'ai pu trahir les miens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme toutes les histoires qui finissent mal, celle-ci a commencé par une relation amoureuse entre deux êtres...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mon existence débuta il y a dix-huit printemps. Mes parents appartenaient alors à la lignée des Sary, lignée qui naquit juste aprés la grande attaque des Kitins.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mon arrière grand père, Ekias I, fut l'un des premiers homins à rejoindre les nouveaux territoires matis après l'exode. Durant, cette période funeste, il rencontra une jeune homine dont il tomba fou amoureux. Lorsqu'ils eurent tous les deux rejoints les nouvelles terres, ils s'installèrent dans un coin paisible de l'une des forêts qui recouvrent notre territoire et recommencèrent leur existence. Rapidement, naquit mon grand père, Kharis. Dés lors, la famille ne cessa de s'aggrandir. Parallèlement, quelques matis se placèrent sous notre protection et au bout d'une dizaine d'années, Ekias I se retrouva à la tête de dizaines d'homins. Notre lignée était née.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque Ekias I mourrut, mon grand-père Kharis lui succéda. C'est lui qui donna ses lettres de noblesse à notre famille. Il conclut de nombreux pactes avec les autres tribus matisiennes qui nous assurèrent une paix durable pendant de nombreuses années.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'héritier suivant fut mon père, Ekiias II, qui s'appliqua à maintenir la paix que ses ancêtres avaient mis si longtemps à forger. Il réussit à la maintenir jusqu'à un certain automne, l'automne de ma dix-huitième année. L'été précédent, je rencontrais celle qui allait causer la déchéance de ma famille.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le soleil se levait sur la forêt et les arbres filtraient ses rayons, distillant une atmosphère féérique et enchanteresse. La chaleur s'installait lentement, asséchant l'écorce des arbres et la mousse sur le sol. L'odeur qui s'élevait de l'humus déréglait les sens de celui qui l'inhalait.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je gravis un petit monticule et c'est là que je l'aperçus pour la première fois. Je vis d'abord sa silhouette qui se dessinait devant le soleil : elle semblait accroupie, occupée à ramasser de petites et étranges plantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien décidé à connaître son nom, je m'approcha lentement d'elle. Un craquement survint puis tout alla très vite. La jeune homine se leva, dévoilant sa silhouette, et dégaina son épée. Sa lame s'enfonca légèrement dans mon coup et mon euphorie se transforma en peur. Remarquant que je n'avais nullement l'apparence d'un Gibbaï et voyant l'expression sur mon visage, elle abaissa son épée et se confondit en excuses.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Pardonnez la rudesse de mon geste, je n'ai pas l'habitude de rencontrer dans cet endroit autre chose que des animaux sauvages.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle fouilla dans son sac et en sortit une poignet de feuilles qu'elle appliqua sur mon coup pour soigner la blessure. Je n'avais pas encore vu son visage, nos regards ne s'étaient même pas croisés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Qu'est ce qu'un jeune matis comme vous fait dans un endroit si réculé de la forêt ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ses mains posées sur mon coups me faisaient frisonner. Ses doux gestes me donnaient l'impression qu'elle me caressait si bien que je mis quelques secondes avant de me rendre compte qu'elle m'avait posé une question.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Je... Je...&lt;br /&gt;
- Eh bien... Je semble vous avoir vraiment effrayé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je ne réussissais pas à parler. Sa présence me plongeait dans un mutisme que le plus puissant des sorts n'aurait pas pu guérir. Finalement, je me risqua à baisser la tête pour voir son visage. Nos yeux se rencontrèrent et le temps sembla s'arrêter.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle était belle comme le jour et troublante comme la nuit. Son visage lisse et fin faisait ressortir ses yeux bleux intenses. Ses cheveux blonds tirés vers l'arrière étaient attachés par une longue fleur assortie à la couleur de ses paumettes. Je la regarda plus attentivement. A son tour, elle semblait incapable de dire un mot. Je me ressaisis et réussis à garder une certaine contenance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Excusez mon impolitesse mademoiselle... Je... je suis confus... A vrai dire, je ne m'attendais pas à rencontrer un homin dans un coin si reculé de la forêt... encore moins... une homine...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un sourire se dessina sur son visage et les mots lui revinrent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Je partage votre étonnement et je tiens également à m'excuser. Une matisienne telle que moi ne doit pas accueillir un frère de la façon dont je l'ai faite.&lt;br /&gt;
- Vous êtes toute pardonnée, ces forêts ne sont pas sûre et il est légitime de vouloir se protéger contre toutes attaques éventuelles.&lt;br /&gt;
- Vous avez raison, surtout que l'avenir est plus qu'incertain. Mais oublions les troubles qui habitent cette planète, dites-moi plutôt le nom que vos parents vous ont donnés.&lt;br /&gt;
- Je me nomme Zakharias Sary, fils de Ekiias II et Leia Sary, digne successeur de la lignée des Sary. Permettez-moi également de vous demander votre nom.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Son sourire s'effaça et bientôt j'en compris la raison.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Je suis... Elya... Elya di Nadieri...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je partagea alors son effroie. Nous étions en train de jouer avec le feu pourtant je ne voulais pas que tout s'arrête déjà. Son aura me transperçait de toute part, son sourire restait figé dans mon esprit et la mélodie de sa voix ressemblait à la brise qui soufflait parfois sur les terres matisiennes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle eut un mouvement de recul et s'apprêta à ramasser le sac qu'elle avait laissé à ses pieds.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Attends !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle se retourna vers moi, son visage m'apparut une nouvelle fois, éclairé par les rayons du soleil qui se trouvait maintenant plus haut dans le ciel. Il fallait que je la revoie, peu importe les conséquences.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Je veux dire... Attendez...&lt;br /&gt;
- Non ! N'essayez pas de me retenir, cela ne pourra nous causer que des ennuis, à nous comme à nos familles.&lt;br /&gt;
- Laissez-nous une chance, je vous en prie !&lt;br /&gt;
- Il n'en est pas question. Au revoir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et elle s'en alla, aussi vite qu'elle me prit le coeur un instant plus tôt. Alors qu'elle marchait, j'aperçus une larme tomber sur la mousse asséchée par le soleil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a plusieurs dizaines d'années, lorsque mon grand père entreprit de conclure des accords de paix avec la majeure partie des familles matisiennes, une seule refusa catégoriquement de les signer, il s'agissait des di Nadieri. Depuis lors, bien qu'officiellement, il n'y ait eu aucunes tensions, leur famille et la notre se haïssaient au plus haut point.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand j'entendis son nom ce matin-là, je sentis une main transpercer ma chaire et m'arracher le coeur, mais cela n'était rien à côté du vide que je ressentis les jours qui suivirent notre rencontre. Elle avait pris mon coeur et bien plus encore ; les mets que je mangais n'avaient plus d'odeur ni de goût, l'air que je respirais m'axphyxiait et les mots qui sortaient de ma bouche n'avaient plus aucun sens. Sans elle, je semblait n'être plus rien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un matin suivant de prés notre rencontre, mon père me fit convier dans la grande salle. Lorsque je me présenta à lui, je compris tout de suite qu'il avait eu vent de notre rencontre. Le sourire qui d'habitude parcourait son visage avait disparu. Son ton était grave.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Depuis quelques jours, une rumeur se répand à travers les rhyzomes d'Atys, une rumeur qui, si elle s'avère exacte, pourrait mettre en danger la paix de notre famille et de tous ses protégés. Es-tu au courant de quelque chose, fils ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je m'agenouilla devant l'homin qui m'avait donné la vie de nombreuses années auparavant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Je suis désolé, père... Je n'avais pas conscience de la situation dans laquelle nous nous mettions. Si j'avais su que...&lt;br /&gt;
- Assez !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sa voix résonna dans l'arbre centennaire qui abritait notre noble maison. Il s'était levé et me regardait fixement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Tu ne dois pas la revoir, m'entends-tu ? Si sa famille apprend qu'elle t'a rencontré, nous sommes morts ! Tu comprends, Zakharias ? Tu dois prendre conscience des conséquences de tes actes si tu veux un jour prendre ma place sur ce fauteuil. Maintenant, sors d'ici !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je connaissais bien mon père et je savais que ces avertissements n'étaient pas des paroles en l'air. Le risque de conflit entre nos deux familles était bel et bien réel. J'avais laissé mes sentiments interférer avec mes capacités de jugement. Mais les risques de guerre semblaient écartés puisqu'elle avait préféré mettre fin à notre entrevue sans nous laisser une chance de nous revoir. Maintenant, il fallait simplement un peu de temps pour que la blessure cicatrise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelques jours aprés cet entretien avec mon père, alors que j'étudiais de nouveaux principes de botanique, je reçus la visite d'un étrange visiteur qui n'avait rien d’homin... ni d'aggressif... Il s'agissait d'un tout jeune bolobi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pensant d'abord qu'il s'était égaré, je m'approcha pour l'attraper afin de le ramener dans la forêt. Mais lorsque je fus plus prés de lui, j'aperçus, accroché à l'une de ses pattes, un petit bout de parchemin. Lorsque je l'eus retiré, l'animal sauta de mes bras et se précipita vers la forêt.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intrigué par le message que je venais de recevoir, je m'assis sur mon lit afin de le lire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mon coeur s'arrêta de battre pendant quelques secondes. Il s'agissait d'Elya qui me demandait de la pardonner pour son attitude et qui me priait de la rejoindre l'aprés-midi même à l'endroit où nous nous étions rencontrés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je ne savais que faire. Une partie de moi n'avait qu'une envie, celle de la revoir, l'autre, plus sérieuse, se remémorait les avertissements de mon père. Mais, etait-il réellement possible de lutter contre cet amour ? Encore aujourd'hui j'en doute.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est ainsi qu'à l'heure fixée, je me présenta à l'endroit de notre première rencontre, prétextant à mes parents le besoin urgent d'une plante rare pour mes travaux de botanique. Elle était déjà là.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle ne me vit pas arriver, alors lentement, je m'approcha d'elle. Cette fois, les craquement de mes pas sur le bois mort ne l'effrayèrent pas. Lorsque je ne fus plus qu'à quelques centimètres de son dos, je l'enlaça tendrement et bientôt, ses mains rejoignirent les miennes. Nos coeurs battaient la chamade, nos respirations étaient haletantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Soudain, elle se tourna vers moi et m'embrassa. Ce fut mon premier baiser, notre premier baiser. Il semba durer une éternité. Mes mains vagabondaient le long de son corps, ses mains faisaient de même le long du mien. Plus le temps passait, plus nos caresses devenaient intenses.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Déjà, ses mains passaient sous mes vêtements, mais je n'étais pas sûr de vouloir ce qu'elle attendait de moi. Pourtant, ces caresses aidantes, je me laissa faire sans résister.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bientôt, nous nous retrouvâmes nus sur le sol, son corps contre le mien, en complète symbiose. Nos ondulements incessants étaient rythmés par le murmure des branches d'arbre et le susurrement de leurs feuilles. Nous étions seuls au monde, plus rien n'avait d'importance à part la soif de combler le désir que nous avions l'un pour l'autre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous n'avions pas prononcé un seul mot.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les semaines suivantes, nous nous revîmes régulièrement, apprenant chaque jour à nous connaître davantage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le jour où tout bascula, nous avions décidé de tout révéler à nos familles respectives.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'était le matin de l'un des premiers jours de l'automne. Les forêts avaient revêtu leurs habits de circonstance et nous profitions tout deux des paysages qu'elles nous offraient. Je la tenais serrée entre mes bras car le temps s'était un peu rafraîchi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Lâchez ma fille, jeune homin !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Etonné de voir sa fille sortir chaque aprés-midi depuis plusieurs semaines, le père d'Elya avait décidé ce jour-là de la suivre, accompagné de toute sa garde. Il se trouvait maintenant en face de nous, libre de faire ce qu'il voulait. Il pouvait nous tuer, nous n'avions aucun moyen de nous échapper.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Père, laisse-nous une chance de vous expliquer ce que nous ressentons l'un pour l'autre. Il faut que ce conflit entre nos deux familles prenne fin, il a trop...&lt;br /&gt;
- Assez, insolante ! Tu oses me répondre et contester mes choix ! Tu n'es qu'une bâtarde, fruit d'une mère frivole qui n'a pas su rester fidèle à son mari !&lt;br /&gt;
- Que... Que voulez-vous dire ?&lt;br /&gt;
- &amp;quot;Seuls les hommes ont le droit d'être infidèle !&amp;quot;, voilà ce que je lui ai dit lorsqu'elle m'a annoncé qu'elle était enceinte et que je n'étais pas le père, voilà ce que je lui ai dit... avant de la tuer !&lt;br /&gt;
- Vous n'êtes qu'un monstre !&lt;br /&gt;
- Et tu n'as encore rien vu ! Vous, emmenez-les !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est ainsi que je me suis retrouvé enfermé dans cette cellule, seul face à mon destin, seul face à mon passé. Que va-t'il advenir de moi ? Et Elya, est-elle encore en vie ? Je me pose trop de question... et le sommeil s'empare de moi. Demain est un autre jour.&amp;quot;''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il n'en avait pas écrit plus - sa fuite ne lui en avait pas laissé le temps - mais il se rappellait cependant de la suite jusqu'à son arrivée au camps des Libres Frontaliers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La porte en bois de sa cellule s'était ouverte dans un énorme fracas. Le père d'Elya était entré, suivi par sa fille, que deux gardes empêchaient de bouger.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Voici des années que notre famille essaie de savoir ce que la votre convoite et il semble que nous touchions enfin au but, Zakharias ! Votre rencontre avec Elya est un évènement inéspéré. L'amour est une chose merveilleuse mais aussi destructrice et ravageuse. Une personne de votre rang ne devrait pas jouer avec, les conséquences peuvent être terribles !&lt;br /&gt;
- Mon père ne me tient pas au courant de ses plans secrets et même si cela était le cas, je ne dirais rien ! Je préfère mourir plutôt que de trahir les personnes que j'aime !&lt;br /&gt;
- Mais qui vous a dit que votre vie était menacée ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D'un geste brusque et rapide, il avait alors sorti sa dague puis saisi Elya par la poitrine, menaçant de l'égorger. Des gouttes de sève avait commencé à perler le long de son cou.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Ne lui dis rien, Zakharias !&lt;br /&gt;
- Comme je vous le disais, cher ami, l'amour est une chose terrible !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un sourire s'était dessiné sur son visage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Vous êtes fou di Nadieri ! Vous seriez prêt à sacrifier la fille que vous avez élevé pour étendre votre pouvoir ?&lt;br /&gt;
- Je suis prêt à tout pour contrôler cette planète ! J'aservirai toutes les races d'Atys ! Aucun sacrifice ne sera trop grand ! C'est ma mission !&lt;br /&gt;
- Alors vous n'avez tiré aucune leçon du passé ? Les guerres entre nos races, l'attaque des Kitins et l'exode subi par nos ancêtres, vous avez déjà oublié ?&lt;br /&gt;
- Les Matis sont nés pour gouverner cette planète ! C'est notre déstinée et je suis celui qui l'accomplira ! Mais cessez de gagner du temps, Zakharias ! Dites-moi ce que votre famille complote ! Tout de suite !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il avait resserré un peu plus son bras autour du cou de sa fille et celle-ci avait commencé à avoir du mal à respirer. Les gouttes de sève coulaient de plus en plus vite le long de sa peau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Zakharias avait tenté vainement de se libérer de ses chaînes. Il se débattait mais savait que cela ne servait à rien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Zakh... Zakharias... N'oublies pas les moments... les moments que nous avons passé... ensemble... et... et fuis... cours, Zakharias... cours... le plus loin possible...&lt;br /&gt;
- Ce n'est pas un adieu Elya, ce n'est pas un adieu...&lt;br /&gt;
- Tu me fais perdre mon temps, Sary ! Attaquez ton village et toute ta famille sera beaucoup plus rapide !&lt;br /&gt;
- Zakharias... Je... Je t'aime...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sa dague avait glissé sur sa peau comme une vague sur la mer. Des flots de sève avaient coulé lentement dans les méandres de son cou puis s'étaient répandu sur sa poitrine pâle et voluptueuse, imbibant le décolleté de sa robe. Son visage était toujours aussi beau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ses yeux l'avait regardé encore quelques secondes puis s'étaient fermés à jamais.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Di Nadieri avait lâché son étreinte mortelle et le corps de l'Homine s'était affaissé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Quant à lui, libérez-le ! Il vivra avec cette mort et celles de toute sa famille sur la conscience.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il avait alors suivi son conseil, il avait fui, il avait couru, parcourant les forêts matisiennes jusqu'à atteindre le désert fyros. Là, il avait erré sans but et était arrivé par hasard au camps des Libres Frontaliers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voilà donc la vérité sur Zakharias Sary, l'homme à l'origine de la mort de Elya di Nadieri et de la probable disparition de la lignée des Sary... Car depuis cet épisode, il n'avait eu aucun contact avec son ancienne vie. Il ne savait même pas si sa famille était encore en vie. Qui sait, peut-être avaient-ils réussi à repousser l'attaque de leur adversaire ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bouleversé par la redécouverte de son passé, le Capitaine de la Garde Noire avait les yeux embués et ses membres tremblaient. Il se demanda comment les autres réagiraient si il leurs disait la vérité... Risquait-il d'être banni du camps ou accepteraient-ils son passé ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Finalement, aprés avoir décidé de ne rien révéler de cette épisode de sa vie, le jeune matis se recoucha et tomba dans un sommeil agité.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Zakharias</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://fr.wiki.ryzom.com/w/index.php?title=Zakharias/Background/2&amp;diff=2160</id>
		<title>Zakharias/Background/2</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://fr.wiki.ryzom.com/w/index.php?title=Zakharias/Background/2&amp;diff=2160"/>
				<updated>2005-05-04T12:00:52Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Zakharias : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''Un visage,&lt;br /&gt;
Une dague qui glisse,&lt;br /&gt;
La sève qui coule,&lt;br /&gt;
Puis l'obscurité.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le jeune homin se réveilla en sursaut. Des gouttes de sueur coulaient le long de son visage et des spasmes agitaient tous ses membres. Depuis son entrée chez les Libres Frontaliers, c'était la première fois que ces souvenirs ressurgissaient à son esprit. Et pour la première fois, il prit conscience de l'ampleur de son mensonge.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il leur avait tous menti. Kadraan, Leiloo, Noewyr, Aarkon, Lya et tous les autres qui étaient arrivés depuis. Personne ne savait ce qui s'était rééllement passé avant son arrivée au camps, personne ne savait la vérité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De l'attaque de son village par les Kitins à son exil dans le désert en passant par la mort de ses parents, tout était faux, purs mensonges sortis de son imagination pour leur cacher la vérité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un peu plus calme maintenant, Zakharias se leva en silence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le jour où il était arrivé ici, il ne possédait qu'une seule chose. Une chose dont tous les Libres ignoraient l'existence, une chose qui contenait l'épisode le plus horrible de sa vie, une preuve irréfutable qu'il était la cause d'un conflit politique, une preuve irréfutable qu'il était un assassin...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il glissa le bras sous sa couche et en sortit plusieurs parchemins froissés et vieillis par le temps. Après les avoir caressés de la pointe de ses doigts, il commença sa lecture...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''&amp;quot;Deux jours et deux nuits que je suis enfermé dans cette cellule. Je ne sais pas où je suis, je ne sais pas où je vais, je ne sais pas ce qu'ils envisagent de faire de moi, je ne sais même pas si j'ai un futur en ce monde.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J'ai trouvé dans ma cellule quelques bouts de parchemin et de quoi écrire. N'ayant aucun contact avec l'extérieur, j'ai décidé de me lancer dans l'écriture de ce récit, pour que l'on sache quel rôle j'ai joué dans cette histoire, pour que l'on sache à quel point j'ai pu trahir les miens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme toutes les histoires qui finissent mal, celle-ci a commencé par une relation amoureuse entre deux êtres...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mon existence débuta il y a dix-huit printemps. Mes parents appartenaient alors à la lignée des Sary, lignée qui naquit juste aprés la grande attaque des Kitins.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mon arrière grand père, Ekias I, fut l'un des premiers homins à rejoindre les nouveaux territoires matis après l'exode. Durant, cette période funeste, il rencontra une jeune homine dont il tomba fou amoureux. Lorsqu'ils eurent tous les deux rejoints les nouvelles terres, ils s'installèrent dans un coin paisible de l'une des forêts qui recouvrent notre territoire et recommencèrent leur existence. Rapidement, naquit mon grand père, Kharis. Dés lors, la famille ne cessa de s'aggrandir. Parallèlement, quelques matis se placèrent sous notre protection et au bout d'une dizaine d'années, Ekias I se retrouva à la tête de dizaines d'homins. Notre lignée était née.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque Ekias I mourrut, mon grand-père Kharis lui succéda. C'est lui qui donna ses lettres de noblesse à notre famille. Il conclut de nombreux pactes avec les autres tribus matisiennes qui nous assurèrent une paix durable pendant de nombreuses années.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'héritier suivant fut mon père, Ekiias II, qui s'appliqua à maintenir la paix que ses ancêtres avaient mis si longtemps à forger. Il réussit à la maintenir jusqu'à un certain automne, l'automne de ma dix-huitième année. L'été précédent, je rencontrais celle qui allait causer la déchéance de ma famille.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le soleil se levait sur la forêt et les arbres filtraient ses rayons, distillant une atmosphère féérique et enchanteresse. La chaleur s'installait lentement, asséchant l'écorce des arbres et la mousse sur le sol. L'odeur qui s'élevait de l'humus déréglait les sens de celui qui l'inhalait.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je gravis un petit monticule et c'est là que je l'aperçus pour la première fois. Je vis d'abord sa silhouette qui se dessinait devant le soleil : elle semblait accroupie, occupée à ramasser de petites et étranges plantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien décidé à connaître son nom, je m'approcha lentement d'elle. Un craquement survint puis tout alla très vite. La jeune homine se leva, dévoilant sa silhouette, et dégaina son épée. Sa lame s'enfonca légèrement dans mon coup et mon euphorie se transforma en peur. Remarquant que je n'avais nullement l'apparence d'un Gibbaï et voyant l'expression sur mon visage, elle abaissa son épée et se confondit en excuses.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Pardonnez la rudesse de mon geste, je n'ai pas l'habitude de rencontrer dans cet endroit autre chose que des animaux sauvages.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle fouilla dans son sac et en sortit une poignet de feuilles qu'elle appliqua sur mon coup pour soigner la blessure. Je n'avais pas encore vu son visage, nos regards ne s'étaient même pas croisés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Qu'est ce qu'un jeune matis comme vous fait dans un endroit si réculé de la forêt ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ses mains posées sur mon coups me faisaient frisonner. Ses doux gestes me donnaient l'impression qu'elle me caressait si bien que je mis quelques secondes avant de me rendre compte qu'elle m'avait posé une question.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Je... Je...&lt;br /&gt;
- Eh bien... Je semble vous avoir vraiment effrayé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je ne réussissais pas à parler. Sa présence me plongeait dans un mutisme que le plus puissant des sorts n'aurait pas pu guérir. Finalement, je me risqua à baisser la tête pour voir son visage. Nos yeux se rencontrèrent et le temps sembla s'arrêter.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle était belle comme le jour et troublante comme la nuit. Son visage lisse et fin faisait ressortir ses yeux bleux intenses. Ses cheveux blonds tirés vers l'arrière étaient attachés par une longue fleur assortie à la couleur de ses paumettes. Je la regarda plus attentivement. A son tour, elle semblait incapable de dire un mot. Je me ressaisis et réussis à garder une certaine contenance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Excusez mon impolitesse mademoiselle... Je... je suis confus... A vrai dire, je ne m'attendais pas à rencontrer un homin dans un coin si reculé de la forêt... encore moins... une homine...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un sourire se dessina sur son visage et les mots lui revinrent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Je partage votre étonnement et je tiens également à m'excuser. Une matisienne telle que moi ne doit pas accueillir un frère de la façon dont je l'ai faite.&lt;br /&gt;
- Vous êtes toute pardonnée, ces forêts ne sont pas sûre et il est légitime de vouloir se protéger contre toutes attaques éventuelles.&lt;br /&gt;
- Vous avez raison, surtout que l'avenir est plus qu'incertain. Mais oublions les troubles qui habitent cette planète, dites-moi plutôt le nom que vos parents vous ont donnés.&lt;br /&gt;
- Je me nomme Zakharias Sary, fils de Ekiias II et Leia Sary, digne successeur de la lignée des Sary. Permettez-moi également de vous demander votre nom.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Son sourire s'effaça et bientôt j'en compris la raison.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Je suis... Elya... Elya di Nadieri...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je partagea alors son effroie. Nous étions en train de jouer avec le feu pourtant je ne voulais pas que tout s'arrête déjà. Son aura me transperçait de toute part, son sourire restait figé dans mon esprit et la mélodie de sa voix ressemblait à la brise qui soufflait parfois sur les terres matisiennes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle eut un mouvement de recul et s'apprêta à ramasser le sac qu'elle avait laissé à ses pieds.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Attends !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle se retourna vers moi, son visage m'apparut une nouvelle fois, éclairé par les rayons du soleil qui se trouvait maintenant plus haut dans le ciel. Il fallait que je la revoie, peu importe les conséquences.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Je veux dire... Attendez...&lt;br /&gt;
- Non ! N'essayez pas de me retenir, cela ne pourra nous causer que des ennuis, à nous comme à nos familles.&lt;br /&gt;
- Laissez-nous une chance, je vous en prie !&lt;br /&gt;
- Il n'en est pas question. Au revoir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et elle s'en alla, aussi vite qu'elle me prit le coeur un instant plus tôt. Alors qu'elle marchait, j'aperçus une larme tomber sur la mousse asséchée par le soleil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a plusieurs dizaines d'années, lorsque mon grand père entreprit de conclure des accords de paix avec la majeure partie des familles matisiennes, une seule refusa catégoriquement de les signer, il s'agissait des di Nadieri. Depuis lors, bien qu'officiellement, il n'y ait eu aucunes tensions, leur famille et la notre se haïssaient au plus haut point.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand j'entendis son nom ce matin-là, je sentis une main transpercer ma chaire et m'arracher le coeur, mais cela n'était rien à côté du vide que je ressentis les jours qui suivirent notre rencontre. Elle avait pris mon coeur et bien plus encore ; les mets que je mangais n'avaient plus d'odeur ni de goût, l'air que je respirais m'axphyxiait et les mots qui sortaient de ma bouche n'avaient plus aucun sens. Sans elle, je semblait n'être plus rien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un matin suivant de prés notre rencontre, mon père me fit convier dans la grande salle. Lorsque je me présenta à lui, je compris tout de suite qu'il avait eu vent de notre rencontre. Le sourire qui d'habitude parcourait son visage avait disparu. Son ton était grave.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Depuis quelques jours, une rumeur se répand à travers les rhyzomes d'Atys, une rumeur qui, si elle s'avère exacte, pourrait mettre en danger la paix de notre famille et de tous ses protégés. Es-tu au courant de quelque chose, fils ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je m'agenouilla devant l'homin qui m'avait donné la vie de nombreuses années auparavant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Je suis désolé, père... Je n'avais pas conscience de la situation dans laquelle nous nous mettions. Si j'avais su que...&lt;br /&gt;
- Assez !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sa voix résonna dans l'arbre centennaire qui abritait notre noble maison. Il s'était levé et me regardait fixement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Tu ne dois pas la revoir, m'entends-tu ? Si sa famille apprend qu'elle t'a rencontré, nous sommes morts ! Tu comprends, Zakharias ? Tu dois prendre conscience des conséquences de tes actes si tu veux un jour prendre ma place sur ce fauteuil. Maintenant, sors d'ici !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je connaissais bien mon père et je savais que ces avertissements n'étaient pas des paroles en l'air. Le risque de conflit entre nos deux familles était bel et bien réel. J'avais laissé mes sentiments interférer avec mes capacités de jugement. Mais les risques de guerre semblaient écartés puisqu'elle avait préféré mettre fin à notre entrevue sans nous laisser une chance de nous revoir. Maintenant, il fallait simplement un peu de temps pour que la blessure cicatrise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelques jours aprés cet entretien avec mon père, alors que j'étudiais de nouveaux principes de botanique, je reçus la visite d'un étrange visiteur qui n'avait rien d’homin... ni d'aggressif... Il s'agissait d'un tout jeune bolobi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pensant d'abord qu'il s'était égaré, je m'approcha pour l'attraper afin de le ramener dans la forêt. Mais lorsque je fus plus prés de lui, j'aperçus, accroché à l'une de ses pattes, un petit bout de parchemin. Lorsque je l'eus retiré, l'animal sauta de mes bras et se précipita vers la forêt.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intrigué par le message que je venais de recevoir, je m'assis sur mon lit afin de le lire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mon coeur s'arrêta de battre pendant quelques secondes. Il s'agissait d'Elya qui me demandait de la pardonner pour son attitude et qui me priait de la rejoindre l'aprés-midi même à l'endroit où nous nous étions rencontrés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je ne savais que faire. Une partie de moi n'avait qu'une envie, celle de la revoir, l'autre, plus sérieuse, se remémorait les avertissements de mon père. Mais, etait-il réellement possible de lutter contre cet amour ? Encore aujourd'hui j'en doute.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est ainsi qu'à l'heure fixée, je me présenta à l'endroit de notre première rencontre, prétextant à mes parents le besoin urgent d'une plante rare pour mes travaux de botanique. Elle était déjà là.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle ne me vit pas arriver, alors lentement, je m'approcha d'elle. Cette fois, les craquement de mes pas sur le bois mort ne l'effrayèrent pas. Lorsque je ne fus plus qu'à quelques centimètres de son dos, je l'enlaça tendrement et bientôt, ses mains rejoignirent les miennes. Nos coeurs battaient la chamade, nos respirations étaient haletantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Soudain, elle se tourna vers moi et m'embrassa. Ce fut mon premier baiser, notre premier baiser. Il semba durer une éternité. Mes mains vagabondaient le long de son corps, ses mains faisaient de même le long du mien. Plus le temps passait, plus nos caresses devenaient intenses.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Déjà, ses mains passaient sous mes vêtements, mais je n'étais pas sûr de vouloir ce qu'elle attendait de moi. Pourtant, ces caresses aidantes, je me laissa faire sans résister.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bientôt, nous nous retrouvâmes nus sur le sol, son corps contre le mien, en complète symbiose. Nos ondulements incessants étaient rythmés par le murmure des branches d'arbre et le susurrement de leurs feuilles. Nous étions seuls au monde, plus rien n'avait d'importance à part la soif de combler le désir que nous avions l'un pour l'autre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous n'avions pas prononcé un seul mot.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les semaines suivantes, nous nous revîmes régulièrement, apprenant chaque jour à nous connaître davantage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le jour où tout bascula, nous avions décidé de tout révéler à nos familles respectives.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'était le matin de l'un des premiers jours de l'automne. Les forêts avaient revêtu leurs habits de circonstance et nous profitions tout deux des paysages qu'elles nous offraient. Je la tenais serrée entre mes bras car le temps s'était un peu rafraîchi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Lâchez ma fille, jeune homin !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Etonné de voir sa fille sortir chaque aprés-midi depuis plusieurs semaines, le père d'Elya avait décidé ce jour-là de la suivre, accompagné de toute sa garde. Il se trouvait maintenant en face de nous, libre de faire ce qu'il voulait. Il pouvait nous tuer, nous n'avions aucun moyen de nous échapper.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Père, laisse-nous une chance de vous expliquer ce que nous ressentons l'un pour l'autre. Il faut que ce conflit entre nos deux familles prenne fin, il a trop...&lt;br /&gt;
- Assez, insolante ! Tu oses me répondre et contester mes choix ! Tu n'es qu'une bâtarde, fruit d'une mère frivole qui n'a pas su rester fidèle à son mari !&lt;br /&gt;
- Que... Que voulez-vous dire ?&lt;br /&gt;
- &amp;quot;Seuls les hommes ont le droit d'être infidèle !&amp;quot;, voilà ce que je lui ai dit lorsqu'elle m'a annoncé qu'elle était enceinte et que je n'étais pas le père, voilà ce que je lui ai dit... avant de la tuer !&lt;br /&gt;
- Vous n'êtes qu'un monstre !&lt;br /&gt;
- Et tu n'as encore rien vu ! Vous, emmenez-les !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est ainsi que je me suis retrouvé enfermé dans cette cellule, seul face à mon destin, seul face à mon passé. Que va-t'il advenir de moi ? Et Elya, est-elle encore en vie ? Je me pose trop de question... et le sommeil s'empare de moi. Demain est un autre jour.&amp;quot;''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il n'en avait pas écrit plus - sa fuite ne lui en avait pas laissé le temps - mais il se rappellait cependant de la suite jusqu'à son arrivée au camps des Libres Frontaliers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La porte en bois de sa cellule s'était ouverte dans un énorme fracas. Le père d'Elya était entré, suivi par sa fille, que deux gardes empêchaient de bouger.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Voici des années que notre famille essaie de savoir ce que la votre convoite et il semble que nous touchions enfin au but, Zakharias ! Votre rencontre avec Elya est un évènement inéspéré. L'amour est une chose merveilleuse mais aussi destructrice et ravageuse. Une personne de votre rang ne devrait pas jouer avec, les conséquences peuvent être terribles !&lt;br /&gt;
- Mon père ne me tient pas au courant de ses plans secrets et même si cela était le cas, je ne dirais rien ! Je préfère mourir plutôt que de trahir les personnes que j'aime !&lt;br /&gt;
- Mais qui vous a dit que votre vie était menacée ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D'un geste brusque et rapide, il avait alors sorti sa dague puis saisi Elya par la poitrine, menaçant de l'égorger. Des gouttes de sève avait commencé à perler le long de son cou.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Ne lui dis rien, Zakharias !&lt;br /&gt;
- Comme je vous le disais, cher ami, l'amour est une chose terrible !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un sourire s'était dessiné sur son visage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Vous êtes fou di Nadieri ! Vous seriez prêt à sacrifier la fille que vous avez élevé pour étendre votre pouvoir ?&lt;br /&gt;
- Je suis prêt à tout pour contrôler cette planète ! J'aservirai toutes les races d'Atys ! Aucun sacrifice ne sera trop grand ! C'est ma mission !&lt;br /&gt;
- Alors vous n'avez tiré aucune leçon du passé ? Les guerres entre nos races, l'attaque des Kitins et l'exode subi par nos ancêtres, vous avez déjà oublié ?&lt;br /&gt;
- Les Matis sont nés pour gouverner cette planète ! C'est notre déstinée et je suis celui qui l'accomplira ! Mais cessez de gagner du temps, Zakharias ! Dites-moi ce que votre famille complote ! Tout de suite !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il avait resserré un peu plus son bras autour du cou de sa fille et celle-ci avait commencé à avoir du mal à respirer. Les gouttes de sève coulaient de plus en plus vite le long de sa peau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Zakharias avait tenté vainement de se libérer de ses chaînes. Il se débattait mais savait que cela ne servait à rien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Zakh... Zakharias... N'oublies pas les moments... les moments que nous avons passé... ensemble... et... et fuis... cours, Zakharias... cours... le plus loin possible...&lt;br /&gt;
- Ce n'est pas un adieu Elya, ce n'est pas un adieu...&lt;br /&gt;
- Tu me fais perdre mon temps, Sary ! Attaquez ton village et toute ta famille sera beaucoup plus rapide !&lt;br /&gt;
- Zakharias... Je... Je t'aime...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sa dague avait glissé sur sa peau comme une vague sur la mer. Des flots de sève avaient coulé lentement dans les méandres de son cou puis s'étaient répandu sur sa poitrine pâle et voluptueuse, imbibant le décolleté de sa robe. Son visage était toujours aussi beau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ses yeux l'avait regardé encore quelques secondes puis s'étaient fermés à jamais.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Di Nadieri avait lâché son étreinte mortelle et le corps de l'Homine s'était affaissé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Quant à lui, libérez-le ! Il vivra avec cette mort et celles de toute sa famille sur la conscience.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il avait alors suivi son conseil, il avait fui, il avait couru, parcourant les forêts matisiennes jusqu'à atteindre le désert fyros. Là, il avait erré sans but et était arrivé par hasard au camps des Libres Frontaliers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voilà donc la vérité sur Zakharias Sary, l'homme à l'origine de la mort de Elya di Nadieri et de la probable disparition de la lignée des Sary... Car depuis cet épisode, il n'avait eu aucun contact avec son ancienne vie. Il ne savait même pas si sa famille était encore en vie. Qui sait, peut-être avaient-ils réussi à repousser l'attaque de leur adversaire ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bouleversé par la redécouverte de son passé, le Capitaine de la Garde Noire avait les yeux embués et ses membres tremblaient. Il se demanda comment les autres réagiraient si il leurs disait la vérité... Risquait-il d'être banni du camps ou accepteraient-ils son passé ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Finalement, aprés avoir décidé de ne rien révéler de cette épisode de sa vie, le jeune matis se recoucha et tomba dans un sommeil agité.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Zakharias</name></author>	</entry>

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		<title>Zakharias</title>
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				<updated>2005-05-04T11:50:17Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Zakharias : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Background'''&lt;br /&gt;
* [[Zakharias/Background|Première Partie]] - ''L'arrivée au camp''&lt;br /&gt;
* [[Zakharias/Background/2|Deuxième Partie]] - ''Réminiscences''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie: Homins]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Zakharias</name></author>	</entry>

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